.. ou comment l'hyperphagie boulimique est devenue ma seule activité.
Cela faisait un petit moment que je n'avais pas posté ici, je me disais que j'avais évolué mais quand je prends du recul, j'ai l'impression d'avoir régressé. Vous allez me dire, on change, on évolue, toujours, même sans s'en apercevoir, mais honnêtement, je ne sais plus quoi faire.
J'ai vu une psy pendant un peu plus d'un mois, ce qui est peu je vous l'accorde, pour dépression sévère et Hyperphagie boulimique. Elle a décidé d'orienter ma thérapie sur une TCC, ce que j'approuvais. Cependant, à cause de ma dépression, j'étais incapable de "rompre" mes habitudes alimentaires, mes habitudes de pensée, de faire tous les exercices qu'elle me donnait. Elle en avait conscience, mais elle savait bien qu'il fallait du temps.
Au bout d'un mois de prozac, de limites de TS, d'anorexie passagère où je suis allée jusqu'à jeter l'ensemble de la nourriture que contenait mes placards, alors que je pouvais juste venir de l'acheter.. j'ai mis fin à ma thérapie parce qu'elle ne me convenait pas.
Certes, je ne crisais plus, mais c'était le prozac, et j'avais la sensation d'une grosse mascarade!
Le problème, c'est qu'aujourd'hui j'apprends à vivre avec ma maladie au lieu de m'en défaire. J'apprends à vivre avec mon mal de vivre, persuadée que ça ne pourra jamais changer.
Et je regrossis.
Et je me déteste encore de plus en plus.
Ce double menton qui réapparaît, ce ventre gênant, cette perpétuelle envie de vomir tout ce que je suis. C'est horrible.
Je ne suis pas la première, pas la dernière, à qui cela arrive, mais honnêtement, je n'arrive pas à faire comprendre à qui que ce soit à quel point je me hais. Et ça me pose problème.
y'a-t'il quelqu'un à qui cela parle ce dégout de soi, cette haine de tout ce qu'on est, pas seulement physique, qui fait qu'on se déteste à tel point qu'on se sent parfois obligés, pour se faire taire, d'avoir réellement envie ou besoin de mettre fin à ses jours?
Est-ce que ça parle à quelqu'un de ne pas accepter le moindre compliment, la moindre preuve de désir dans les yeux d'un homme (ou d'une femme).. ?
Je ne comprends pas ce qu'on peut me trouver et je ne supporte pas qu'on m'aime, qu'on me trouve belle ou désirable. Et ça me bouffe la vie. Parce que d'un côté j'ai envie de changer, et d'un autre, je pense que c'est impossible...
Voilà , je ne demande pas de solution, je pense que personne ne peut réellement m'aider. Je compte retourner consulter un autre psy sous peu, mais j'ai du mal à me dire que ça pourra réellement m'aider.
Je voudrais perdre du poids pour me sentir mieux, je voudrais m'accepter, m'assumer, au moins. Porter des jupes, porter des choses un peu plus sexy, arrêter de m'interdire d'être une femme, mais je n'y arrive pas, et c'est en train de me bouffer...
Cela faisait un petit moment que je n'avais pas posté ici, je me disais que j'avais évolué mais quand je prends du recul, j'ai l'impression d'avoir régressé. Vous allez me dire, on change, on évolue, toujours, même sans s'en apercevoir, mais honnêtement, je ne sais plus quoi faire.
J'ai vu une psy pendant un peu plus d'un mois, ce qui est peu je vous l'accorde, pour dépression sévère et Hyperphagie boulimique. Elle a décidé d'orienter ma thérapie sur une TCC, ce que j'approuvais. Cependant, à cause de ma dépression, j'étais incapable de "rompre" mes habitudes alimentaires, mes habitudes de pensée, de faire tous les exercices qu'elle me donnait. Elle en avait conscience, mais elle savait bien qu'il fallait du temps.
Au bout d'un mois de prozac, de limites de TS, d'anorexie passagère où je suis allée jusqu'à jeter l'ensemble de la nourriture que contenait mes placards, alors que je pouvais juste venir de l'acheter.. j'ai mis fin à ma thérapie parce qu'elle ne me convenait pas.
Certes, je ne crisais plus, mais c'était le prozac, et j'avais la sensation d'une grosse mascarade!
Le problème, c'est qu'aujourd'hui j'apprends à vivre avec ma maladie au lieu de m'en défaire. J'apprends à vivre avec mon mal de vivre, persuadée que ça ne pourra jamais changer.
Et je regrossis.
Et je me déteste encore de plus en plus.
Ce double menton qui réapparaît, ce ventre gênant, cette perpétuelle envie de vomir tout ce que je suis. C'est horrible.
Je ne suis pas la première, pas la dernière, à qui cela arrive, mais honnêtement, je n'arrive pas à faire comprendre à qui que ce soit à quel point je me hais. Et ça me pose problème.
y'a-t'il quelqu'un à qui cela parle ce dégout de soi, cette haine de tout ce qu'on est, pas seulement physique, qui fait qu'on se déteste à tel point qu'on se sent parfois obligés, pour se faire taire, d'avoir réellement envie ou besoin de mettre fin à ses jours?
Est-ce que ça parle à quelqu'un de ne pas accepter le moindre compliment, la moindre preuve de désir dans les yeux d'un homme (ou d'une femme).. ?
Je ne comprends pas ce qu'on peut me trouver et je ne supporte pas qu'on m'aime, qu'on me trouve belle ou désirable. Et ça me bouffe la vie. Parce que d'un côté j'ai envie de changer, et d'un autre, je pense que c'est impossible...
Voilà , je ne demande pas de solution, je pense que personne ne peut réellement m'aider. Je compte retourner consulter un autre psy sous peu, mais j'ai du mal à me dire que ça pourra réellement m'aider.
Je voudrais perdre du poids pour me sentir mieux, je voudrais m'accepter, m'assumer, au moins. Porter des jupes, porter des choses un peu plus sexy, arrêter de m'interdire d'être une femme, mais je n'y arrive pas, et c'est en train de me bouffer...
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