poupoule a écrit :Je lis en ce moment un bouquin de Pontalis sur Freud et je ne résiste pas à vous reproduire un passage qui m'a fait penser à cette discussion...
Il est question de l'imbrication des pulsions de vie et de mort, du caractère indissociable de l'élan vers la vie et du désir de détruire (l'autre ou soi-même). La nature de l'homme ou sa "normalité" sont donc présentées comme relevant de cette imbrication... c'est prétendre ne pas avoir de pulsion de destruction qui serait faux (voire inquiétant?).
Freud, dans une lettre de 1930, répond donc à un pasteur qui l'interroge sur la bonté de l'homme et sa propension à l'amour:
"J'ai, comme vous en convenez, beaucoup fait pour l'amour, mais qu'il repose au fond de toute chose, c'est ce que je ne puis pas confirmer par ma propre expérience, à moins, ce qui serait psychologiquement exact, qu'on n'y joigne la haine." 
je vois les choses différemment.
Je ne cherche pas à savoir si je nie ou pas une pulsion de destruction, je parle tout simplement comme j'aimerais qu'on me parle.
S'il devait m'arriver d'avoir une "pulsion" de destruction (le mot ne me parle pas je dois dire) je ne vois pas la nécessité de la sortir autrement que par une analyse sur moi-même.
Dans ma thérapie c'est comme cela que j'abordais les choses "telle ou telle chose me heurte, me donne du coup envie de répondre de manière dure ou agressive". Je cherche à savoir ce que cela a éveillé chez moi comme émotion et pourquoi ? La personne en face de moi n'est pas responsable de l'émotion que cela suscite en moi, donc j'essaie de ne pas partir dans l'émotionnel.
Donc cela m'arrive que certaines personnes qui m'ont fait du mal,j'ai en premier lieu envie qu'elles payent, mais sur des gens qui ne m'ont rien fait, non j'avoue que cela ne m'arrive plus. Donc dans le cas d'un blog, de quelqu'un que je trouverais mal habillé, je n'ai pas envie de le dire ou alors je le dis juste en donnant un avis sur telle ou telle chose, mais sachant que tous les gouts sont dans la nature.
Si d'aventure, une tenue sur un blog devait me donner une "pulsion" pareille, je réfléchirais en quoi cela peut changer quoi que ce soit pour moi ou pour la personne concernée, de laisser sortir une telle pulsion. Je sais en tout cas que cela ne m'apporterait aucune satisfaction, donc je ne le fais pas. Avant de le faire pour les autres, je le fais pour moi.
Je ne sais donc pas si mon comportement peut être "faux" pour certains, mais honnêtement cela m'est un peu égal. Je n'ai rien à prouver, je n'ai jamais été aussi bien dans ma vie. La seule chose qui me rend malheureuse parfois, c'est l'inéluctabilité de la mort, le reste je m'en accommode assez bien, maintenant.
Après je ne suis pas sure d'avoir véritablement bien compris ce que tu voulais dire dans ce post en particulier, donc si je suis à côté, je m'en excuse

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Regarder la violence en face je pense que c'est difficile effectivement. Celles des autres m'a marquée, difficile d'en faire totale abstraction et surtout cela serait illusoire. La mienne, je crois que j'ai vécu les évènements violents de ma vie en les regardant en face, en tout cas j'essaie. J'ai réussi à affronter la violence de la mort récemment et cela a été très difficile.
Par contre pour moi cela n'est pas sur le meme plan que des commentaires "violents" sur un blog.