fila91 a écrit :ce n'est pas le reportage "l'école du X"...? avec les jeunes masqués?
j'ai adoré ce reportage sur l'impact du porno sur les jeunes mm s'il m'a scotché...
je crois bien que c'était le même reportage, les jeunes étaient masqués en tout cas.
autrement je rejoins darlee-doo sur le fait que même si c'est un choix, (conditionné ou pas c'est une autre débat)je peux éprouver de l'empathie.
De manière générale dans la vie, j'éprouve assez facilement de l'empathie pour les autres. Quand quelqu'un se plaint de son boulot, je ne lui répond pas, "ben si t'es pas contente, change"
comme si quelqu'un dit "je suis trop grosse" je ne dirai pas "ben arrêtes de bouffer" ou "tu sais quoi faire alors".
Maintenant je n'en fais pas une vérité universelle. Simplement que ma sensibilité fait que j'ai tendance à me dire que rien n'est simple.
Je suis la première à dire qu'il faut prendre son destin en main et cesser d'être une victime et je donne mon exemple pour donner l'espoir que c'est possible, pas pour dire, je l'ai fait c'est facile.
J'étais une enfant et une adolescente en souffrance et j'avais un tel besoin de me plaindre et pourtant j'ai trouvé peu d'oreilles attentives à ma détresse. J'ai eu beaucoup de conseils quand je l'ai fait du genre vas-y bouge etcc.. et cela ne marchait pas.
C'est petit à petit, par mes rencontres de vie, en particulier du bon thérapeute, que j'ai réussi à avancer dans la vie et à me sortir du statut de victime.
Cette approche plutôt que de m'endurcir m'a plutôt donné l'envie de rester à l'écoute de ceux qui souffrent, en essayant au maximum de ne pas leur dire, c'est facile pour t'en sortir tu n'as qu'à dire non.
Mon père je l'aimais énormément et il était alcoolique (je sais que je l'ai déjà dit beaucoup de fois, mais c'est pour illustrer mon propos), combien de fois je lui ai dit : mais papa il suffit que tu arrêtes, que tu dises non. J'ai tellement souffert du fait qu'il n'arrivait pas à le faire. Comme j'ai eu la chance de le voir sobre pendant sa maladie j'ai compris qu'il avait remplacé le vide de sa souffrance intérieure par son cancer et qu'il n'avait plus besoin de l'alcool pour combler cela.
La maladie avait donné un autre sens et un autre gout à sa vie, c'est quand il a compris qu'il avait envie de vivre qu'il a regretté de ne pas l'avoir compris avant, mais il a réussi à me faire comprendre qu'il fallait que j'agisse et que je profite de la vie tant qu'elle était là .
Je ne suis pas sure que j'aurais autant progressé si je n'avais pas eu cette leçon de mon père, donc je me dis qu'il y a aussi une part de chance, de hasard également dans le fait de s'en sortir dans la vie, pas que de la volonté.
Je ne doute pas qu'il existe des hommes et des femmes très sains mentalement qui choisissent de faire ce métier comme un autre pour le gain d'argent, peut être même il y a des personnes qui voient cela comme une liberté, pourquoi pas ? ce n'est pas parce que cela ne fait partie de mes valeurs et de celles que j'ai transmise à mes enfants que je ne peux le concevoir. Mais est-ce que pour ceux là on doit ignorer et enterrer les autres. Comment tu fais la différence en regardant le porno Sibell, tu arrives à reconnaitre la jeune femme saine mentalement qui fait son petit boulot tranquille de l'autre ?
Le fait de ne pas savoir ou de risquer de mal interpréter fait que cela me bloquerait, maintenant je ne demande pas à ce que tout le monde pense comme moi (heureusement

) c'est juste qu'à mon avis c'est toujours intéressant de réfléchir à ce genre de choses.