tubby19 a écrit :je fais partie de ces filles qui chouinent pour 3 kilos en trop. Je l'avoue sans fards et sans honte. Oui, j'ai des kilos en trop (selon moi toujours), et oui, je me plains d'etre immonde, d'être laide, d'être une baleine, un cachalot, une grosse vache un monstre.. Oui je rêve de ressembler à ces tops au ventre plat taxé "de corps parfait et idéal"
Pourquoi est ce que je chouine ainsi et j'emm*** mon entourage? (désolé, mais c'est le terme)
Parce que je ne m'aime pas comme je suis, et que j'ai un gros déficit d'image corporel. Que je souffre de TCA, et que je vois une image déformée de moi. Ce qui fait que, quand je me taxe de cachalot, je vois VRAIMENT un cachalot dans le miroir.
Ensuite parce que le petit bourrelet, ou le ventre plus gonflé, on le voit de suite.. Comme j'avais lu plus bas, plus on est proche de la minceur, plus le moindre kilos en trop se voit terriblement. Et on fait ensuite une fixette sur ce bourrelet qui devient vite une montagne de graisse.
Puis aussi je recherche le réconfort de mon entourage, j'ai besoin d'entendre que je suis pas grosse, que je suis désirable, bien foutue et j'en passe. Il y a un réel besoin narcissique la dedans, une failure à résoudre.
Bref, quand une fille se plaint, c'est souvent pour s'entendre dire le contraire. Et pour guérir cette faille et cette image déformée d'elle même
Et souvent, on pense même pas au poids de l'autre, car on est trop autocentré sur son nombril (enorme et moche bien sûr!)
J'aurais pu écrire mot pour mot, tes paroles!
D'ailleurs si j'ai réagi comme ça, c'est parce que je fais aussi parti de ces filles qui peuvent pleurer pour, pas trois, mais un kilo en trop... La vérité c'est que j'ai perdu énormément de poids. Et que outre un mal être profond et une habitude presque chronique de déclarer la guerre à mon propre corps, je ne sais plus où je me situe. Comment les autres me perçoivent... Est-ce qu'ils me voient comme moi je me vois? Dans ce cas là , j'ai plus qu'à me suicider parce que je suis une erreur de la nature...
Quand je me plains, je me plains parce que j'ai besoin d'en parler, parce que c'est un vrai mal être qui ne concerne que moi. Et heureusement que mon mal être ne blesse pas les autres, parce qu'il n'a aucun rapport avec ce qu'ils sont eux, mais plutôt avec ce que je suis moi. Je me plains aussi, parce que j'ai besoin de savoir quel image je renvois. Je ne cherche pas les compliments, je cherche à être rassurée. Je sais que je suis mince, on me le répète assez... Mais je ne me sens pas mince, c'est comme ça.
Pourquoi faut-il toujours comparer et mesurer la souffrance? Pourquoi toujours tout ramener à soit-même?
