Et me revoilà pour continuer avec l'épisode du jour...
Je suis arrivée à Paris tard dans la soirée vendredi. Lui comme d'hab, cool. Moi très crispée, je dois bien l'avouer. Il a fait comme si de rien. Alors moi aussi. On avait dit qu'on parlerait sérieusement ce week-end, mais je savais pas trop par où commencer. Je sais pas trop, mélange de trouille, de tristesse, de colère, d'envie de pas tout foutre en l'air mais aussi de l'envoyer (pardonnez l'expression) chier ! Bref, tout s'est mélangé. J'ai pas réussi à parler. J'avais une boule dans la gorge.
Et il m'offre du parfum... Pourquoi ? Je comprends pas. Il me dit qu'il avait envie de me faire plaisir. Ah... Déjà que je jouais pas la fanfaronne , là j'étais un peu plus destabilisée par son comportement.
Le lendemain, quand je me lève, m'attendent le café et les croissants. Et là je me dis merde, comment je vais faire ? Il me joue la comédie ou quoi ? Pourtant je suis (presque) sûre de moi, faut que je le dise. Que dalle oui. J'ai toujours pas réussi à cracher le morceau. Je vois bien qu'il se doute de quelque chose, il est trop attentionné, trop gentil... C'est pas normal. Et comme il travaillait samedi après-midi jusque dans la soirée, moi je suis sortie faire un tour (j'ai notamment découvert le magasin ulla popken. cool !).
Le soir il est rentré à 23H15 après le boulot. On a mangé, en silence. Après on s'est installé, tout tranquillement, et on a enfin pu parler. Enfin lui surtout. Il a essayé de justifier son comportement, de m'expliquer qu'il n'y avait pas le moindre doute à avoir sur lui. Bref, j'ai eu droit à une plaidoirie digne de ce nom. Je ne me suis pas ennervée, j'ai pas pleuré (à vrai dire, j'ignorais si j'avais envie de rire ou de pleurer). Il s'est ensuite montré très câlin (oui, bon, je suis un être humain avec ses faiblesses !). Tout s'est bien passé, Dimanche a été cool.
Je suis partie de chez lui à 17H. Il m'a emmenée jusqu'à la gare. Très prévenant, ce qui n'a pas forcément toujours été le cas... Le RER qui m'emmène gare du Nord n'allait plus tarder à arriver et j'avais toujours pas craché le morceau. Et là , sans faire exprès, il me tend la perche : "tu reviens dans un mois ma chérie ?"... "Ecoute, je sais pas. Tu sais, on dit toujours loin des yeux, loin du coeur, et à force de pas se voir assez, c'est ce qui se passe". Il m'a demandé pourquoi il fallait que je gache tout. Je lui ai ri au nez, en lui disant que c'était pas moi qui avait tout gaché mais qu'il était incapable de s'en rendre compte et que c'était bien dommage. Je lui ai dit qu'on pourrait s'appeler ou se faire un petit coucou sur msn et j'ai pris le rer...
Je ne me suis même pas retournée. Aujourd'hui j'ai eu droit à 3 ou 4 discussions sur msn. Des banalités. Finalement cette histoire va se finir comme ça : juste un truc banal de plus dans ma vie.
J'ai les boules, mais c'est comme ça. J'aurai pas cru que j'aurai autant de mal à ... A quoi finalement ? Je ne lui ai même pas dit franchement que j'arrêtai tout entre nous. J'ai tergiversé. J'ai même profité de lui ce week-end. Maintenant, un jour à la fois, je vais essayer d eme reconstruire, sans lui. Même si au fond, je n'en ai pas du tout envie. Dur dur de prendre ses distances avec quelqu'un qu'on aime toujours.
C'est la vie.
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