Cher géniteur,
Qu'aie-je fais pour mériter votre froideur à mon égard ? Ne suis-je pas votre fille ? Ce "titre" ne mérite-t-il pas l'intention qui lui impose ?
Je n'ai aucun souvenir de tendresse de votre part, les seules chose qu'apparemment vous ayez faîtes de bien envers moi, c'est ma mère qui me les a raconté, même pas vous ! De plus, ce n'était que lorsque j'étais bébé. Aie-je perdu de l'intérêt en grandissant ? Toutes les choses que vous ayez faîtes pour moi, les avez-vous faites par obligation ? par contrainte ? Si ce n'est pas le cas, c'est ce qui en ressort ! Et cela est bien malheureux.
Vous souvenez-vous, il y a trois ans, je vous ai accompagné pour voir votre mère, espérant naïvement passé plus de temps avec vous. Je me suis vite rendue compte que cela ne changez rien, vous restez aussi indifférent qu'à l'ordinaire, jouant les "bons pères" devant votre mère. Me laissant seule des heures entières, loin de toutes distractions pour aller faire votre jogging ! C'était pour cette raison même que je vous ai accompagné, partager vos passions avec vous, espérant que vous m'aimeriez un peu plus.
A l'époque, je croyais que vous m'aimiez comme un père aime sa fille. Maintenant, je me rends compte que votre "amour" n'était que de l'indifférence, tout comme vous. Vous gardez vos émotions pour vous.
Cela fait maintenant 2 ans et demi que je ne vous ai pas vu, vous ne m'avez envoyez que quelques cartes pour m'informez de vos "vacances", qui plus est vous étiez près de chez nous, et vous n'essayez même pas de nous contacter. Si vous m'aimez autant que vous l'avez dit au juge, pourquoi ne pas essayez de me voir ? Est-ce par peur d'un refus ? Avec cette attitude, vous pouvez être certain de l'obtenir. Après votre départ, j'étais fâchée contre vous, par votre attitude. J'en ai même pleuré. Pleuré de ne pas avoir un père, ou tout du moins "l'image du père". Qu'est-ce qu'un père à vrai dire ? Quelqu'un d'absent comme vous ? Un radin ou économe comme vous ? Je n'en ai aucune idée ! Tout ce que je sais, c'est que je ne peux avoir confiance en vous. A cause de vous, je ne peux même pas voir ma famille. Je ne les eu qu'au téléphone, est encore, c'est pour entendre des reproches contre mon attitude. "Tu devrais parlée à ton père, il a beaucoup de peine !" Et moi dans tout ça ? J'ai une attitude égoïste, certes, mais j'éprouve de la peine aussi ! Car je n'ai aucune confiance dans les hommes à cause de vous, ou en partie.
Je pourrais citer pleins d'arguments justifiants le fait que je sois en colère contre vous, il y en a plein. Mais je dois dire qu'il y en a un en particulier que je ne comprends pas, qui reste un vrai mystère. Pourquoi vous êtes vous occupez de mes demi-frères ? Si on suit votre "logique" ils devraient éprouver la même haine que j'ai envers vous ! La différence ? Vous vous occupiez d'eux. Alors, pourquoi pas de ma sœur et moi ? Préférez-vous les garçons ? Etait-ce parque ils étaient plus jeunes que nous au moment de votre séparation ? Ou bien, vous avez plus d'affinité avec eux ?
A chaque fois qu'ils étaient chez nous, vous passez du temps avec eux (et donc avec ma sœur et moi !) mais vous ne les grondez pas, alors que nous si. Dès leur départ, la vie reprenait son cours.
Enfin, sachez qu'au moment de l'adolescence, ou on se "cherche" il est dure de grandir sans père, encore faut-il qu'il soit bon.
Adieu, j'espère sincèrement ne jamais vous revoir, vous m'avez causez suffisamment de peine comme ça.