je me dis que je prefererais mourrir que de faire le yoyo et de devenir plus ronde qu'avant..
La mort c'est 'achement définitif, alors on va songer à d'autres trucs si tu veux bien
Déjà , ne t'excuse pas de parler. Toi-même je t'ai déjà lu répondre à des personnes qui étaient en difficulté, n'est-ce pas? Et bien quand on accepte d'aider, il faut aussi accepter de se faire aider.
Arrêter de se voir comme "un poids", dans tous les sens du terme.
Je comprends vraiment ce par quoi tu passes, j'ai l'impression de me voir il y a environ un an... Cette peur irrépressible de prendre du poids...
Mais tu sais le rythme que tu tiens là , tu ne le tiendras pas toujours ; et heureusement. Et il faut te préparer à l'idée que ce que tu as perdu par de si cruelles méthodes, tu risques fort de le reprendre.
Ce qu'il faut que tu te mettes absolument dans le crâne (et même si tu as l'impression d'en avoir conscience, il faut que cela rentre encore plus profondément) c'est que :
-le poids n'est pas une cause (sauf cas médicaux particuliers) mais bel et bien une conséquence.
-la vie que tu te fais mener, tu ne la mérites pas. Tu peux essayer de minimiser ce que tu vis, te dire qu'après tout ce n'est pas si terrible, que tu survis, etc... C'est faux. C'est terrible de se faire vomir plusieurs fois par jours. Aussi bien symboliquement que physiquement. Vraiment, ne te fais pas le mal que les autres ne te souhaitent pas! Tu oeuvres contre ton bien.
-tu n'es pas un chiffre sur ta balance, tu n'est pas un poids, ou une mensuration. Ca fait bateau hein? Pourtant, on a trop tendance a zappé tout ce qu'on est d'autre. A tout remettre à "quand je serai mince"... Limite à "quand je serai". Mais là , tu es quoi? Tu ne vis pas là ? Ou tu n'as pas le droit de vivre normalement? Prends le temps de réfléchir à si tu étais ton amie, pourquoi tu t'aimerais. Je suis sûre que tu te trouveras énormément de qualités. Tu es jeune purée, faut pas mettre sa vie entre parenthèse pour un problème qui se règle tellement plus facilement lorsqu'on cesse un peu d'y penser!
-tu as le droit de faire fausse route, de te planter, de craquer, de te faire vomir, de pleurer, de te goinffrer, de ne pas manger... Ce n'est pas un crime. Ce n'est pas une folie. Tu ne dois pas en avoir honte. C'est juste une fragilité qui s'exprime ; pas de la meilleure manière j'en conviens. Demande-toi seulement si tu mérites de souffrir autant...
Voilà , miss. Je n'essaie pas de te faire la morale hein, loin de là . C'est juste que tu me fais terriblement penser à moi il n'y a pas si longtemps, et je tenais à te dire que tu peux vraiment te sortir de ça. Tu as le choix. C'est encore plus dur quand on sait qu'on a le choix, c'est vrai. Mais pourtant c'est comme ça. Personne ne nous oblige à nous faire ça. Personne ne mérite que l'on se fasse ça. Personne ne nous sauvera de ça si on a pas envie d'être sauvée.
Un jour, il faut être prête.
Tu es jeune et jolie... Te gâche pas.
En ce qui concerne les poipoils

moi ça ne me l'a jamais fait, mais c'est possible que tu souffres d'un dérèglement hormonal lié à ton alimentation anarchique. I don't know.
COURAGE MARINOU!!