griffon a écrit :Les labos nous mentent alors ?
Non ils ne nous mentent pas. Mais depuis le début de la pilule, et même ces dix dernières années, la pilule a fortement évolué, parce qu'on l'a accusée de plein de maux (augmentation du cholestérol et des triglycérides, risque de phlébite, d'embolies, de cancer...). Donc les labos ont essayé de trouver des formules moins dosées en hormones.
Les pilules de 1e génération (oestroprogestatives monophasiques, c'est à dire avec des oestrogènes et de la progestérone à la même dose pendant 21 jours) bloquaient l'ovulation, rendaient la glaire impropre au transport des spermatos et empêchaient la nidation. Si la prise était régulière, il n'y avait quasiment aucun risque, excepté si on couchait avec Mac Gyver. Si on l'oubliait, on la prenait le lendemain et ça ne posait pas de problème particulier.
Les pilules de 2e génération agissaient pareil, mais les dosages étaient différents pendant les 7 premiers jours et les 14 suivants (biphasiques ou carrément triphasiques). Là déjà il fallait faire plus gaffe en cas d'oubli.
Actuellement les pilules les plus utilisées ne contiennent plus que des microdoses de progestatifs et elles n'agissent plus comme ça. Elles se contentent d'agir sur la glaire. Et là , quelques heures de retard dans la prise et il y a un risque car elles ne bloquent plus l'ovulation.
Donc le risque de grossesse est plus élevé, mais celui d'effets secondaires l'est moins. On ne peut pas tout avoir.
Après bien sûr il reste la négligence, la totale ignorance de l'action du contracteptif qui fait que certaines femmes font n'importe quoi et la prise de risque volontaire.
Et quand je vois comment j'ai été informée des risques (par mes parents, l'école...) et ce qui se passe maintenant, je me dis qu'on régresse drôlement et je me demande bien pourquoi...
Toute chose prend sa source dans le voeu des hommes
