? Bienvenue sur le forum Vivelesrondes !
Communauté bienveillante depuis 2002 — 4,4 millions de messages.
Nouveau ici ? Lis la charte puis présente-toi dans Faire connaissance.
Oui on s'en sort, lentement mais sûrement!
ça fait 1 an que je prends mon problème d' hyperphagie, de compulsions à bras le corps, à l'aide d'un nutritionniste et d' une psychiâtre, j'ai trouvé les bonnes personnes et qui ont adopté les bonnes méthodes pour m'aider. J'ai de la chance de les avoir rencontrées, car mes crises ne sont plus quotidiennes, le mois dernier j'ai déprimé 3 jours pendant lesquels je me suis laissée allée avec la nourriture, sans culpabiliser, puis tout est rentré dans l'ordre. Je ne suis plus obsédée par l'idée de trouver quelquechose à manger (en cachette) dans le frigo, les placards, à la boulangerie, ou dans les grandes surfaces. Je ne mange presque plus dans la voiture, en revenant des course ! Je ne finis pas systématiquement les paquets que je pourrais entamer, il y a 2 jours j'ai mangé 3 petits biscuits au chocolat, devant mon mari, et la boite est restée là ouverte devant moi : Je me suis endormie!!!
Alors, courage à ceux et celles qui sont encore dans les TCA, car il y a encore quelques mois je n'aurais pas cru que ça pourrait m'arriver, à moi, de me sentir libre face à la nourriture. Maintenant, j'essaie de reconnaître les sensations de faim et de satiété, et j'ai même perdu 2 petits kilos en 2 mois!
bonjour bonjour!
je voulais aussi vous parler de mes petits problémes qui ne vont qu'en s'ameloirant même si c'est dur!
moi je fais 1,73 pour 125 kilos et ça fait bientot 4 ans que je suit une psychothérapie, qui m'a beaucoup aidée socialement parlant car je suis beaucoup moins agressive et j'arrive a m'accepter sans probleme maintenant sauf que cela n'a pa suffit a m'aider a poursuivre un regime...

je suis quelqu'un de trop sensible et c'est vrai que les blessures de l'enfance et l'absence d'un pére son encore la cause de mon surpoids, mais je pense plutot que maintenant j'ai peur de maigrir et de ne plus me reconnaitre (c'est la meilleure tiens!), en plus je crois que l'on ne me remarque plus c'est vraiment destabilisant parce que quand notre famille par exemple nous fait chier sur notre surpoids je pense qu'inconsciement on n'est content de ne pas passer inapercue et que tout le monde s'inquiete pour nous, biensur ça fait mal mais on ne maigri pas pour autant! hé
mais je n'ai jamais fait d'anorexie et de boulimie, par contre je fait de l'hyperphagie car je DETESTE vomir, donc je mange je mange et tout reste... d'ou mes 125 kilos :x
a cause de cela je n'ai plus la sensation de satieté et je passe toujours pour la goinfre de service, mais je suis bien decidée a agir et a arreter ces conneries!! nom d'un petit bonhomme a roulettes!! (bon je sors...)

vous savez pas comment ça fait du bien de dire tout ça, surtout ici je suis sure d'etre comprise et je remercie ceux qui font des sites comme celui ci... gros bizous a vous!

ça fait deux ans que je pense a me faire poser le fameux anneau, je me suis beaucoup beaucoup renseigner, et surtout j'ai decider de prendre ma vie en main.. voila si vous vous reconnaissez faites moi un petit signe

et je suis sure que la vie change!!!
ne vous inquiétez pas


bisous a tous et a toutes!
GirlFromSanDiego a écrit :bonjour bonjour!
je pense plutot que maintenant j'ai peur de maigrir et de ne plus me reconnaitre (c'est la meilleure tiens!)


C'est pour ça que c'est important de savoir à quoi te sert ou t'a servi ton surpoids.

Bon, voilà mon histoire. C'est super intime... J'ai beaucoup hésité à raconter...

Je crois que c'était de l'hyperphagie si je dois mettre un mot là-dessus.
Des crises, besoin de me remplir. A cause d'un sentiment de vide.

Je crois que la prise de poids à l'adolescence avait pour but inconscient de camoufler un corps de femme qui me faisait peur car il impliquait l'accès à une sexualité qui me terrifiait.
Mes parents ont eu une histoire chaotique et l'amour était pour moi lié à la souffrance.
Et puis ensuite,ça emmerdait ma mère qui m’a traînée de diététicien en diététicien. Et j'avais rien trouvé de mieux pour emmerder ma mère (j'ai rêglé cette rivalité Oedipienne aussi en guérissant des TCA). Je vous dis pas le nombre de méthodes, de régimes… Des trucs, m'importe quoi ! Au secours ! YOYO, quand tu nous tient !

On arrive à un stade où toute angoisse est calmée par l'ingestion de nourriture. L'angoisse était générée par un rejet de ce que j'étais, donc cercle vicieux, la misère !

A 27 ans, je faisais 98 Kg pour 1m60, je me détestais et je pensais de plus en plus sérieusement au suicide. J’étais très agressive envers les autres, je n’entreprenais plus rien. Je me mettais souvent en situation d’échec. J’étais devenue une spécialiste de l’auto flagellation. Je n’avais eu qu’un homme dans ma vie qui m’avait mise en miette et étais encore plus terrifiée par le sexe.

Là, ma cousine que j'adorais est morte dans un accident débile à 16 ans.
Elle incarnait la vie. Elle était lumineuse, insouciante, libre, joyeuse. Elle était l’adolescente que je n’avais jamais été, enfermée que j’étais dans mes complexes. Elle n'a pas eu beaucoup de temps, elle ne deviendrait jamais jeune femme et femme… et moi je gâchais le temps qui m'étais donné.

J'ai ressenti une grande injustice et je me suis convaincu que je devais me réconcilier avec ma vie par respect pour elle. Je me devais de profiter deux fois plus du temps qui m’étais donné car elle n’en avait pas eu.
Je sais aujourd’hui que c’était la façon que j’avais trouvé de donner un sens à son départ. De faire mon deuil.

J'avais fait une cure deux ans auparavant lorsque j'en pesais 106. J’avais perdu 15 kg à la suite de ça et en avait repris bien sûr.
Je me suis remise à appliquer l'hygiène alimentaire qu'on m'avait apprise là-bas. Bien sûr, ça a fonctionné.
Mais surtout, j'avais compris pourquoi j'avais pris tout ce poids et je voulais un autre corps.
Ca a pris du temps. En gros, ça fait 2 ans que je suis aux alentours de 75 Kg (en ce moment 69). Je n'ai plus de crises d'hyperphagie mais des rechutes de chocolat en hiver. L'hiver est souvent une période de crise, alors si je me lache plutôt en été (j'ai souvent alors une activité physique intensive), je fais particulièrement attention en hiver à gérer le blues autrement qu'en tombant dans mes anciens travers.
Je dirais pas que c'est fini, mais ça va mieux. Je pense que je vivrais toujours avec ça, d'autres sont allergique (dont moi du reste), font du diabète, ont de l'eczéma... Moi, j'ai des TCA. Je me pèse toutes les deux semaines quand d'autres contrôlent leur glycémie. Aujourd'hui je gère, demain ce sera un jour de plus et le jour suivant pareil. Mais c'est de plus en plus facile.

Je me suis fait aider par la chirurgie aussi. Pour avoir une silhouette harmonieuse (attention, pas mince, ça, se ne sera jamais moi). Parce que ce qu'on oublie souvent, c'est que le corps a été abimé par ces kilos pris et perdus et qu'on en porte les stigmates.
J'ai l'équivalent d'une twingo sur les fesses, les hanches et les cuisses mais j’ai un corps que j’accepte, qui parfois même me plaît et que j’aime offrir et partager désormais.

J'ai été aimé, j'ai aimé et j'espère re-aimer à nouveau, même si parfois ça fait mal.

Je sais que la raison pour laquelle j'ai moins de crise, c'est parce que je m'aime plus. C'est pour cette raison que je trouve que l'existence de VLR est capitale dans l'aide à l'acceptation et l'amour de soi qui sont indispensables pour réussir à vaincre les TCA.

C'est long, c'est un peu "moi, ma vie, mon oeuvre", mais j'espère que ça pourra encourager quelqu'un. C'est écrit dans ce but là en tous cas.
je suis vraiment contente pour toi Defy que tu est pu t'en sortir même si c'est une situation vraiment malheureuse qui t'es fait le declic.. j'ai été très touchée par tes propos et d'avoir partager comme toi un peu de notre intimité...
merci beaucoup!
je te fais de gros bisous
GirlFromSanDiego a écrit :bonjour bonjour!
mais je pense plutot que maintenant j'ai peur de maigrir et de ne plus me reconnaitre (c'est la meilleure tiens!), en plus je crois que l'on ne me remarque plus !


Tu touches à mon avis deux points sur la personnalité aussi essentiels pour moi.
Ne plus se reonnaître, c'est ce qui m'arrive en ce mmoment uand je me regarde dans la glace. Je suis toujours une obèse, avec un BMI de 34, il me faut encore perdre la moitié de mon surpoids. Mais, depuis cette été la personne que je vois dans la glace n'est plus moi. Je reconnais mes yeux et mon sourire, et mes cheveux aussi (toujours aussi fin, ils sont l'air plus rares). Et je me dis que ce moi provisoire va perdre encore autant de poids et donc devenir à nouveau quelqu'un que je ne connais pas encore. Cela est étonnant, déstabilisant. Mais j'ai té prévenue, je l'ai voulu et je sais que si ce nouveau moi me gène trop, je peux aller le travailler avec un psy. Donc cela ne m'inquiète pas trop finalement.

Pour le second point, j'ai aussi tedance à me dire que mon poids donne du poids à ma présence et mes actions. Mais franchement, je me dis que je connais aussi plein de femmes minces à forte personnalité. Et puis j'ai été étonnée, impressionnée par une ancienne grosse. Je ne l'ai jamais connue grosse, donc pour moi, c'est une mince. Elle sait s'imposer et imposer son point de vue tranquillement, sans jamais élever la voix, par la justesse de ses dire et de son action. Bref, maintenant, moi je regarde l'attitude des minces et je cherche comment elles font pour être là. Regarde-les. Je suis sûre que tout trouveras une qui a des goûts et des points de vue proches des tiens et sait s'imposer calmement. Bref, qui est comme tu voudrais être en étant mince. N'en fais pas ton modèle. Tu es toi, pas elle. Les bis sont des ombres. Mais inspire-toi d'elle et d'autres qui te plaisent et te vont pour te recréer. Pour l'instant c'est ce que je vise.
Merci encore pour vos récits de vie, c'est touchant , vraiment, et ça nous montre à toutes que les choses changent et que c'est bien ;)

un petit merci spécial à Defy pour la pêche qu'elle amène sur le forum ;)
pivoine62 a écrit :Oui on s'en sort, lentement mais sûrement!
ça fait 1 an que je prends mon problème d' hyperphagie, de compulsions à bras le corps à l'aide d'un nutritionniste et d' une psychiâtre , j'ai trouvé les bonnes personnes et qui ont adopté les bonnes méthodes pour m'aider


ouep, une bonne intiative ça, et j'ajouterai pour ceux/celles qui hésitent je pense qu'il ne faut pas hésiter à essayer de rencontrer différents thérapeutes pour voir avec qui le courant passe le mieux et faire le bon choix, ne restez pas sur une mauvais expérience ;)
Pour faire remonter le topic parce qu'avec le mauvais temps qui s'installe, beaucoup de gens dépriment.
UP!
merci beaucoup pour tous vos témoignages et pour le site en général qui est très bien fait!
perso,ça fait à peu près une semaine que je suis inscrite,et je commence déjà à penser autrement grâce à tous vos témoignages!je me sens de moins en moins coupable de manger (même quand je fais un repas "normal" je culpabilise) grâce à vous!
voilà,je voulais juste vous dire un grand merci pour tout!!!
ça redonne le moral et ça motive.je me sens beaucoup moins seule maintenant...
merci merci merci et encore merci

=D> =D> =D> =D> =D> =D> =D> =D> =D> =D> =D> =D> =D> =D> =D> =D> =D> =D> =D> =D> =D> =D> =D> =D>
merci à toi aussi , le site vit grace à chacun(e) d'entre nous ;)
Hello à vous :)
Mon premier message sur ce forum est un message d'espoir :)
Permettez-moi d'abord de me présenter.
J'ai 22 ans et je suis étudiante. J'ai toujours aimé manger, j'adore les sucreries et j'étais une enfante boulotte.
Tout à commencé après l'obtention de mon BAC. Je suis partie étudier loin de ma famille (comme beaucoup). J'ai appris à vivre seule dans mon petit studio d'étudiante sans le sou. Je pesais 63kg pour 1m65. Rien d'excessif mais avec des petites rondeurs que je vivais plutôt bien.

J'étais en classe préparatoire HEC. Durant mes premiers mois de classe prépa, j'ai pris 10kg. A Noël, ma mère a eu un choc en me voyant. Le pire c'est que je ne m'en suis même pas rendu compte, je n'avais pas de balance et je ne me suis pas vue grossir. Le regard de ma mère a toujours été très important pour moi et je ne peux pas m'empêcher, même maintenant, de prendre tout ce qu'elle dit pour des parols d'évangile (façon de parler, bien sûr).

Donc après Noël de cette première année, le rythme en prépa s'est accéléré, je travaillais énormément et la pression des concours s'intensifiait avec le passage du temps. A coté de ça, j'étais obnubilée par le regard que ma mère avait posé sur moi en me voyant toute bouffie après seulement 4 mois de séparation. Et là... je pense que vous vous doutez de ce qui s'est passé, la nourriture est devenue à la fois un démon et un réconfort. Démon parce que je ne pouvais m'empêcher de me dire que je devais absolument maigrir avant de revoir ma mère, réconfort car j'étais seule, je me consacrais au travail, mis à part les élèves de ma prépa, je ne connaissais personne dans cette ville, je ne sortais pas, j'étais enfermée dans une cage dans une routine de plus en plus stressante. Je me nourrissais exclusivement de cochonneries (biscuits, chocolats, céréales, cakes, brioches, nutella etc...), j'en avais toujours dans mon sac, en cours, j'en avais en permanence à portée de main, chez moi en travaillant... Je faisais de violentes crises d'hyperphagie toute seule dans mon appart le soir après les cours, j'avais honte, j'avais peur, j'étais mal dans ma peau. Je passais mes nuits à pleurer, à culpabiliser d'avoir encore "craqué".

Résultat + 5kg. L'été approchait, je devais voir mes parents, le regard de ma mère était devenu une vraie hantise. Début mai, je commence à ne plus manger, j'avais l'estomac noué rien qu'en imaginant la réaction de ma mère me voyant approcher les 80kg.

Donc j'ai arrêté de manger ! Pendant les 2 mois qui ont suivi je n'ai mangé que des pommes vertes et des yaourts nature. J'ai perdu 8kg (sur les 16 pris au total depuis le départ du nid familial). J'étais contente, il faisait chaud, je n'avais jamais faim, je buvais beaucoup. Arrivée chez mes parents, ma mère me trouve "mieux", moi je me sentais de moins en moins bien. Jusqu'en septembre je ne mange pratiquement que des fruits, à raison de 2 fruits par jour et rien d'autre.

La rentrée approche, ainsi que le stress des concours. J'entame ma deuxième année de prépa avec le poids que j'avais en quittant la maison de mes parents, j'étais contente mais je stressais.
Les crises d'hyperphagie (que du sucré...) ont recommencé et elles ont continué jusqu'au moment des concours. Je ne sais par quel miracle j'ai réussi à être en pleine forme et à avoir mes concours. Après les concours, la pression s'est relaché, j'ai recommencé ce que j'appelais "mon régime à base de fruits" qui s'apparentait plus à la privation totale de nourriture (2 fruits par jour). Je reperds tout le poids pris avant l'été. Je passe de super vacances, à la plage, je bronze, je suis en forme.
Mes 3 années d'école de commerce sont passées en crises successives d'hyperphagie où je sentais mon ventre exploser ainsi que ma culpabilité, boulimie vomitive parce que je refusais de "garder en moi" toutes ces cochonneries, privations, retour à la normale etc. Yoyo garanti !

Durant ma deuxième année d'école de commerce, je me trouve un copain dont je tombe folement amoureuse. Là je retrouve plus ou moins un rythme normal. Jusqu'à février 2006... J'ai largué mon copain, je n'ai presque rien mangé durant les 2 semaines qui ont suivi (8 yaourts au total). J'ai perdu 5kg car mon ventre était complétement noué. Impossible d'avaler quoi que ce soit.

Depuis peu, je sors avec un autre mec, qui m'oblige à manger équilibré et de tout. Il dose mes portions de chocolat, il me fait prendre des petits déjeuners avec de la confiture (alors que je culpabilise d'en manger), à l'inverse, à midi je mange des légumes, de la viande et des fruits, le soir repas léger et interdit de grignotter entre les repas :lol:
J'ai un coach à domicile qui m'interdit de faire des excès mais qui m'interdit aussi de me priver et d'être frustrée. Aujourd'hui je pense être sortie des mes yoyos de TCA même s'il m'arrive souvent d'y penser, d'avoir des envie ressemblant à des débuts de crise etc...

Pour finir, voici ce qui m'a aidé : j'ai créé ma propre méthode de guérison. J'ai décidé que la nourriture n'était pas un facteur de bonheur : non, le chocolat et les cookies ne me rendent pas heureuse. Ouais, c'est gentil de dire ça mais comment faire pour en être convaincue et surtout pour ne plus faire de crises ? En prenant le problème à sa racine.

Ne plus y penser, avoir une vie tellement passionnante qu'elle comble toutes nos envies, éviter de s'ennuyer même quand on est seul. J'ai constaté que la solitude me faisait manger... par ennui, par tristesse ou autres... La solitude me faisait me remettre en question en permanence, me rendait intransigeante envers moi-même car j'étais obnubilée par moi-même, ma vie tournait autour de mon nombril et le nombre de bourrelets qui l'entouraient. Je me suis rendu compte que ça ne servait à rien de penser avec autant de force à ma masse graisseuse, ça ne m'apportait rien de bon. Je me suis tout à coup trouvé très égocentrique et nombriliste (un peu comme ce qu'on reproche aux pro-ana) à passer mon temps à décortiquer ma petite personne.

Donc j'ai décidé de ne plus m'ennuyer et de ne plus être seule. Je n'avais pas d'amis sur place (tous se trouvant dans la ville où habite ma famille). J'en ai trouvé sur Internet, je suis devenue curieuse, je me suis mise à faire des recherches sur tout et n'importe quoi, j'ai fréquenté des forums, je m'en suis fait des amis, j'y ai découvert des passions, des hobbies.

- Mon entourage : au début, je n'en avais pas car je ne connaissais personne dans les villes où j'ai fait mes études. Il FAUT avoir des amis (c'est bête à dire comme ça, mais je me rends compte maintenant que même s'ils n'étaient pas au courant de "mes démons", il m'ont beaucoup aidé involontairement ne serait-ce qu'en me faisant sortir de chez moi ou en me permettant de discuter d'autre chose que mon obsession : la nourriture.)

- Les hobbies, les passions, les centres d'intérêt : sortez, visitez, passionnez-vous pour quelque chose, pas forcément du sport (j'ai horreur de ça). Personnellement, je suis fan du net ! J'adore les jeux Online, j'y ai trouvé des amis : virtuels d'abord et ensuite pour de bon (en vrai, en chair et en os), j'aime le concept de forum, on y rencontre des gens également, on partage forcément quelque chose avec eux puisque les forums sont généralement centrés autour d'un sujet. Les passions et les occupations nous permettent de trouver un moyen beaucoup plus enrichissant de passer le temps qu'en mangeant.

- Des objectifs : non pas en termes de poids ou de nourriture mais en termes de découvertes. Je me suis imposé de faire une découverte par mois. Mes recherches sur Internet sur des thèmes très variés me prennent beaucoup de temps mais m'apportent énormément de satisfaction. Exemples de recherches : L'Inde, son histoire et sa culture ; apprendre le Japonais, faire des recherches sur les bouquins que je lis (dernier en date : Da Vinci Code : alors là c'est des mois et des mois de recherches en perspective !), Nostradamus et ses écrits, le temps qu'il fait en ce moment à Sydney, un forum de passionnés de moto (j'y connais rien pour le moment), la mode (vestimentaire) en Arabie Saoudite, les poissons du Nil etc.

Voila voila :) Je suis contente d'être tombée sur ce forum. Bon courage à toutes (et tous), si vous me le permettez je vais rester un peu parmi vous, je me plais bien ici :)
bonjour et bienvenue à toi ! Merci de ton témoignage. Comme quoi on a chacune sa manière de s'en sortir.. ;)
No Comment.
Bonjour à toutes,

je viens juste d'avoir un déclic alors j'espère franchement que cela va durer mais je positive.
je vais vous raconter moi aussi ma petite histoire :
j'ai perdu ma mère lorsque j'avais 10 ans, en 1 ans j'avais pris 10 kilos, ma "grand-mère" m'a mis le grappin dessus en me faisant faire des régimes bananes ( vous connaissez ? on mange 1 banane le matin, 2 le midi, 1 à 4h et 2 le soir pendant 1 semaine) puis le régime fromage banc ou oeufs durs.
dés que j'étais en vacances chez elle j'y avait droit, l'angoisse!!
depuis l'âge de 10 ans je suis au régime, parce qu'en plus de reprendre les kilos perdus pendant les vacances, je " bouffais" comme 4 de retour chez moi, avec des mots tout tendre de la part de mon père qui me traitait de "grosse" .
je mesure 1.68 et je pèse 80 kilos.
c'est au prix de souffrances que chacunes connaient ici que j'ai "reussi à ne pas dépasser un certain poids".
je souffrais de crises nocturnes et depuis quelques temps ces crises ont diparues. j'ai lu le livre du docteur ZERMATTI et j'ai compris beaucoup de choses.
j'espère de tout coeur que vous aussi vous y arriverez, au bout de 31 ans de galère, je n'y croyais plus, et voilà le miracle est arrivé :)
bon courage à toutes et à tous.
Répondre

Revenir à « TCA : Trouble du comportement alimentaire »