Salut ChloeCamille,
Merci (comme toujours) pour ce post très intéressant.
Eh bien moi je ne peux pas parler personnellement de ce sujet cependant je peux donner un ressenti, qui néanmoins est lié à mon histoire de femme-pas-encore-mère.
Je vais essayer de rester factuelle, pour tenter d'expliquer ce que je ressens maintenant.
Ma grand-mère, comme bcp de femmes de sa génération, est tombée enceinte jeune. Mon grand père l'a épousée ( bien sur ) et ils se sont hais cordialement jusqu'à sa mort ( à lui, 4 enfants plus tard ). Ma grand mère était enceinte de ma mère. Elle m'a confié avoir essayé des recettes de gd mère, bains de pied, tisanes diverses, pour perdre son enfant...ma mère, donc.
Ma maman n'a pas bcp apprécié sa grossesse je crois ( mes hoquets faisaient fuir le chat ( preferait-elle le chat ? ). Mon anniversaire est pour elle le souvenir d'un cauchemar et elle ne manque pas de me le rappeler (gentiment, mais quand même...)Je suis fille unique et ma mère n'a pas - je crois - souhaiter recommencer cette expérience.
Je suis tombée enceinte une fois, sans le vouloir, de la mauvaise personne.

J'ai pris la décision de ne pas mener cette grossesse à terme. J'avais pris le conseil de quelques ami(e)s dont une en particulier. Cette personne m'avait conseillé de garder l'enfant "pour le faire adopter" ce que je ne pouvais concevoir ( par égoisme peut-être ?! )
C'etait il y a plus de deux ans. Cette amie est maintenant enceinte, presque à terme d'ailleurs. Je l'ai vue à cinq mois de grossesse. C'est pour elle aussi un "accident" de contraception, même si elle va vivre avec le père maintenant. Mais c'est une relation d'un an, seulement. Elle m'a dit qu'elle avait tout essayer pour le perdre "naturellement", désespérée au point de se donner des coups de poing dans le ventre, de faire trop d'efforts, de continuer à fumer.
J'ai eu beaucoup de mal à garder mon calme devant ses déclarations, même si, vous l'avez compris, la vie a fait que je comprenne le non-désir, les doutes entourant la venue d'un enfant. Je lui ai dis que je comprenais, mais qu'elle ne pouvait pas dire des choses pareilles devant moi.
Elle ne le sait pas mais je suis en essai bb1 (ou 2... ça dépend du point de vue) depuis avril et g des soucis gynecos, et peu d'espoir. Mais je sais que même si je suis à peu près sure d'être la pire des chieuses une fois enceinte, je ne crois pas que j'aurai ce genre de doutes, de craintes, une fois enceinte. Voila, je suis sans doute hors sujet, mais il fallait le dire, avoir des sentiments mitigés par rapport à une grossesse est tout à fait compréhensible, mais à partir du moment ou on décide de poursuivre la grossesse et de garder l'enfant, il faut essayer de relativiser ce qu'on en dira à l'enfant en question. Grace à l'amour de mon père et de mes amis j'ai reussi à "comprendre" l'attitude, les mots de ma mère, mais ce n'a pas été facile.
Dsl pour le roman
J'espere vraiment ne faire de peine a personne.