Comment savoir qu'on a fait le bon choix ? Pas simple ta question, surtout quand la rupture est encore fraîche.
Je serais quand même tentée de dire que pour la majorité des gens, c'est très difficile de prendre l'initiative d'une rupture. C'est rare qu'on prenne la décision du jour au lendemain et si on finit par la prendre, souvent la mort dans l'âme, on ne sait pas si c'est le bon choix, mais a-t-on vraiment un autre choix ?
Quand une relation s'enlise, quand on doit porter l'autre, tout le temps, s'oublier pour l'autre, quand on n'avance plus à la même vitesse, ni dans la même direction, qu'on a essayé de faire en sorte que ça marche et qu'on se rend compte que si l'autre n'y met pas du sien (qu'il ne puisse pas ou ne veuille pas), on ira dans le mur, on est bien obligé à un moment de prendre une décision. Pour soi. Parce que comme me disait souvent mon meilleur ami "si tu ne penses pas à toi, personne ne le fera à ta place".
Et une fois que la décision est prise on s'interroge encore sur le bien fondé de celle-ci. C'est normal. Si on ne le faisait pas, ça voudrait dire qu'on pourrait faire table rase du passé en quelques instants. Peut être que certaines personnes savent faire cela, mais certainement pas la majorité, pas quand la relation a eu une vraie importance.
Ca va faire 3 ans que j'ai divorcé. C'était la seule décision que je pouvais prendre et au début je ne l'aurais pas forcément qualifiée de "bonne décision". C'est avec le temps que j'ai compris que j'avais eu raison. J'ai gardé des liens avec mon ex mari. Au début, j'en avais presque besoin et puis ça s'est estompé avec le temps. Maintenant je n'en ai plus besoin, au contraire je préfèrerais qu'il se fasse plus discret dans ma vie (parce qu'il continue à m'appeler presque chaque jour, pour rien, pour un renseignement, pour un avis, pour passer le temps...). Souvent je ne réponds pas, ou je lui dis de s'adresser à ceux qui peuvent lui répondre (non je ne suis ni assistante sociale, ni médecin, ni la CAF, ni son bailleur, ni consul d'Algérie...) mais j'aimerais qu'il arrête de continuer à essayer de me faire porter ses problèmes, j'ai donné (oui je lui ai dit ça aussi, mais manifestement, le message ne passe pas).
Je ne dis pas que je voudrais qu'il disparaisse complètement de ma vie (quoique... en fait....
), mais je suis passée à autre chose et j'aimerais qu'il en fasse autant. En tout cas, son attitude me conforte dans l'idée que j'ai bien pris la "bonne décision".
Donc je pense que pour toi aussi, le temps te dira si tu as pris la bonne décision. Tu verras si tu te sens mieux, ou autrement, si certaines choses te paraissent plus légères, plus simples, si tu as encore besoin d'un contact ou pas. Et tu sauras que tu as pris la bonne décision, ou pas.
Mais dans l'immédiat, le flou artistique me parait tout à fait normal, voire sain. Ca prouve que c'était un vrai investissement dans une vraie relation.
Je serais quand même tentée de dire que pour la majorité des gens, c'est très difficile de prendre l'initiative d'une rupture. C'est rare qu'on prenne la décision du jour au lendemain et si on finit par la prendre, souvent la mort dans l'âme, on ne sait pas si c'est le bon choix, mais a-t-on vraiment un autre choix ?
Quand une relation s'enlise, quand on doit porter l'autre, tout le temps, s'oublier pour l'autre, quand on n'avance plus à la même vitesse, ni dans la même direction, qu'on a essayé de faire en sorte que ça marche et qu'on se rend compte que si l'autre n'y met pas du sien (qu'il ne puisse pas ou ne veuille pas), on ira dans le mur, on est bien obligé à un moment de prendre une décision. Pour soi. Parce que comme me disait souvent mon meilleur ami "si tu ne penses pas à toi, personne ne le fera à ta place".
Et une fois que la décision est prise on s'interroge encore sur le bien fondé de celle-ci. C'est normal. Si on ne le faisait pas, ça voudrait dire qu'on pourrait faire table rase du passé en quelques instants. Peut être que certaines personnes savent faire cela, mais certainement pas la majorité, pas quand la relation a eu une vraie importance.
Ca va faire 3 ans que j'ai divorcé. C'était la seule décision que je pouvais prendre et au début je ne l'aurais pas forcément qualifiée de "bonne décision". C'est avec le temps que j'ai compris que j'avais eu raison. J'ai gardé des liens avec mon ex mari. Au début, j'en avais presque besoin et puis ça s'est estompé avec le temps. Maintenant je n'en ai plus besoin, au contraire je préfèrerais qu'il se fasse plus discret dans ma vie (parce qu'il continue à m'appeler presque chaque jour, pour rien, pour un renseignement, pour un avis, pour passer le temps...). Souvent je ne réponds pas, ou je lui dis de s'adresser à ceux qui peuvent lui répondre (non je ne suis ni assistante sociale, ni médecin, ni la CAF, ni son bailleur, ni consul d'Algérie...) mais j'aimerais qu'il arrête de continuer à essayer de me faire porter ses problèmes, j'ai donné (oui je lui ai dit ça aussi, mais manifestement, le message ne passe pas).
Je ne dis pas que je voudrais qu'il disparaisse complètement de ma vie (quoique... en fait....
Donc je pense que pour toi aussi, le temps te dira si tu as pris la bonne décision. Tu verras si tu te sens mieux, ou autrement, si certaines choses te paraissent plus légères, plus simples, si tu as encore besoin d'un contact ou pas. Et tu sauras que tu as pris la bonne décision, ou pas.
Toute chose prend sa source dans le voeu des hommes
