Ce film me fait peur.
Ce film m’envoie en plein visage ce qui, je le crains, est notre destin à tous. L’embourgeoisement.
Comment un groupe de dingues qui, à son époque, a révolutionné l’humour au théâtre puis au cinéma a-t-il pu commettre un tel film ?
Comment la reformation du Splendid, souvent annoncé, souvent remise, a-t-elle pu produire une séquelle ? Aucune prise de risque, on prend un recette qui a fonctionné et on confectionne le même plat.
Mais je me souviens d’une citation qui dit : « Ne pas avoir été anarchiste à 20 ans est regrettable, l'être encore à 50 ans est catastrophique"
Eh oui, ils ont vieilli ces gens là . Et avec l’âge, les idées viennent moins vite, les risques semblent trop grands, assouvir les besoins matériels est important.
Et quand on a 50 ans et que l’on fait un film, on tient à rester « bankable ».
Mais je ne leur jette pas la pierre, Pierre.
J’en ai bientôt 40 et je me surprends parfois à avoir des réactions qui m’auraient fait bondir il y a 20 ans. Est-ce que dans 10 ans j’aurais encore la capacité de m’en apercevoir ?
Maintenant, pour revenir aux membres du Splendid, si l’argent qu’ils ont/vont gagner avec ce film leur permet de travailler sur d’autres projets plus « nobles » et, pourquoi pas, certains l’ont déjà fait, prendre des risques. Alors tout cela n’aura pas été vain.
Et accessoirement cela me rassurera sur mon avenir, même si je n'ai pas la prétention de me comparer à ces artistes.
Pascal
Ce film m’envoie en plein visage ce qui, je le crains, est notre destin à tous. L’embourgeoisement.
Comment un groupe de dingues qui, à son époque, a révolutionné l’humour au théâtre puis au cinéma a-t-il pu commettre un tel film ?
Comment la reformation du Splendid, souvent annoncé, souvent remise, a-t-elle pu produire une séquelle ? Aucune prise de risque, on prend un recette qui a fonctionné et on confectionne le même plat.
Mais je me souviens d’une citation qui dit : « Ne pas avoir été anarchiste à 20 ans est regrettable, l'être encore à 50 ans est catastrophique"
Eh oui, ils ont vieilli ces gens là . Et avec l’âge, les idées viennent moins vite, les risques semblent trop grands, assouvir les besoins matériels est important.
Et quand on a 50 ans et que l’on fait un film, on tient à rester « bankable ».
Mais je ne leur jette pas la pierre, Pierre.
J’en ai bientôt 40 et je me surprends parfois à avoir des réactions qui m’auraient fait bondir il y a 20 ans. Est-ce que dans 10 ans j’aurais encore la capacité de m’en apercevoir ?
Maintenant, pour revenir aux membres du Splendid, si l’argent qu’ils ont/vont gagner avec ce film leur permet de travailler sur d’autres projets plus « nobles » et, pourquoi pas, certains l’ont déjà fait, prendre des risques. Alors tout cela n’aura pas été vain.
Et accessoirement cela me rassurera sur mon avenir, même si je n'ai pas la prétention de me comparer à ces artistes.
Pascal
L'esprit n'est mauvais que pour ceux qui en manquent.
