Moi je pense que le premier déclic est arrivé à 17 ans, quand j'ai rencontré un des oncles de mon père.
En fait, il en a deux, j'en connaissais déjà un. L'autre habitant loin de chez nous, je ne l'avais vu que lorsque j'étais toute petite.
Donc ce jour-là , j'avais mes deux grands-oncles devant moi et j'ai remarqué quelque chose qui m'a frappée.
J., que je connaissais déjà , a toujours eu peur de prendre du poids et d'avoir des problèmes de santé. Il a toujours été très sportif. Pourtant, même s'il est plutôt athlétique, il semble fatigué, et quand il parle, on voit bien qu'il manque grandement de confiance en lui.
R., que j'ai rencontré ce jour-là , est obèse. Dans le genre vraiment obèse. Pourtant, alors qu'ils n'ont que 2-3 ans de différence, il a l'air d'avoir 10 ans de moins. Il manifestement heureux, bien dans sa peau, très joyeux et s'assume très bien.
Je pense que le deuxième déclic a simplement été la journée ou j'ai essayé une jupe (avant je ne portais que des jeans et des t-shirts) et que je me suis trouvée jolie. Progressivement, j'ai commencé à m'habiller différemment. Maintenant, je ne porte pratiquement que des jupes, je m'y sens plus féminine et plus libre, et je trouve qu'elles me mettent plus en valeur.
Et finalement, il y a mon homme qui m'aide beaucoup à m'accepter, je dois l'avouer. Mais il ne m'aide pas juste pour mon apparence physique, il m'aide aussi beaucoup à accepter les défauts "psychologiques" que je ne me pardonnerais peut-être pas si facilement sinon.
J'avoue par contre que je n'ai jamais eu de remarques mesquines venant de ma famille, mes parents m'ont toujours dit que j'étais très jolie et ma mère adore que je sois plus féminine, aujourd'hui, puisque ça a développé une certaine complicité entre nous. Le blocage venait de moi, en fait, et il vient toujours en partie de moi puisque le travail n'est pas totalement accompli
