Certains trucs sont inscrits dans les gênes et oui, une petite fille aura envie de jouer à la maman, parce que c'est en elle.
libellule333 j'ai du respect pour ton point de vue mais je ne suis pas d'accord avec toi...
et tu fais quoi des petits filles qui n'aiment pas jouet à la maman? les enfants calquent nos comportement...rien de génétique....si on leur colle une poupée+une poussette+fais comme maman pas étonnant.
propos de la psy Catherine Watine
Les enfants doivent jouer avec tout pour se construire
Les enfants jusqu’à 3 ans ne savent pas s’ils sont une fille ou un garçon, ils sont dans un état indéterminé.
En ludothèque, on met à disposition des jouets pour tous les enfants, et on ne porte pas de jugement, on applique la théorie du libre jeu. C’est extraordinaire de voir que les enfants, quand on leur dit qu’on ne les jugera pas, quelque soit leur âge, vont jouer différemment de ce qu’on pourrait penser. Les filles entrent dans l’univers des garçons et les vice versa.
Quand les parents arrivent pour chercher leurs enfants à la ludothèque, et qu’ils voient leur petit garçon déguisé en fille ou en princesse, c’est la panique! On est obligé de leur expliquer que se déguiser comme ça ne veut pas dire qu’on va devenir homosexuel. Quand les enfants font ça, on est dans le domaine de la fiction, ce n’est pas le réel. Permettre aux enfants de jouer avec ce qu’ils veulent c’est leur préserver cette part de fiction, comme une soupape de créativité et d’imaginaire, en dehors de ce que nous offre les clichés de la société. Dans la fiction il faut déborder des limites, explorer tous les possibles. C’est très important pour un enfant de se donner des rôles différents, pour comprendre l’autre, et pour se comprendre soi-même: chaque être à à la fois une part de masculin et de féminin, il faut l’accepter.
De plus l’enfant qui a joué tous les rôles saura davantage qui il est et ses relations avec l’autre sexe sont toujours meilleures. Après, la ludothèque est un petit laboratoire, en dehors du lieux, c’est compliqué. Quand les petits garçons demandent une poupée, c’est aux parents de faire la démarche d’accepter.
Mais cela reste normal que les filles s’identifient davantage aux princesses et les garçons aux chevaliers: les objets sont très marqués. Sur les figurines de chevalier il y a des armes, un costume, c’est guerrier, c’est la force. On est encore dans un de pensée très marqué. Les enfants vivent dans l’imitation du monde des adultes. Mais les choses changent: de plus en plus de pères s’occupent des enfants, vont les chercher à l’école, donc tout ça peut changer avec le temps.
extrait du site
OLF Dès le plus jeune âge, on conditionne les petits garçons à la violence (armes, gants de boxe...), à la technique (voitures, trains..), à la science (petit chimiste, panoplie du docteur...), à la compétition (circuits auto, baby-foot...). Les petites filles sont quant à elles préparées à un futur rôle de mère (on les habitue à s’occuper de leurs poupées dès le plus jeune âge), de ménagères (par le biais des dînettes, d’aspirateurs miniatures...), ou d’objet de désir (panoplie de maquillage, poupées ultra-minces...). On apprend aux petits garçons à être dominants (par la force, la technique, la compétition) et aux petites filles à être dominées : consignées aux tâches ménagères, elles doivent toujours avoir une apparence soignée pour plaire aux garçons.
Oui, les enfants peuvent être demandeurs de ce genre de jouets mais c'est parce qu'ils sont conditionnés très tôt à cette catégorisation !
Nombre de jouets ne véhiculent aucun clichés : n'offrez plus de jouets stéréotypés, proposez un vrai choix de jouets égalitaires à vos enfants (jeux de société et d'éveil, jeux de construction, livre sans cliché sexiste, peluche, etc). Bref, des jouets qui leur montrent la diversité de la vie, des rôles et des professions.