J'ai une pensée qui me vient là comme ça, parce que ce n'est quand même pas la première fois qu'on se sert des coups de mou des gens pour généraliser sur le fait qu'on se sent mal dans notre peau (voire parfois qu'on est hypocrites d'afficher "Vive les rondes" puisqu'on ne s'accepte pas).
Alors moi ce qui me vient à l'esprit c'est que c'est une "jolie" piqûre de rappel en ce qui me concerne : ça me rappelle pourquoi je m'efforce de confier le moins possible mes coups de mou passagers à qui que ce soit.
Mais d'autre part ça me pousse à la réflexion : doit-on être surhumains ? Ne doit-on pas s'accorder de moments de faiblesse ? Ou bien les garder pour nous ? Mais, si on ne doit pas partager lorsqu'on en a besoin de peur que ce moment serve d'arme contre nous plus tard, à quoi sert le forum ?
Notons que je ne remets pas vraiment en cause l'utilité du forum mais plutôt la volonté de personnes qui lisent les choses en oubliant que ce sont des instants de vie plus ou moins éphémères et non des vérités valables à l'infini.
Est-ce que montrer aux gens que tout ce qu'ils diront pourra être retenu contre eux, jusqu'au moindre moment de faiblesse, peut vraiment les aider à aller mieux ou est-ce juste bon à simplement les pousser à se taire pour donner l'impression que tout va mieux alors qu'en fait ça empire ? Parce que je suis bien convaincue que si on en vient à se taire ça ne pourra qu'aller pire, car au lieu de se débarrasser de ce qui nous ennuie, de recevoir du soutien et/ou juste de s'éviter que ça tourne et retourne dans la tête, alors on se laissera miner par nos pensées obscures sans se laisser l'opportunité d'entendre qu'on se trompe et que ça ira mieux demain. Et, dans ce cas, à mon sens, ça ne peut pas aller mieux.
En fait, ça me fait l'impression de voir ces gens qui ne sont là que quand on rit et qu'on s'amuse, peu importe si c'est juste une façade ou non, mais qui se tirent dès qu'on a le malheur de dire que "non, aujourd'hui ça ne va pas". Ben ça c'est pas vraiment des amis, c'est juste des gens qui ne servent à rien et qui s'en foutent de nous si on ne fait pas joli dans le décor.
Les gens sont humains, même lorsqu'ils s'assument, s'aiment, etc, ils ont aussi droit à leurs moments de blues, à avoir besoin d'être remotivés par les "copains". Parfois on a besoin de se plaindre, on reçoit de bons conseils, des phrases de réconfort, et c'est immédiatement reparti comme c'était venu. Parfois ça peut durer plusieurs heures/jours/mois. Et puis ? Est-ce que ça mérite vraiment qu'on pousse "une gueulante" ?

Soyons dans l'énorme...