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mon discours sur l'obésité a changé ces derniers temps. pour moi c'est bien une maladie et nous n'avons pas à nous en excuser ou à se sentir coupable et les médecins qui nous stigmatisent sont à foutre au feu (bien sûr les autres aussi).

bien sûr, selon les stades d'obésité, chacun ressent son poids comme il le veut et le peut.

Le plus dure dans cette maladie est la réaction sociale ; nous pouvons, pour la plupart, vivre totalement normalement jusqu'à un âge plus ou moins avancé mais la société nous met des batons dans les roues. l'obésite est peut-être une des seules maladies dont tout à chacun peut se moquer sans desapprobation majeure voire sous couvert de "faire réagir".

je n'attends pas grand chose des médias (quand on voit un titre de yahoo "les rondes sont à la mode et qu'il donne un poids à 65 kg ....)mais j'avoue que je suis déçu par le corps médical, qui eux, ont énormément de recul maintenant sur cette pathologie. J

e suis tombée cette semaine sur un cardiologue qui m'a dire de "faire un effort" :roll: et que lorsque je suis en crise d'hyperphagie de manger 2 fruits et c'est tout .... les préjugés sur les obèses de la part des médecins sont graves voir nocifs. ce c%%% m'a trouvé 16/10 de tension (après m'avoir bien stressé) et m'a mis immédiatement sous beta bloquant, je n'ai pas pris le médoc et heureusement, ma tension le surlendemain était à 11, si j'avais pris le médoc il y a avait un risque de malaise fort.

pour moi l'obésité est une maladie mais hélas beaucoup de médecins ne le voit pas comme tel, pensent effort et volonté et n'essait pas d'adapter les traitements. heureusement certains ont enfin compris et travaillent pour nous et avec nous. :D
Je le crois aussi, cela correspond parfaitement à mon cas personnel.

A chaque période de ma vie où j'ai pris du poid correspond un moment où je n'était pas en sécurité et où je devais me battre pour m'en sortir et exister.

J'ai littéralement dressé un bouclier autour de mon corps. Et dans les périodes où je me sentait en sécurité, j'ai fondu, j'ai baissé mon bouclier.

Une fois que je m'en suis rendue compte, cela est devenu tellement évident que je me suis dit bien stupide de ne pas m'être rendue compte avant et d'avoir essayé dans le même temps où mon esprit dressait un bouclier de le détruire à coup de régimes. Une bataille contre soi même ne fait que des perdants.

Aujourd'hui je travaille sur mon sentiment de sécurité, c'est moins simple que de compter les calories mais la santé du corps et de l'esprit passe par là.

Après je pense aussi qu'il y a des gens dont c'est tout simplement le métabolisme d'être rond ou obèses, mais si l'on a été un enfant mince à un moment donné, et que l'on élimine tout les problèmes médicaux (thyroïde, etc) il faut aller chercher du côté psychique tout en réparant les dégâts des régimes si besoin avec une RA en parrallèle.
SoDark a écrit :Une fois que je m'en suis rendue compte, cela est devenu tellement évident que je me suis dit bien stupide de ne pas m'être rendue compte avant et d'avoir essayé dans le même temps où mon esprit dressait un bouclier de le détruire à coup de régimes.
Une bataille contre soi même ne fait que des perdants.


+1!
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Oh que oui! J'appelle ça mes kilos émotionnels....
15 de pris après une rupture pathétique! Je sais que je me suis mis une barrière, un obstacle entre moi et les autres, pour ne plus laisser l'accès à n'importe qui( ce qui en passant est ridicule puisque j'ai assez de caractère et de ressources pour bloquer l'accès par d'autres moyens!)

Depuis dans les bons jours ça va bien, j'ai appris et j'apprends toujours à m'accepter et y'a des jours sans où je me déteste. Dernièrement une remarque de ma mère est en train de faire un travail de sape:
-Je commence à en avoir marre de ces kilos!
-Ben ptêtre que comme ça, t'auras enfin un déclic!
Elle ne s'est absolument pas rendue compte de la méchanceté de sa remarque, pour elle ça partait d'un bon sentiment....

Une autre réflexion que je me fais régulièrement c'est que je mérite autant d'amour maintenant que si je maigrissais et que ça me ferait **** que certaines personnes deviennent super prévenantes et me couvrent de compliments juste pour une différence de poids et du coup ben je garde mes kilos....

On a toutes des histoires différentes bien sûr et je crois pas qu'il y'ait qu'un seul facteur qui entre en jeu sur la balance mais c'est évidemment plus culpabilisant et ça nous fait ouvrir plus facilement le porte-monnaie de nous faire croire que ce n'est qu'une question de volonté!
"La beauté n’est pas dans les choses, elle est dans nos yeux." (Bernard Noël)
shandrani a écrit :Une autre réflexion que je me fais régulièrement c'est que je mérite autant d'amour maintenant que si je maigrissais et que ça me ferait **** que certaines personnes deviennent super prévenantes et me couvrent de compliments juste pour une différence de poids et du coup ben je garde mes kilos....


Oui, je me faisais une remarque semblable il y a peu. Qu'est ce qui fait que tu passe de "pas intéressant" à "intéressant", sous prétexte de kilos en plus ou en moins, alors que tu es la même personne...
Je disais à ma psy que je ne comprenais pas les compliments des gens devant ma perte de poids, que je n'attendais pas que les gens le remarquent et me congratulent pour ça.
Aujourd'hui, je sais que seule ma démarche psy est le garant de cette perte de poids, de la modification de mon positionnement en la matière et de ma relation avec la bouffe.
Ce qui m'agace aujourd'hui, ce sont plus les gens qui me demandent des recettes question régime ( ils sont mal tombés!) ou en profitent pour me parler de leur concierge qui a perdu grâce à Dukan !
Bienheureux les felés, car ils laissent passer la lumière
J'enfonce une porte ouverte, mais d'un point de vue psychologique, l'obésité ou tout trouble du comportement alimentaire a à voir avec le rapport à la mère. J'ai lu des trucs là-dessus et pour moi, en tout cas, ça marchait à fond.
Don't sweat the small stuff.
Darlee-doo a écrit :J'enfonce une porte ouverte, mais d'un point de vue psychologique, l'obésité ou tout trouble du comportement alimentaire a à voir avec le rapport à la mère. J'ai lu des trucs là-dessus et pour moi, en tout cas, ça marchait à fond.
et dans quelle catégorie classes-tu celles et ceux qui ont des kilos en trop et qui n'ont pas eu de problèmes avec leur mère ? :-k
Oui, je vois ce que tu veux dire...
Je pense que du point de vue des trucs que j'ai lus, le rapport avec la mère est de toute façon très complexe, et il peut y avoir des dérèglements même si tout semble bien se passer. La mère étant le premier lieu du rapport à la nourriture, toute privation d'affection et/ou de nourriture fonctionne comme les deux faces d'une même pièce. Pour te donner un exemple tiré de mon expérience à moi, je m'entends très bien avec ma mère, mais j'ai souvenir quand j'étais petite d'être tout le temps en demande de bisous. Ma mère n'est pas très tactile et ça finissait par l'irriter et elle me repoussait au bout d'un moment, ce que je vivais comme une frustration. Je situe mes dysfonctionnements alimentaires comme liés à ça. Pas seulement, mais je vois un rapport.
Bien sûr, ce qui marche pour moi ne marche pas nécessairement pour tout le monde, mais ce que je veux dire c'est que sans être en froid avec sa mère, on peut avoir des petites tensions qui peuvent être rapprochées au rapport à la nourriture. Ou pas.
Don't sweat the small stuff.
Pour moi, l'obésité est un ETAT qui peut entraîner - ou non - des maladies. Quelques fois, ce peut être probablement héréditaire ou génétique mais tous les gens que j'ai rencontré, c'était plutôt "psychologiques" (hyperphagie, boulimie, problème avec la satiété,, etc...)

Je disais à ma psy que je ne comprenais pas les compliments des gens devant ma perte de poids, que je n'attendais pas que les gens le remarquent et me congratulent pour ça.


Moi aussi, ça me met même en colère ! J'avais répondu que pour moi il n'y avait pas de "gloire" à être (plus) mince ni de honte à être gros, c'était comme ça point barre et j'entendais qu'on me fiche la paix avec ça.

Mon amincissement veut dire que je fais la paix avec moi-même sûrement pas que je veux rentrer dans le "moule" comme quoi une femme ronde devient belle quand elle maigrit :twisted:
Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux (Collin d'Harleville)
Darlee-doo a écrit :J'enfonce une porte ouverte, mais d'un point de vue psychologique, l'obésité ou tout trouble du comportement alimentaire a à voir avec le rapport à la mère.

Je ne pense pas, je ne suis pas dans ce cas. Je trouve que c'est une agaçante manie de toujours reporter tous les problèmes sur la mère... Déjà si ça provient de la famille, ça peut tout autant venir du père ou d'autres membres de la famille... Mais ça peut être lié aussi à d'autres événements de la vie que les relations familiales, événements qui provoquent un repli sur soi ou une volonté de se créer une carapace (une agression par exemple)...

Pour répondre à la question initiale, je pense que l'obésité est une maladie le plus souvent initiée en réponse à une cause psychologique ou affective en effet. Mais ensuite, quand les troubles du comportement alimentaires et l'obésité sont installés, il y a également des aspects physiologiques qui entrent en compte (par ex. à force de régimes, le corps se défend contre la famine, le set point est plus haut, etc.) et qui sont tout autant un frein à la "guérison" que la cause psychologique de départ.
(notons quand même que certaines obésités peuvent être purement physiologiques car induites par une autre maladie ou un traitement médical par exemple)

J'ai envie d'ajouter que l'obésité est aussi une maladie "environnementale" liée à notre société, à son "opulence" et à la facilité d'y trouver de la nourriture (on est obèse en Europe occidentale ou aux USA, on l'est rarement/moins dans des pays pauvres)...

Bref, à mon sens, les aspects psys, physiologiques et environnementaux sont intimement liés pour générer l'obésité. On ne guérit pas de l'obésité en ne résolvant seulement qu'un de ces aspects... C'est un ensemble de causes qui s'imbriquent.
Thyselle
[quote="Thyselle"]Je ne pense pas, je ne suis pas dans ce cas. Je trouve que c'est une agaçante manie de toujours reporter tous les problèmes sur la mère.[quote]

Oui, je comprends tout à fait. J'ai essayé de nuancer un peu et de laisser des portes ouvertes dans mon message, mais j'ai pas dû être assez claire. C'est vrai que c'est lourd de s'entendre rabacher constamment que les mères sont coupables de tout, et je ne fais pas porter la responsabilité de mes problèmes de poids à ma mère non plus. Je voulais juste relayer un truc que j'ai lu :)
Don't sweat the small stuff.
Je ne pense pas que l'obésité soit une maladie.
Par contre je suis assez d'accord sur l'idée qu'elle est souvent le symptôme d'un problème psychologique. Je crois d'ailleurs que les personnes cherchant à maigrir à tout prix sans se demander pourquoi ils ont pris des kilos (je ne parle pas de ceux en surpoids depuis toujours, ni ceux pour qui c'est dû à un problème médical), ces personnes ne règlent pas un problème. Ensuite, on peut parfois vivre avec un problème non-résolu hein.
Quant à la mère responsable de tout... Je ne crois pas que ce soit si simple ! ;)
.....
Je n'ai pas lu toutes les réponses en détail pour ne pas être influencée dans la mienne...

Pour ma part, oui, l'obésité à une grosse part de psy...
Si je suis si grosse aujourd'hui, c'est parce que j'ai été mal à un moment donné et que la nourriture m'a permis de combler un manque, c'était un refuge... Ce TCA est aujourd'hui installé et fait partie de moi... Et je suis toujours aussi grosse, voire de plus en plus :(
Et je le vis très mal, je ne l'accepte pas...

Pour soigner l'obésité, une prise en charge diététique ne suffit pas ! Il faut, à mon sens, s'occuper avant tout de l'état d'esprit de la personne, savoir ce qui la pousse à manger (ou pas), ce qui l'a amenée là dedans, etc.
[/quote]

Moi aussi, ça me met même en colère ! J'avais répondu que pour moi il n'y avait pas de "gloire" à être (plus) mince ni de honte à être gros, c'était comme ça point barre et j'entendais qu'on me fiche la paix avec ça.

Mon amincissement veut dire que je fais la paix avec moi-même sûrement pas que je veux rentrer dans le "moule" comme quoi une femme ronde devient belle quand elle maigrit :twisted:[/quote] =D> bienvenue dans ce cercle encore trop restreint de celles et ceux qui pensent que nous n'avons pas "un problème" de poids mais du poids point barre !
anahe a écrit :Pour résumer, ma psy dit qu'on pèse toujours le poids idéal pour notre psychisme, et vous qu'en pensez vous?


Cela peut être vrai dans certains cas. Généraliser n'est pas forcement une bonne chose.

Pour le reste, je considère que la médecine qui soigne bien le corps oublie trop souvent de soulager l'esprit. Un patient, ce n'est pas un malade associé à un numèro de sécurité sociale, c'est avant tout un être humain.
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