Tout d'abord je t'adresse mes sincères condoléances pour le décès de ton papa. Je sais combien il est difficile de gérer une telle situation puis ses suites, car cela m'est arrivé récemment, c'est pourquoi j'avais disparu du forum.
Fin décembre la maman de zom (75 ans) faisait une chute apparemment anodine. Début janvier, l'hôpital nous informait qu'elle n'était plus suffisamment autonome pour vivre seule et qu'il fallait songer à un placement en maison de retraite, et qu'en attendant qu'on trouve, elle allait être placée en hôpital de moyen séjour, ce qui a été fait fin janvier.
Début février, le médecin de l'hôpital nous informe que l'état de santé de ma belle mère lui pose problème, qu'elle se plaint de fortes douleurs "partout" qui lui semblent inquiétantes, et qu'ils vont faire des examens.
Mi février il nous apprend que ma belle-mère a un cancer du sein extrêmement évolué et qu'il faut des examens complémentaires pour savoir s'il faut opérer ou pas, faire de la chimio ou pas. Fin février il nous dit que le cancer est en phase métastasique évoluée, qu'il a déjé touché les poumons, les os et le foie, qu'il n'y a plus rien à faire, que le cancer se généralise, et qu'il lui reste un mois à vivre, peut-être deux.
Elle est décédée le 26 mars, après des moments très difficiles.
Nous n'avons rien compris... Elle était régulièrement hospitalisée, personne n'a jamais vu ce cancer du sein. Mais à quoi bon chercher maintenant des responsabilités, ça ne la ramènera pas.
Tu dis que tu oscilles entre peine et soulagement. Nous vivons toujours cela aussi. Bien sûr que nous sommes soulagés qu'elle soit partie, elle a tellement souffert les derniers jours, malgré les médicaments. Mais en même temps, savoir qu'elle ne sera plus jamais là , que le téléphone ne sonnera plus quasiment chaque soir "juste pour prendre des nouvelles", c'est dur. Même au cimetière nous avons du mal à y croire.
La mort a beau faire partie de la vie, quand elle survient brutalement, comme dans le cas de ton papa, il faut un certain temps pour comprendre, pour accepter.
Il va maintenant falloir gérer l'après et ce n'est pas toujours plus simple... On va sûrement te demander encore de porter des choses, de répondre à des questions, de soutenir, de consoler. Si tu le peux, fais le. Mais tiens compte aussi de tes limites, toi aussi tu as le droit de faire ton deuil et de penser à toi.
Bon courage dans cette épreuve difficile.
Toute chose prend sa source dans le voeu des hommes