Littlecat a écrit :Perso je suis plutôt d'accord avec monoamtp...
Depuis mes 14 ans, quand je vais au restau, c'est un calcul permanent...
franchement, j'adorerais choisir comme mon coeur (et mon côté hédoniste, épicurien) me le souffle, mais systématiquement, c'est toujours poisson plutôt qu'autre chose, c'est toujours la même question que je pose aux serveurs : "et en accompagnement, c'est possible d'avoir des légumes plutôt que des pommes sautés"...c'est toujours la même réponse : "un dessert ? non merci, à moins que vous n'ayez une salade de fruits...". Bref, j'ai du mal à me laisser aller, à me relâcher...
Est-ce qu'il y en a parmi vous qui sont dans le même cas ?
Le pire du coup, c'est qu'en général je suis hyper frustrée et que je lance des regards noirs à mon amoureux qui dévore son fondant au chocolat (évidemment lui, il mange et ne prend pas un gramme). Sympa pour les dîners en tête à tête
. Bon, j'essaye de faire des efforts, d'une manière générale j'aime quand même beaucoup y aller, mais je rêverais de ne pas faire attention du tout !
D'ailleurs, même problème pour les bars. Et encore, je me suis calmée; à l'adolescence, j'additionnais les calories dans ma tête...1 biere tant, 1 poignée de pistaches tant...du coup je picorais deux pistaches et buvais la moitié de ma bière. Maintenant ça va mieux, mais bon, je bois rarement plus d'un drink. Or, si je m'écoutais, des gin fizz (que j'adore), j'en boirais trois !
Evidemment, ça m'est arrivé de faire des "écarts". Mais le remord, la culpabilité sont plus forts que le plaisir que j'ai pris. Du coup, je me cantonne dans un processus de restriction, tout en essayant d'apprécier ce que je mange/bois...Et quelque part en moi, il y a une petite voix, sévère et autoritaire, qui condamne moralement les quelques écarts que je peux faire. Car oui, je n'arrive pas à me défaire de l'idée que c'est MAL, profondément mal...
Des conseils ? des suggestions ? des témoignages semblables ?
Additionner les calories dans ma tête est devenu un automatisme. Et d'ailleurs je suis assez contente parce que si je ne le faisais pas, je sais bien que je m'empiffrerais bien plus que je ne le fais déjà !
Quant au fait de culpabiliser au moindre écart, je sais de quoi tu parles. Dès que je fais un écart même minime (comme là , par exemple, y a 20 minutes, j'ai bu le quart d'une mini brique de lait de soja...), je me sens complètement nauséeuse, pleine et répugnante. J'imagine même des fois que je sens tout le gras qui coule dans mon sang et s'installe dans mes bras, mes hanches, mes jambes...partout. C'est une sensation très désagréable, et dans ces moments là , j'aimerais vraiment recommencer à me faire vomir.
Bref, tout ça pour dire que le resto n'est pas un moment particulièrement appréciable, on se sent partagé entre la culpabilité de manger et la culpabilité de ne pas le faire face aux gens qui nous accompagnent et qui aimeraient nous voir aussi passer un bon moment...
You can lightly sling
Into my open heavy loving heart
First touch and kissy kissy
Into my open heavy loving heart
First touch and kissy kissy
