Eh bien moi, ça fait plus de trente ans que je fume. Mon père ayant toujours été un gros fumeur (2 à 3 paquets de cigarettes par jour), je fumais même dans le ventre de ma mère.
Aujourd'hui, je regarde autour de moi avant d'allumer une cigarette, s'il y a une femme enceinte ou un enfant, c'est clair, je ne fume pas, ou je sors, sinon, je demande si ça dérange.
Pour ce qui est des restaurants, que je ne fréquente malheureusement plus que très peu, je m'assure un arrivant que ma fumée ne dérangera personne, parce que pour moi, un repas au restaurant est un plaisir et que ma cigarette entre chaque plat en fait partie, et parfait même un bon cigare (pas un cigarillo hein! un vrai cigare) à la fin du repas, à condition que celà n'incommode pas les autres.
Bien qu'étant fumeuse, je comprends très bien les non-fumeurs, moi non plus je ne supporte pas les endroits très enfumés, ou encore l'odeur de tabac froid. J'ai dû avoir la chance de ne manger que dans des restaurants très bien ventilés, car je n'ai jamais eu ce genre de désagrément dans les restaurants que j'ai pu fréquenter, et pourtant il fût un temps où j'allais au restaurant une à deux fois par semaine.
Quant à la fumée dans la rue, il ne faudrait quand même pas pousser, mis à part les endroits semi-fermés comme les abris-bus, je ne vois pas en quoi fumer dans la rue peut être incommodant.
Si on veut tomber dans les extrêmes, il faut aussi interdire l'alcool, pas besoin d'être alcoolique pour être un danger sur la route, pour soi-même ou pour les autres. Bien que la loi impose une limite de 0,4g, beaucoup de conducteurs (des gens très bien dans la vie de tous les jours hein!)prennent le volant après un repas bien arrosé, risquant leur vie et celle des autres, sans même en avoir conscience, pisque l'alcool les prive de conscience. Et puis même sans conduire, on peut être dangeureux en ayant bu.
Si on veut, on peut aussi interdire tout ce qui représente un risque pour la vie, on pourrait peut-être aussi interdire la vie elle-même, puisqu'un jour ou l'autre on finit tous par en mourir.
Le problême n'est pas d'interdire ceci ou celà , mais d'arriver à faire renter dans le crâne des gens (fumeurs, buveurs, conducteurs, drogués en tous genre...), que leurs actes ont des conséquences et que chacun doit en prendre conscience individuellement. Pas les infantiliser en leur disant: "non, tu n'as pas le droit de faire ça , parce que j'ai dit non."
Les interdits n'encouragent qu'Ã une chose: la transgression.
