coucou
j'avais prévu de clore le sujet et de laisser le temps faire son oeuvre mais ... voilà , les choses se sont passées autrement
depuis que nous sommes séparés (2 semaines), il me téléphone presque tous les jours et nous nous voyons quand nous en avons besoin (papiers etc ...) mais j'ai passé 4 jours chez mes parents ce week end et là pas possible de se voir, pas de facilités de téléphoner ... donc peu de contact, mais dimanche il me téléphone pour me demander de passer au régiment pour me rendre des affaires (car lui est de garde là bas pour quelques jours et nuits) et discuter ... après maintes hésitations je passe
ça faisait 5 jours que nous ne nous étions pas vu, quand j'arrive on se fait la bises comme les dernières fois que l'on s'est vu et là il craque car pour lui je le comprend (car pour moi aussi) c'est difficile de passé à des contacts distants
les premières minutes de mon arrivée, il craque et pleure plusieurs fois mais comme il est au travail et que des collègues le demande par intermittance je lui demande de se calmer de se controler je ne veux pas que ma présence ait des conséquences sur son travail et là bas en plus "ça parle beaucoup" donc je lui prend la main et le calme en lui parlant calmement et en lui répétant qu'il est au travail, qu'il ne faut pas qu'il ait de problèmes, que je vais finir par regretter d'être venue s'il continu de craquer, que cela ne sert à rien ...
il fini par se calmer, on parle tranquillement de son début de garde ... de mon week end (j'étais chez mes parents pour profiter de leur trajet dans une ville où il y a de nombreux magasins de bébé ... donc des achats) des achats pour le bébé ... ensuite je l'aide à rectifier ses cheveux (car il s'est tondu avec un miroir de poche et c'est pas terrible, il va se faire rappeler à l'ordre alors je lui propose de redresser la coupe, et là accroupi devant moi après l'avoir tondu il touche mon ventre et se remet à pleurer sur mon ventre
il me dit qu'il m'aime, qu'il a fait le tri dans sa vie, que moi seule suis importante, qu'il m'a fait du mal et c'est pour celà qu'il pleure (et je peux le croire car quand j'ai eu des coup de blues pendant ma grossesse et que je pleurais par fatigue marre des vommissements 5 à 10 fois par jour ... il finissait par pleurer pour moi, pleurer de me voir être mal) qu'il m'aime et m'aimera jusqu'à la mort, qu'il me l'a jurer et est près à me le jurer encore sur sa propre vie et celle de ses bientôt 3 enfants (et ses enfants c'est la prunelle de ses yeux) et encore d'autres mots du même genre, il voulait me prendre dans ses bras, me caliner, nous consoler ensemble mais je le repoussais car il me demandait trop pour moi
je l'ai calmer et nous avons encore un peu discuter l'un face à l'autre calmement de tout et de rien, je le repoussais lorsqu'il me sollicitait trop et je lui ai donner mes conditions : que je ne pourrai plus jamais supporter de telles choses, pas la moindre, pas la plus petite, que je n'en aurai plus la force, que ça me briserai à jamais, que je veux qu'il soit sûr de lui, de ses sentiments, que la vie à deux et de famille c'est pas comme ça que je la voyais et qu'il y a des compromis que je ne pourrai jamais faire (le partager que ce soit avec une autre ou le tchat, qu'il mène une double vie ...) ... et là il a pris le temps de "digérer" nos paroles et il m'a regarder dans les yeux et a répéter ses promesses, les a réïtérer ... nous avons discuté encore puis je suis partie troublée, il l'a vu même si j'ai dit le contraire et essayer de faire comme ci ...
il a téléphoner le soir pour être sûr que j'allais bien car il sait que quand je stress ... j'ai très mal au ventre, des contractures, des vomissements ... et nous avons rediscuter et il a répéter ses promesses et moi mes conditions et celà c'est fini comme ça
le lendemain, il me téléphone, pour me demander s'il peux venir dormir à la maison (je le rapelle, ses parents ne veulent plus de lui, il n'a personne d'autre et il a même dormi dans sa voiture avant d'être de garde) car il doit faire des manoeuvres et n'a pas le matériel, il s'est fait remonter les bretelles et on lui a donner une nuit pour aller faire son packtage, alors il me dit qu'il passera chercher ses affaires en vrac chez ses parents et s'il peut venir à la maison (chez nous) trier ses affaires et faire son sac pour la manoeuvre, passer la nuit et repartir le lendemain à 5 heures, je lui dit oui mais que c'est juste pour dépanner, je lui rapelle que nous avaons besoin de temps ...
donc hier soir il arrive, a priori content mais troublé d'être là avec moi et je le reçoit froidement (pire qu'une porte de prison) mais je ne veux pas lui donner de faux espoirs et je veux me protéger, on mange, il me demande où il va dormir et je lui répond sur le canapé, il me demande si nous ne pouvons pas dormir ensemble, juste dormir mais je dis non
il fini de manger, fait son sac, me parle peu en mots même si ses regards en disent long, nous souffrons tous les deux de cette situation batarde, être l'un à côté de l'autre sans être l'un avec l'autre, arriverons nous à dormir chacun de notre côté du mur sans souffrir, se faire souffrir
il va se laver et reviens dans le salon où je regarde la télé allongée car un peu fatiguée avec le ventre qui tire, je me redresse pour m'assoir en faisant la grimace (aie, aie) pour lui laisser une placeil s'assoit et on regarde la télé mais ça me fait mal d'être assise sur le canapé donc je lui demande de déplier le canapé (on le faisait souvent pour que je puisse m'allonger et lui s'assoir tous les 2 faces à la télé) et je m'allonge sur une moitié du canapé et lui sur l'autre
il me demande si j'ai mal, si le bébé tape ... puis comme le bébé se "défoule" dans mon ventre il me demande s'il peut poser les mains pour sentir et là il caresse son bébé (comme il l'a fait tant de fois, je sais bien qu'à ce moment là ce n'est pas moi qui suis sous ses mains mais ça me chamboule) et je craque, je tombe en larme je change de pièce, il me laisse quelques instants puis vient me voir "je n'aurai pas du venir, je te fais du mal, ... (et il se dénigre), je m'en vais" j'arrive à me calmer je lui dit de rester, où va-t-il aller dormir, il ne va quand même pas dormir dans sa voiture de ce temps là ... il pleure à son tour, on pleure tous les deux, il me dit qu'il m'aime qu'il faut que je le croie, qu'il me le jure, qu'il ne veut pas me faire souffrir que j'ai déjà assez souffert qu'il va partir car ça nous fait du mal d'être là tous les deux, qu'il est un con qui m'a brisé alors qu'il m'aime et que je l'aime ... je lui dit que oui, il m'a fait du mal et que la douleurs, les doutes et les peurs ne partent pas en quelques jours,que je voudrai tant croire qu'il a fait le tri dans sa tête et dans son coeur mais que j'ai peur, peur qu'il ne tienne pas la distance, qu'il craque d'ici quelques mois, quelques années, que je ne puisse plus lui donner ma confiance, qu'on se fasse plus de mal que de bien et je conclue en disant que nous n'arriverons pas à trouver de solutions qu'il faut laisser le temps faire son oeuvre et que la vie, le temps nous donnerons le chemin à suivre en atténuant la peine, la souffrance et en faisant évoluer nos sentiments, nos certitude ...
nous nous calmons et regardons un peu la télé, puis il re-craque sur des paroles du film et se blotti contre moi, là première erreur possible (je ne sais pas encore si j'ai bien fait ou si j'ai faux sur toute la ligne) nous avons tellemnt mal tous les deux et celà nous console tellemnt de nosu consoler mutuellement que je le laisse faire et le prend dans mes bras et nous pleurons l'un contre l'autre sur notre vie en morceaux que nous essayons de recoller comme nous le pouvons sans savoir où nous allons
là il veut partir car il sent que ça va être plus de souffrance quautre chose d'être côte à côte mais je ne le veux pas car dans cet état je ne sais pas comment il va réagir et je ne veux pas qu'il dorme dehors comme un chien donc je lui demande de ne pas partir et je lui dit pourquoi, nous restons tous les deux l'un contre l'autre (mais pas enlacés) et je ne peux pas le laisser, je sais que dès que je vais tourner les talons il va partir ce qui me fait peur et lui me pousse à aller dormir pour le bébé et pour moi
nous oscillons entre pleurs et consolations, et le lien, notre lien se reforme dans la douleur et la peine, je me sens si protégée contre lui, je sais c'est paradoxal car ma douleur et ma souffrance viennent de lui et mon apaisement aussi
là les baisers arrivent, libérteurs et douloureux à la fois, entrcoupés de promesses, d'engagements ... (de ça part)
il me pousse à allez dormir mais toujours cette peur "je ne peux pas le laisser, dès que je vais aller dormir il va partir "
je lui dit, il comprend et comme il ne veut pas que je dorme sur le canapé car je dormirai mal, nous allons dormir (je dis bien dormir) au lit
mais là notre chambre, notre lit ... je re-fond en larmes et lui aussi, donc nous oscillons de nouveau entre pleurs et consolations ; baisers, caresses et distance (je le repousse) ... et est arrivé ce qui devait arrivé, je pense que j'avais besoin de me fondre en lui et lui aussi, il m'a dit une chose très belle, je veux te montrer, te montrer qu'il n'y a plus que toi, à quel point je t'aime, te montrer l'amour, tout mon amour ...
il ne m'a forcé à rien ... mais après juste après ça m'a fait mal très mal trop mal et lui s'en ai rendu compte, on a très mal dormi, et ce matin à son réveil, je lui ai parlé je lui ai dit que je regrettais ce que l'on avait fait que j'avais mal au coeur et il s'est effondré, il a voulu fuir mes paroles et ma douleur car lui je pense (vu notre passé commun) m'avait donner la preuve d'amour suprême car on avait fait l'amour et non "baiser" (désolée pour le terme) comme on peut le faire parfois dans même dans un couple quand la sexualité, l'envie, le désir prend le pas sur les sentiments
je lui ai expliquer que je ne regrettais pas qu'il soit resté mais que nous n'aurions pas du aller si vite, si loin et juste dus passé la nuit côte à côte, que j'avais l'impression que nous refaisions les mêmes erreurs qu'au début, que nous répétions l'histoire qui nous avaient amené là où nous en étions aujourd'hui ... et que je ne le voulais pas, que nous aurions dû prendre notre temps ... et lui, même s'il ne voit pas comment le fait de faire l'amour peut nous nuire alors que nous avons tous les 2 des sentiments forts l'un pour l'autre m'a dit de prendre le temps qu'il me fallait, qu'il attendrait que je sois prête, sûre de moi, de mes sentiments et qu'il ne veut pas me faire "du mal", me "blesser" en faisant l'amour
on s'est quittés calmés, moi libérée de lui avoir dit ce que m'avait fait cette nuit et lui de savoir que je ne le repoussais plus totalement (car il m'a avoué avoir eu peur de ne plus pouvoir faire partie de ma vie sous quelque forme que ce soit, que je le repousse moralement et physiquement pour toujours...) que je lui laissais une place dans ma vie même s'il voudrait plus tout de suite, qu'il était près à m'attendre car il m'aime moi et moi seule enfin presque il nous aime tous les 2
voilà , je sais que c'est très personnel comme post et je m'excuse auprès de ceux qui pourrons être gênés, choqués de tant de "vie privée" mais j'avais besoin de me "déverser" auprès de vous car ici comme je le disait au début, il n'y a pas la "sanction d'amour" de la famille, l'instinct de protection du clan mais des personnes qui partagent leurs opinions, leurs idées, leurs vécus (quand c'est le cas) en toute honnêteté et gentillesse (en tout cas je l'ai toujours resenti et vécu comme celà ) et donc merci, merci, merci
bises
Jue
Les yeux, la voix, tes mains sur moi. Les mots d'amour, ça reste là. Le jour et l'heure, ta peau, l'odeur, l'amour, ça reste là. C'est fort encore, c'est mort d'accord, mais ça ne s'oublie pas. ça.