Pour ma part, je ne sais pas trop comment répondre au plus juste à ta question -ben oui je n'ai vécu qu'une des deux situation-,
j'ai toujours été ronde/grosse/forte (termes variables selon les nombreux toubibs consultés durant mon enfance)
J'ai pourtant mangé pareil que ma petite soeur,
-et pas plus que les autres gamins-, qui avait elle une courbe de poids tout à fait normale (et qu'on s'amusait à comparer). Je l'ai ainsi très mal vécu, pitchoune.
Dès la maternelle, je me rappelle devoir faire face à des moqueries (genre un peu comme dans vilaine ^^), qui ne se sont arrêtées qu'un peu avant le lycée.
Je me rappelle de mes parents (ou même de ma famille) qui m'ont fait ressentir que j'étais tout de même plus ronde que la normale -et que ma sœur-, de ces médecins, pédiatre, nutri que j'ai été voir, des 4 sports (tennis, volley, gym, danse) que je devais pratiquer dans une même semaine pour voir partir ses kilos en trop (en vain).
Pour le coup
et sans vouloir faire de sociologie du dimanche je pense qu'on m'a [que je me suis] enfermée dans le rôle de la ronde (stigmatisée comme le dirait goffman) et l'ai, jusqu'au lycée, vécu comme on me le renvoyait: c'est à dire comme le plus grand malheur qui puisse m'arriver, et y ai répondu par une attitude timide, une confiance relative aux autres enfants, de peur de leurs moqueries.
Mon corps (et mon esprit) changeant, je pense que je me suis beaucoup plus acceptée au fil du temps, faisant valoir le fait que j'étais certes ronde mais pas que. Vers 15-16 ans, j'ai aussi dit "f*ck" à mes parents qui me contraignaient genre "quand on est forte, on ne fait pas ça, on ne s'habille pas comme ça" etc.., ça m'a fait un bien fou.
Passer le pas et m'accepter (enfin vivre des trucs sans penser à comment ses rondeurs peuvent entraver un bon moment) m'ont aussi permis d'avoir pas mal petits copains

, connaître mes meilleurs amis actuels, faire pleins d'expériences marrantes.. ce qui est je pense très valorisant, pour une enfant à qui l'on a toujours tenu le discours implicite
(ou pas des fois) "tu es grosse, étudie, tu n'arriveras à rien d'autre".
Ah et autre chose, qui m'a permis aussi de mieux m'accepter: arriver après le bac dans une grande ville, où les tailles passées le 44 ne se trouvent pas uniquement dans un magasin pour femmes plus âgées et à des prix inabordables.
Au final, je crois que le fait d'être ronde depuis que je suis petite, m'a permis, les années passant, de le vivre plutôt pas mal maintenant au final.
J'ai essuyé les plâtres étant gamine, mais ai fini par relativiser et ne prendre ces rondeurs que comme une caractéristique physique quelconque, comme la couleur des cheveux ou la taille, qui en ont font complexer plus d'une,j'imagine.
Ce qui veut pas dire que, je ne suis pas emplie de doutes, bien entendu, comme chaque femme, même si je m'accepte, j'ai comme tout à chacune (ronde ou pas) le flip du regard de l'autre par exemple à la plage(et la question existentielle: 2 pieces ou tankini?). D'autant que les critère/diktats sociétaux (et phallocrates) de la "beauté universelle", ont eu tendance ces dernières années à devenir de plus en plus stricts.
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le léopard ça amincit vachement (t'es sure?) ben attends t'as déjà vu un léopard qu'avait l'air gros toi?