? Bienvenue sur le forum Vivelesrondes !
Communauté bienveillante depuis 2002 — 4,4 millions de messages.
Nouveau ici ? Lis la charte puis présente-toi dans Faire connaissance.
J'ai une amie qui souffre de fibromyalgie aussi et elle a eu deux enfants (et elle en veut 2 autres). Depuis qu'elle a eu sa fille (2 ans) elle n'a plus de douleurs physiques et depuis elle a eu son fils également (8 mois).

Quand elle a arrêté les médicaments pour sa première grossesse son médecin lui avait dit que la douleur pouvait soit: disparaitre, demeurer pareille ou augmenter et qu'il n'y avait pas moyen de prévoir à l'avance quel serait son cas. Pour elle ce fut disparition totale et durant tout le temps de l'allaitement aussi et comme elle a enchaînée grossesse, allaitement, grossesse et allaitement ça fait 3 ans qu'elle n'a pas eu besoin de médicaments.

La seule chose qu'elle doit faire est de faire garder ses enfants une nuit de temps en temps (environ 2 fois par mois par sa mère qui demeure à 5 minutes) afin de pouvoir dormir 9h ininterrompu car c'est seulement après 9h de sommeil qu'elle atteint le sommeil profond.
...le seul problème avec le désert, c'est qu'on s'y ennui à mourir.

Si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on? Il ne sert plus qu'à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les Hommes.
Merci pour vos réponses.
En effet, je dis "embryon" car j'ai peur de trop humaniser cet enfant potentiel et donc de souffrir par après en fonction de la décision prise.
Ceci étant, je penche effectivement pour l'avortement.
Je ne peux pas reprendre nom par nom pour vous répondre à toutes car tous vos avis me semblent censés et m'apportent quelque chose, forcément. Raison de la création de ce post et je vous en remercie.

Ceci étant, concernant l'avis de Bibi, oui, je le trouve tout comme Karen censé.
Ceci étant, une fibromyalgie n'est pas l'autre, c'est d'ailleurs bien une des caractéristiques de la maladie, elle nous atteint tous et toutes de manière différente mais la souffrance de toute manière est difficile à mesurer.
Ici, comme point de comparaison, je prendrai ce que tu me dis à propos du repassage, Bibi. En vérité, je ne fais pas de repassage depuis plus de dix ans. Ce n'est pas une question de démotivation ou de fainéantise. C'est même plutôt ennuyant. Mais j'ai des douleurs dorsales tellement fortes que le fait de me pencher ne fût ce qu'un peu (rien qu'aller chercher qq chose dans le frigo) me donne des douleurs qui ne s'atténuent qu'après un repos forcé dans le canapé pendant au moins 20 minutes. Le nettoyage, c'est idem. Ne sachant pas me pencher car je "me bloque", au départ, je faisais mon ménage le vendredi matin en profondeur et j'allais ensuite me coucher pour toute l'après midi et la nuit. J'ai du abandonner le ménage il y a deux ans.
En vérité, je n'ai pas vraiment expliqué tous mes symptômes et toutes les circonstances qui font que ma maladie en est là.
Mais je suis en fait limitée au point de vue mouvements jusqu'à ne pas pouvoir m'habiller seule, ne plus pouvoir prendre ma douche plus de 5 minutes d'affilée, de ne pas pouvoir me lever du lit seule parfois car mes douleurs articulatoires (surtout au niveau du bassin et des articulations des bras) sont tellement fortes que je dois me réadapter chaque "matin".
Aussi, mon rythme de sommeil est complètement décalé et sans médication hypnotique, pour l'instant, même avec des plantes etc. je n'ai aucun résultat.
Je me suis assez bien "enterrée" ces dernières années suite à l'arrêt de ma carrière professionnelle suite à un harcèlement moral ayant provoqué énormément de stress (ma psychiatre avait qualifié mon état de "non dépressif, mais à la limite du viable pour un être humain) et de pression, ayant presqu'ébranlé mon couple qui est pourtant solide et plein d'amour.
Ensuite, nous avons fait face aux décès, aux problèmes administratifs, à de lourdes décisions (pas aussi lourdes que celle-ci ceci dit) et à toujours plus de stress malgré tout. J'ai vu une psy pendant de nombreux mois au niveau comportementaliste pour comprendre mon état d'angoisse, de peur, de "blocage" finalement car je me sens "bloquée", sans issue, terrorisée. "comme un chat sous des phares de voiture".
En vérité, j'ai pris conscience que mon état est un état de vigilance constante qui ne me permet pas de me relaxer. Ca me crispe plus qu'autre chose et ma santé en pâtit.
Ce cheminement a été l'occasion de remises en question, évidemment, d'une certaine "intellectualisation" mais aussi a été remuant d'un point de vue émotionnel. Ensuite est venue l'annonce du diagnostic de fibromyalgie qui en partie a été soulageant car il me faisait enfin comprendre d'où venaient tous ces symptômes qui s'ajoutaient et ce manque d'autonomie grandissant.
Mon grand défi n°1 est de réguler mon sommeil petit à petit, mon poids n'est pas une priorité auprès de ma rhumatologue, elle considère mon poids davantage comme un élément que comme un problème. Donc j'ai un peu mis de côté le "problème poids" (s'il en est un).
Mon second défi est effectivement de refaire des choses en dosant mes efforts. J'étais ainsi très motivée récemment à reprendre une activité sportive à petite dose puis à essayer d'augmenter mon seuil de tolérance car je sais aussi que l'exercice MESURE peut aider.
Bref, disons que j'en suis au milieu de mon parcours et il est difficile pour moi malgré l'émotion que cela suscite, d'envisager une grossesse quand je ne peux même pas lacer mes chaussures, me pencher dans une armoire, ... je me projette dans ma situation de femme enceinte (je vois ce que tu dis, Bibi au niveau du fait que beaucoup de fibro perdent leurs symptômes, ceci dit j'ai lu une étude qui dit que c'est le cas de 57% des fibros et dans mon cas depuis que je suis enceinte, avant même le diagnostic, mes douleurs ont augmenté et encore plus évidemment depuis l'arrêt de la médication, médication que je ne désire pas garder à vie !) sur du plus long terme et je me projette également en tant que mère (ce que je n'ai jamais fait) et même si oui, des personnes ayant un handicap lourd font des enfants (comme des personnes en chaise roulante ou autre), je me demande si je pourrai assumer de front une sorte de "rééducation" que j'ai envie de débuter et la grossesse/maternité. A vrai dire, si je m'écoute, la réponse est "non" car j'ai déjà tellement de mal en temps normal au niveau des déplacements et des douleurs, de la fatigue et je me vois maintenant enceinte et en état encore plus délicat ces temps ci.
J'ai VRAIMENT envie d'aller mieux, j'ai VRAIMENT envie de pouvoir refaire les choses que j'aimerais faire avant que la maladie n'aille si loin. Mais parfois la motivation n'est pas suffisante. Il faut être aidé, supporté, trouver les bons contacts. Tout ce que j'en pense est que je doute de pouvoir aller mieux et pouvoir donc apporter ce qui est nécessaire à un bébé, enfant. J'ai peur d'aller au delà de mes limites mais pas dans un sens positif, de ne pas pouvoir me relever. J'ai déjà énormément de mal en temps "normal"...
Certains disent qu'un changement de vie peut aider à aller mieux. Ceci dit, j'ai toujours aimé ma vie. Elle n'est pas parfaite, rien ne l'est. C'est tout un défi à relever.

Techniquement, ma décision rationnelle est prise depuis quelques jours mais les réactions émotionnelles sont difficiles à gérer. Elles sont toutefois une part non négligeable de notre humanité. J'imagine qu'en effet, comme vous le dites un peu tous, la décision m'appartient et doit se mesurer en fonction de mes limites entre autres.

Concernant les aspects médicaux, j'ai vu une gynécologue ce vendredi. Elle comprend mes craintes, je suis ravie d'être tombée sur une personne comme elle. Nous avons fait une écho, connaissons la date de conception.
Son point de vue est similaire à celui de mes autres médecins. Elle pense que d'un point de vue gynéco, rien ne s'oppose techniquement à ce que j'accouche. Mais elle estime toutefois, même si elle ne veut pas cloisonner mon choix, que mes douleurs présentes à l'heure actuelle sont trop imposantes pour que je puisse envisager une grossesse sereine, tout comme le stress qui en découle, voire les déprimes. Evidemment, j'ai peur des complications et pour moi et pour le bébé. Elle comprend ces craintes et pour avoir travaillé sur des situations de personnes souffrant de fibromyalgie, elle m'a surtout parlé du fait que beaucoup de femmes fibromyalgiques se préparent avant que la grossesse ne commence afin de pouvoir réduire progressivement le traitement, qu'elles trouvent des thérapies alternatives, etc. C'est un peu tard en ce qui me concerne étant donné que la grossesse est une "surprise" de la vie.
Elle pense en effet que ma grossesse sera difficile à porter, pourrait éventuellement rendre mon état plus délicat encore.
Mes autres médecins quant à eux ne se sont pas positionnés depuis que je suis enceinte mais ma rhumatologue, en accord avec moi même d'ailleurs, m'avait dit "ça n'est pas le moment".
Disons que je n'ai pas une petite fibro et qu'il y a plein d'aspects à régler : traitement (qui n'est en cours que depuis décembre), autonomie, rééducation (j'ai perdu beaucoup de masse musculaire), aspects psychologiques.

Donc voilà +- la situation avec plus de détails. Je suis désolée d'écrire des romans mais bon, tant qu'à partager un aspect important de sa vie, autant le faire de manière détaillée.

J'ose espérer que si mon choix est d'avorter, je ne me torturai pas encore (c'est ma spécialité) à l'avenir avec des "et si"... Ou encore des "mais tu es fainéante". Depuis mes 5 ans je me trouve trop fainéante, à la traine. Finalement, je n'ai jamais respecté mes limites. Selon ma psychologue, ce serait une des raisons pour lesquelles ma maladie est allée si loin. Et puis aussi parce que, ... tant que nous sommes sur ce forum autant en faire part... Quand je me plaignais de douleurs depuis très jeune, on me disait : "tu es trop grosse, perds du poids". Et les régimes à répétition n'ont fait que me rendre que davantage intolérante avec moi-même. Et plus grosse, finalement.
"Et si" j'avais été diagnostiquée plus tôt... peut-être n'en serais-je pas là aujourd'hui.

Mais bon, ... les regrets ne m'apporteront sans doute pas grand chose. Peut-être des leçons sur comment envisager les choses à l'avenir... Davantage dans le respect de mes limites physiques... tout en accord avec mon émotionnel et ma morale qui ont parfois des "discours" divergents.

*soupir*
BOnjour, TheInsaneMogwai...
Comment vas-tu ? As-tu pris une décision ? Donne-nous des nouvelles stp...
...
Quand je te lis, on dirait moi ;)

D'un point de vue strictement extérieur, je pense que tu y réfléchis beaucoup trop, même si je sais que ce n'est pas une décision à prendre à la légère.
Je pense que tu te tortures réellement trop l'esprit. C'est exactement ce que je fais en situation de "crise", et ça ne fait qu'empirer les choses. On ne cesse de se demander "et si", "oui mais", on écoute les uns, les autres, on change d'avis, on hésite...

Le truc c'est d'agir et de trancher, définitivement, d'être pour ou contre. Parce que sinon tu vas te bousiller encore plus la vie.
Reconcentre toi sur toi, sur ce que tu as réellement envie de faire, ne pense pas à l'avenir, à l'embryon, à ton entourage, même si c'est plus facile à dire qu'à faire. Je pense qu'en ton for intérieur tu as déjà la réponse.

Bon ça c'est les conseils que j'aimerais qu'on me donne mais je ne saurais pas appliquer moi-même ;)

Maintenant pourquoi ne pas en parler avec un psy avant ? En occultant tout le reste, en ne prennant en compte que l'aspect médical et psychologique lié à la grossesse et à la venue du bébé.

Le problème c'est qu'il ne faut que tu te retrouves dans un état psychologique encore pire aprés ta décision. Je parle en connaissance de cause. A chaque fois que je cogite sur un truc, je prends une décision et quand celle ci est irrémédiable je panique, je stresse, je regrette, je le vis mal et ça me pourrit la vie.
Ne crois tu pas qu'il vaut mieux tenter quand même ? Parce que remettre à plus tard un sujet qui ne se solutionnera peut-etre jamais, ça peut etre pire que mieux...

Moi je sais que face à un "problème" je baisse vite les bras, j'arrive à me convaincre que c'est pas bon pr moi, que ça ne va pas aller, j'amplifie tout pr etre sùre qu'on ne me jugera pas mal, pour qu'on cautionne ma décision.
Alors que celle ci est parfaitement arbitraire, elle n'est motivée QUE par la peur de l'avenir, la peur du changement.

Tu ne peux pas savoir comment ton corps va réagir à cette grossesse, tu ne peux pas savoir à l'avance comme tu vas te comporter en tant que mère. Donc le seul acteur à prendre en compte pr le moment je pense, le plus essentiel de tous c'est "Ai je vraiment envie d'un bébé, là tout de suite", comme toutes personnes physiquement "en forme".

On m'a diagnostiqué une hyperoestrogénie quand j'étais ado, je me cassais tout le temps la figure, j'ai été opéré des ligaments, ma peau était trop fine, j'avais mal partout et mes articulations se déformaient. On m'a donné la pillule pr essayer de réguler et on m'a parlé du syndrome d'Ehlers Danlos, une maladie génétique assez rare, mais dont je n'ai pas voulu passer les tests finaux.
Dans la famille de mon mari il y a aussi une maladie génétique qui touche la mobilité.
J'avais toutes les raisons de ne pas tomber enceinte trop vite. Les douleurs liées à l'arrét de la pillule, les chutes, la malformation, l'éventuelle transmission d'une maladie génétique... Mais j'avais envie d'avoir un bébé.
C'est bien la seule chose pr laquelle je n'ai jamais douté (Bon ok ça c'était avant d'etre enceinte lol).

Maintenant que mon enfant est en moi je ne peux plus revenir en arrière. J'ai fait le choix de tenir le coup, même si à la base, malgré cette forte envie, j'avais une trouille bleue et que j'ai voulu tout laisser tomber.
Donc je peux comprendre que tu sois indécise, puisque même moi qui voulait des enfants, une fois devant le fait accompli j'ai eu un doute.
Mais quoiqu'il arrive il faut avancer, même si ça fait peur, car on ne connait pas les conséquences de nos actes.

Je pense qu'il n'y a que toi qui a la réponse. Avoir des avis c'est bien, mais c'est ton choix, ta vie, ta décision. Il faut que tu prennes confiance en toi, quoiqu'il arrive ta décision sera la bonne parce que ce sera ton choix.
Maman d'Anaëlle, qui a vu le jour le 22 Août 2010 !
Répondre

Revenir à « 9 mois »