J'ai longtemps eu tendance à une trop grande prodigalité, qui se traduisait de différentes façons : inviter des gens que je connaissais à peine à boire un coup et payer l'addition, gâter mes colocs de présents en tous genres, amener des desserts faits maison en cours, faire à Noël des cadeaux bien au dessus de mes moyens ; quitte à bouffer des pâtes pendant un mois...
Puis j'ai pris conscience que ce n'était pas "normal", pas forcément sain, et que je faisais très certainement ça dans le but de me faire aimer des autres. J'ai toujours eu du mal à me faire à l'idée que tout le monde ne peut pas m'aimer
Donc maintenant, je reste d'un naturel plutôt généreux, mais je rationnalise.
Au travail, je m'adapte aux pratiques, Ã l'ambiance, et surtout aux gens.
Lorsque j'étais en agence de comm', nous étions 8 jeunes, même les patrons n'avaient pas 30 ans, et nous passions notre temps à picoler ensemble, faire des apéros, amener des quiches, des gâteaux... Tout était bon à fêter : un contrat décroché, un anniversaire, le printemps..!
Je participais donc, comme tout le monde, à ces joyeusetés.
Lors de ma dernière expérience, j'étais dans une très grande boîte internationalisée, mais au sein de la fondation où j'oeuvrai nous n'étions que... 5 (et encore, en comptant le big boss).
Donc on se payait le café à tour de rôle, mais sans jamais compter, ça venait naturellement, à l'envie de l'un ou l'autre.
Et quand j'ai passé un weekend à Prague, je suis revenue avec des spécialités sucrées pour mes collègues qui ont été ravis.
Ma patronne m'a quant à elle offert le resto le dernier jour, et un bel arbre (calamondin).
Bref, maintenant j'ai des attentions pour les gens que je connais et que j'apprécie, point barre!