Provence a écrit :Je n'ai pas l'impression qu'être acteur de sa vie empêche de se plaindre.
C'est plutôt le fait de trouver des responsables ailleurs. De dire toujours c'est la faut à untel ou telle chose
Bien sûr qu'il y a une origine à nos problèmes, mais l'aide est à trouver en nous, pas dans ce qui en est à l'origine.
Je dis +100000000000000000 !
(merci pour ce topic d'ailleurs, en passant...

)
On ne peut pas sans cesse accuser les autres d'être responsables de ce qui nous arrive, tout le temps, c'est impossible.
Loin de moi, l'idée de vouloir nier ou amoindrir le "statut de victime" mais comme l'a dit Câline (il me semble

), il y a un temps pour être victime et un temps pour se prendre en main.
Un temps pour se plaindre et un temps pour réagir et avancer. Continuer malgré tout.
C'est ça la vraie force pour moi, être capable de se dire : oui, je suis victime, oui, j'en bave mais je vais me relever et ça ne m'empêchera pas d'avancer.
Parce que ressasser tout le temps en se disant : ce n'est pas de ma faute, on m'a fait du mal donc j'ai le droit de leur faire payer, je ne suis qu'un pauvre victime... etc. Ca n'est pas non plus une solution.
Parfois, même dans des situations difficiles où le traumatisme a pu être très important (et j'en sais quelque chose

), il faut se faire violence pour se sortir de ce schéma infernal et continuer à avancer.
Après, je veux différencier un point particulier. Celles et ceux qui cherchent toujours à mettre la faute sur l'autre quand elles/ils font des erreurs. Je ne les considère pas comme des victimes, mais comme des gens qui refusent d'assumer leurs responsabilités. Quand on se plante, on se plante, ce n'est pas toujours la faute du voisin, des copains, de la boulangère ou de la société, mais de SA faute à soi particulière et personnelle ! Faut assumer ses erreurs aussi, c'est ça être un adulte responsable, parait-il !
