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nana_banga a écrit :il faudrait qu'il fasse une cure mais bon bien sur faut ça vienne de lui, je connais bien les rapports père/fille je suis passée par là, lui il boit pas du tout, mais il m'aime pas, il me parle plus depuis 98, enfin depuis petite, il m'a à peine à adresser la parole!!! :( :(

donc voilà dommage car quand il est pas ivre, il est bien d'après ce que tu dis, j'espère du fond du coeur que cela va s'arranger, le temps si vite, et les etres qu'on aimerait qu'ils nous apportent de l'amour, n'est pas évident, c'est une lutte de tous les jours, soutenez le, parlez lui quand il est sobre, faites de longues marches en foret, aller voir un alcoologue! la vie pourrait etre si belle parfois, bises à toi!!


Ca doit pas être facile tous les jours d'avoir un père qui ne nous aime pas et qui ne nous adresse pas la parole... et j'en suis désolée pour toi...
Je sais plus ou moins ce que c'est que ne pas avoir de communication père/fille... j'espère également puor toi que ça pourra un jour s'arranger pour toi.

Il ne veut pas bouger mon père, il ne voit pas son problème ou ne veut pas l'assumer plutôt donc l'emmener voir un médecin ou un alcoologue ça va être très dur... si la démarche ne vient pas de lui, je pense que ça n'aboutira pas ! non non je ne suis pas négative mais réaliste, j'espère aussi sincèrement que ça s'arrangera un jour et de son plein gré !
La vie a été belle après son opération, il n'a pas touché à l'alcool pendant quelques mois et c'était le calme, la plénitude à la maison. Mais ce fut de courte durée...
Je garde tout de même l'espoir que ça s'appaise un jour...

bises :)
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Nani Nounette je comprends très bien ton problème. Moi il ne s'agissait pas de mon père mais de mon mari qui a été alcoolique une dizaine d'années (avec 7 années vraiment pénibles, particulièrement les deux dernières).

La maladie alcoolique est très difficile à gérer pour l'entourage et aussi pour le malade. Parce qu'un alcoolique, même s'il ne veut pas le reconnaître, sait bien qu'il a un problème. Mais le seul moyen qu'il a de supporter son problème, c'est de tenter de le faire porter aux autres par tous les moyens.

Alors on a droit aux insultes, aux remontrances, aux observations... La personne change complètement de caractère et de façon de voir les choses. Elle devient agressive, souvent arrogante, et une seule réflexion sur son alcoolisme suffit à déchainer la tempête.

Et tu as raison, s'il veut s'en sortir, le déclic doit venir de lui seul. Inutile de le trainer à une consultation. Inutile même de lui en parler. Pour avoir la paix il promettra tout ce que vous voudrez, sans avoir un seul instant l'intention de le faire.

Alors que faut il faire ? Comme me l'avait expliqué mon médecin : il faut laisser tomber l'alcoolique. Pas dans le sens s'en aller. Mais dans le sens de chuter. S'il veut tomber, il faut le laisser faire. Une fois en bas il a deux solutions : remonter ou y rester. Mais surtout il ne faut pas prendre le problème de l'alcoolique pour soi. Ne pas cacher les bouteilles. Ne pas lui couper les vivres (de toutes façons s'il veut boire, il boira), ne pas lui parler de maladie, ne pas lui reprocher de boire...

Mais montrer qu'on n'est pas dupe : s'il dit qu'il a à peine bu, il faut aller dans son sens mais sur un ton qui fasse qu'il comprenne qu'on sait bien ce qu'il a bu, sans insister ni faire de commentaire supplémentaire. S'il planque des bouteilles, lui rappeler qu'il y a une poubelle pour les jeter. S'il dit que ce n'est pas lui qui les a cachées, ne pas lui dire qu'il ment. Dire que dans ce cas là, celui qui fait ça est prié à l'avenir de les jeter dans la poubelle.

Avec cette méthode, au bout d'un moment, l'alcoolique se rend compte qu'il ne trompe personne (alors qu'avant il le croit) et surtout il a l'impression que son problème n'intéresse plus les autres. Parce qu'en fait l'alcoolique fait souvent porter la responsabilité de son alcoolisme à l'entourage : "si je bois c'est parce que vous ne savez pas m'en empêcher alors que vous dites tout le temps que je ne dois pas boire, donc si je bois c'est votre faute". Si on arrive à ne plus dire à l'alcoolique de ne plus boire et à lui montrer que c'est SON problème à lui, le seul argument qu'il ait ne tient plus... Ca le déstabilise parfois suffisamment pour qu'il prenne conscience de la nécessité de se soigner.

C'est ce qui s'est passé avec mon mari. Il avait fait deux cures dont il est sorti pire qu'avant. Et puis le médecin m'a expliqué qu'il fallait que j'arrête de faire le garde fou. Et mon zom a compris... Ca fait plus de deux ans qu'il est abstinent, il n'a plus de médicaments pour ça et aucune envie de reboire pour le moment.

Voilà je m'excuse d'avoir été un peu longue. Mais j'aurais tellement voulu qu'on m'explique tout ça plus tôt.

Si tu as besoin d'autres renseignements ou de soutien, je suis là ! :D
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Patty, merci beaucoup pour ton message.

C'est un peu troublant pour moi pas pour ton message mais parce qu'en même temps j'ai une impression de déjà vu, lire ton message, manger du pain, et ma soeur qui me demande de piles.. Bref c'est pas le sujet....

Patty a écrit :La maladie alcoolique est très difficile à gérer pour l'entourage et aussi pour le malade. Parce qu'un alcoolique, même s'il ne veut pas le reconnaître, sait bien qu'il a un problème. Mais le seul moyen qu'il a de supporter son problème, c'est de tenter de le faire porter aux autres par tous les moyens.


ça c'est bien vrai... c'est aussi vrai qu'il le sait mais pour le moment il n'a pas décidé de s'en sortir ou d'arrêter... sauf quand sa vie était en danger là il a trouvé le moyen de tout stopper mais que le temps de...

Patty a écrit :Alors on a droit aux insultes, aux remontrances, aux observations... La personne change complètement de caractère et de façon de voir les choses. Elle devient agressive, souvent arrogante, et une seule réflexion sur son alcoolisme suffit à déchainer la tempête.


Je l'aurais pas dit mieux... c'est clair que le moindre mot par rapport à son alcoolisme suffit à déchainer la tempête comme tu le dis... on en vient même a faire attention à chaque mot qu'on peut dire, chaque phrase pour ne pas l'énerver, parce qu'il est plus que susceptible dans ces moments là. C'est hallucinant, ce revirement de comportement. Il passe du blanc au noir en l'espace de quelques instants.

Patty a écrit :Alors que faut il faire ? Comme me l'avait expliqué mon médecin : il faut laisser tomber l'alcoolique.
(je remet pas tout)

Wahou, c'est vrai que c'est pas évident de prendre sur soi pour en arriver à ne plus rien lui dire sur son problème et à le laisser se rendre compte par lui même des choses...
Comment supporter ces moments là ? Comment tu as fait toi ? ça a mis longtemps avant que ton mari se reprenne en main ? (excuse moi pour les questions insdicrètes)

Patty a écrit :Voilà je m'excuse d'avoir été un peu longue. Mais j'aurais tellement voulu qu'on m'explique tout ça plus tôt. Si tu as besoin d'autres renseignements ou de soutien, je suis là ! :D


T'excuse surtout pas, c'est super important pour moi d'avoir des avis et des conseils parce que je crois qu'on est dans l'impasse avec mon père.
Merci beaucoup !! J'hésiterais pas à te demander si j'ai besoin :) Bisous
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Tes questions ne sont pas indiscrètes, si je n'avais pas voulu parler de ce problème je ne l'aurais pas fait. Je te précise aussi que mon zom est au courant de ce que j'écris et qu'il m'a dit que si son expérience pouvait aider qq'un, je pouvais dire tout ce qui s'était passé.

Comment arriver à prendre sur soi pour ne plus lui reprocher son problème ? C'est ce que j'ai trouvé de plus difficile à faire. Quand le médecin m'a expliqué tout ça, je lui ai dit que je ne pourrais jamais, que c'était criminel, que si je ne disais et ne faisais plus rien, j'aurais l'impression de l'abandonner et de le laisser livré à lui même et que ça serait encore pire !

Le médecin m'a répondu : "pouvez vous me dire objectivement que tout ce que vous avez fait jusqu'à maintenant a été utile ? Y a t-il eu une amélioration ? Est ce que vous n'êtes pas en train de démolir votre vie à vous ?"

Euh... Ben... A vrai dire... Reconnaître que malgré tout ce que j'avais pu faire je n'avais pas servi à grand chose n'a pas été le plus simple. Mais il avait raison. Ca faisait des années que je me battais contre des moulins à vent, que je m'épuisais à surveiller, compter, réprimander, craindre, faire attention à ce que je disais, à ce que je faisais, à subir, à avoir peur, des années que je ne vivais plus vraiment, que j'essayais moi aussi de donner le change aux autres... Et en faisant ça je rentrais dans son jeu... Et je me démolissais avec lui, d'une autre façon.

Alors j'ai décidé d'essayer la méthode du médecin. Au début j'ai pris sur moi, ça me semblait tellement peu naturel de ne plus planquer les clés de la voiture, de ne plus surveiller sous les meubles... Mais j'ai tenu. Et au fur et à mesure je me sentais délivrée de ce rôle que je m'étais imposée toute seule.

Combien de temps ça a pris ? A peu près un mois pour qu'il prenne conscience qu'il y avait un "truc pas comme d'habitude chez moi". Il a commencé à poser des questions "mais tu t'en fous que je boive ? Tu vas t'en aller ? Pourquoi tu dis plus rien ?..." Je lui ai répondu : "ça fait des années que je partage avec toi un problème qui n'est pas le mien, sans succès. Alors je renonce, c'est ta vie, fais en ce que tu veux... Quant à partir, je le ferai peut-être effectivement..."

J'ai eu très peur parce qu'il a perdu pied et il a commencé à être vraiment soul, alors qu'avant je ne le voyais pas soul. Mais j'ai tenu.

Et un soir, le 20 décembre 2002, il est venu me prendre la voiture au boulot en me disant "je viens te chercher après ta commission". Mais il n'est pas venu. J'ai attendu jusqu'à 21h au boulot... Puis j'ai appelé une amie qui m'a raccompagnée chez moi. Il n'y était pas. J'ai appelé sa mère, le commissariat et l'hôpital. On ne l'avait pas vu. Son portable ne répondait pas. Je suis allée me coucher.

Vers 2h00 du matin j'ai entendu du bruit à la porte. C'était lui. La cheville cassée, une plaie à la tête, plein de sang, trempé de pluie et d'urine et glacé. Il ne se souvenait pas de ce qui était arrivé, sauf qu'il était par terre sur le parking de notre immeuble depuis plus de 3 heures, à 10m de la porte, qu'il ne pouvait pas l'atteindre et qu'il ne savait plus se servir de son portable...

J'ai appelé les pompiers et je l'ai accompagné à l'hôpital. On n'a pas pu l'opérer tout de suite parce que son taux d'alcool était trop élevé (il avait une double fracture de la cheville, un trauma crânien et il était en hypothermie).

Le lendemain je suis allée le voir à l'hôpital, sans lui faire aucun reproche. Et il m'a dit "tu vois je suis un vrai alcoolo maintenant, comme ceux qu'on ramasse dans les caniveaux... Je ne veux pas être ça !". Et il a décidé d'arrêter de boire. Il a demandé un traitement au médecin. Il l'a suivi pendant un an et demi.

Une seule fois il m'a dit qu'il avait envie d'un whisky au resto (ça devait être un mois après). Je lui ai dit : "si tu en veux un, prends le, mais avec ton traitement ça risque de te poser un problème." Alors il m'a dit "mais je le prends ou pas ?" "Tu fais ce que tu veux, ça n'est toujours pas mon problème !". Il l'a pris. En moins de 10 minutes il était couvert de plaques violettes, de sueur et son coeur tapait. On est rentrés. Plus jamais il n'a voulu regouter à l'alcool. Et un mois plus tard il faisait son infarctus. Le médecin lui a dit que s'il avait été sous l'emprise de l'alcool à ce moment là, on n'aurait pas pu faire l'intervention et qu'il serait probablement mort...

Il n'a plus jamais bu. Il est passé par des phases "je ne veux que du Coca" parce que pour un alcoolique, boire de l'eau c'est une honte. Maintenant il ne boit plus que de l'eau et du café déca. L'alcool ne lui manque plus. Au début il évitait les endroits où il y en avait. Maintenant il arrive à rentrer dans un café sans en avoir envie.

Toutefois il fait attention. Il sait que la guérison ne peut jamais être considérée comme définitive. Mais pour le moment ça va !

"Laisser tomber" un alcoolique c'est dur. Mais c'est salutaire parce qu'il faut penser à soi. Un alcoolique est égoïste (il ne le fait pas exprès). Tout ce qui compte c'est l'alcool. L'entourage n'est qu'un moyen d'en obtenir. Il est prêt à tout pour sa dose, comme un toxico. Au début c'était difficile, j'avais l'impression de le voir tomber et de ne rien faire pour l'aider. Mais par contre je me sentais mieux, je revivais par moi-même, je n'avais plus de réflexions, puisqu'il n'avait plus rien à me reprocher. Je lui montrais clairement que je n'étais plus le garde fou qui tentait de l'empêcher de boire. Donc s'il buvait, ça devenait sa faute et plus la mienne. Il m'a dit après que ça l'avait pas mal déstabilisé de se retrouver seul face à son problème. Mais que le déclic venait sûrement de là.
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Merci de me faire partager ton expérience et celle de ton mari.

J'ai besoin de prendre du recul par rapport à tout ça, accepter qu'il faille changer de comportement, savoir comment je vais aborder ça avec ma maman et ma soeur.

Je ne te remercierais jamais assez de m'avoir montré qu'il y avait des solutions et que tout n'était pas perdu.

Gros bisous
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ce que a été dit juste plus haut est très juste.
Je voudrais juste rajouter que certains alcools rendent agressifs, je veux dire plus que le moyenne.
J'ai connu ça aussi avec mon père et quand il buvait du whisky, par exemple, il était super agressif. Il n'a jamais levé la main sur nous mais il cherchait vraiment la bagarre. Combien de fois je ne me suis pas faite traitée de sa..pe alors que je n'avais même pas dix ans,...Il nous suivait partout et nous lancait des méchancetés à la figure faisait tout ce qui nous énervait,...
Par contre ,avec le vin par exemple, la situation était plus facile. Bien sur ça n'était pas parfait il cuvait son vin toute la soirée dans le salon et nous on était obligé de rester dans nos chambre pour ne pas voir ça, mais dans ces moments là, il était plus doux, il se rendait compte de ce qu'on subissait et par exemple quand il allait se coucher, il passait dire bonne nuit à tout le monde ou des trucs comme ça. Ca n'est évidemment pas génial mais c'est déja mieux.Ca nous montrait qu'il se sentait coupable et c'est bête mais ça fait du bien.

De plus la relation que tu as avec ton père a l'air plus douce que celle que moi j'avais avec le mien. Entre nous il n'y a jamais eu d'affection ou quoi donc il n'avait pas envie de faire l'effort de se sevrer "pour nous".

Peut être que si tu arrives à lui parler un matin, quand il est à jeun, tu pourrais peut être essayer de lui expliquer que même s'il ne se sent pas la courage d'arreter pour l'instant, il peut peut-être passer à des alcools moins fort même si c'est pour être tout autant saoul en fin de compte Histoire de renouer le contact avec les gens qu'il aime et de se donner plus de courage pour la suite. Ca peut être par écrit si c'est plus facile pour toi... ou pour lui.

Peut être que comme ça vous vous raprocherez tous et vous pourriez peut être lui donner la force qui lui manque.

Voilà cest juste une petite idée comme ça. Pour ma famille ça n'a pas vraiment fonctionné, elle a éclaté. Mes parents se sont séparés, ma soeur et moi sommes partis très vite de chez nous ... et mon père a continué à boire. Et donc on vit tout les 4 séparés mais on se revoit encore tout les quatres de temps en temps pour manger un bout. Et rien qu'à la tête de mon père, sans même lui avoir parlé je peux savoir ce qu'il a bu. ( Mais les alcools fort ça a l'air plus rare pour l'instant)

Encore une dernière chose, le jour ou il aura décidé d'arreter de boire, il existe des médicaments qui rendent malade les sujets qui boivent. Ca aide dans le sevrage parce que ça les dégoute de l'alcool. Mon père n'a jamais pris les siens ( ben oui ça l'empechait de boire...logique non?) Mais ça marche pour beaucoup de monde...

Bon courage je sais que c'est difficile de se sentir responsable de sa famille, de ses parents,... mais de toute façon tu comprendras un jour que tu ne peux rien y faire. Tu peux juste un peu le soutenir quand il en a besoin tout en gardant à l'esprit que c'est à toi que tu dois penser en premier.

Ooops c'était un peu long ...
jte conseillerai de l'emener en cure de desintox!!!
Lya ton idée est bonne malheureusement ça n'est pas si simple que ça. La volonté de faire une cure doit venir du malade lui-même. Ca ne sert absolument à rien de l'imposer au malade, de toutes façons ça ne marchera pas s'il est contraint. La volonté de se soigner doit venir de lui.

La plupart du temps, un alcoolique refuse de reconnaître qu'il est malade. Donc pourquoi se soignerait-il ?

Et encore, même si le malade est volontaire, la cure peut ne pas marcher. Mon mari a fait deux cures, à la fin de la seconde cure il a recommencé à boire une heure après sa sortie de l'hôpital et il était pire qu'avant. Il parait toutefois que les rechutes font partie du traitement. Mais j'ai vu dans cet hôpital des gens qui en étaient à leur 5e ou 6e cure...

Il faut qu'il se crée un "déclic" dans l'esprit du malade pour qu'il prenne conscience de sa maladie. Mais les circonstances de ce déclic ne sont malheureusement pas programmables.

Toutefois un patient qui décide de faire une cure, même si celle-ci ne fonctionne pas la première fois, a tout de même fait un grand pas en reconnaissant qu'il a un problème.
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Mon père aussi est alcoolique alors je comprend bien ce que tu peux ressentir :cry:
Il passe son temps à hurler, à casser des choses et à nous rabaisser ma mère et moi: sur notre poids, sur le ménage, sur la cuisine...sur presque tout.
Alors pour ne plus souffrir de son comportement violent j'ai bêtement commencé a boire et maintenant je suis moi aussi alcoolique.
Je sais que c'est stupide mais quand j'ai commencé à boire j'avais 14 ans et à cet âge là on ne se rend pas compte de tout.
Heureusement quand je bois je ne devient pas violente mais je déprime et je me renferme sur moi même, sur mes complexes, sur mon poids.
J'espère que tu ne feras jamais la même bétise et que ça s'arrangera ;)

:kiss: bisous
Je préfère être détestée pour ce que je suis...
qu'aimée pour ce que je ne suis pas !
Au début, je voulais pas répondre à ton post, parce que ça me rappelait plein de souvenirs pas agréables... mais;.. justement, il serait bien que tu essaies de changer les choses.
Mon père était alcoolique (je dis était, parcequ'il est mort il y a 1an et demie) et je l'avais toujours connu comme ça... à priori, ça avait commencé à ma naissance (merci tantine de me l'avoir si gentiment expliqué un jour où t'avais besoin de déblatérer sur mon père !! :evil: ). Et je n'ai retrouvé mon père que pendant les derniers mois de sa maladie, parce qu'il ne pouvait plus boire.
J'avais tenté de lui parler, ça partait systématiquement en vrille peu importe la manière dont je l'abordais (et j'avais tenté bcp de manières !), j'avais même pleuré.
Pendant des années je ne supportais pas la vue de l'alcool et je haissais toute personne qui en buvait ne serait ce qu'une goutte (et donc, j'étais carrément à l'écart à l'adolescence ! parce que je faisais la gueule à cause de ça !).

Bref... je ne suis pas là pour raconter mes souvenirs douloureux mais pour te dire : préserves toi !
Si vous le pouvez avec ta mère et ta soeur, essayez de lui exprimer ce que vous ressentez... si vous le pouvez essayez de vous faire aider par une personne extérieure...
Mais fais attention à toi ! à ne pas te culpabilisez de son alcoolisme ! à ne pas subir et croire ce qu'il dit quand il est en crise ! prends soin de te détacher de sa personne et de ses dires quand il n'est plus "lui".
En fait, je ne suis pas très douée pour donner des conseils à ce sujet... mais sache que je comprends ce que tu ressens et que j'espère sincèrement que vous trouverez une solution !
:kiss:
Je viens de tout lire ... et

Mon père a été alcoolique également.
Pendant plusieurs années, il avait perdu son boulot et trouvait son réconfort dans l'alcool.
Par contre, mon père se montrait violent avec ma mère. Elle est partie à l'hôpital de nombreuses fois...

Bref, j'avais 12 ans à l'époque. Je ne poste pas pour ressasser tout ça mais pour tenter de te montrer qu'on peut s'en sortir.

Cette période a été dur, je n'ai pas eu le choix, les services sociaux m'ont placés dans une famille d'accueil, mon frère a choisi de partir en foyer de jeune travailleur.

Mon père s'est retrouvé du jour au lendemain seul comme jamais il n'avait été.
Ma mère était toujours là mais ce fut le déclic pour mon père.
Faire à manger comme avant mais avoir une table vide ce fut trop dur, et il a réalisé sa maladie, que c'était sa faute et ça lui a ouvert les yeux.
C'est un mauvais souvenir pour lui mais il sait que sans ça, il n'aurait probablement pas trouvé la force d'arrêter.

Il n'a pas voulu de cure, il s'est inscrit à des groupes de soutiens (Vie Libre), s'est entouré de gens et de ma mère pour s'en sortir.
Il a eu la volonté de s'en sortir, et s'en est sorti.

Je suis restée placée 5 mois, mais lorsque je suis revenue mon père était sobre et l'est resté.

Il n'a pas repris l'alcool même si il le dit lui même, il a traversé des moments durs, que rien n'est jamais gagné. ça fait plus de 12 ans qu'il ne boit plus.

Comme l'a dit Patty, le déclic de chacun est différent et je plussoie ses conseils.

Tu devrais en parler avec ta famille, le laisser seul face à SON problème, moi aussi je crois que ça fonctionne, mon père pourrait en témoigner.

Tout comme toi, j'aimais mon père sobre et je le detestais lorsqu'il était bourré, j'ai mis longtemps à lui pardonner et tout ça est derrière nous.

J'espère que tous nos conseils t'aideront.

PS : Si tu veux en parler, sache que je suis là.

Courage et :kiss:
Maman d'une petite Elora née le 19/02/2012

Que du bonheur !
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