bonsoir
aujourd'hui je me suis rendue compte qu'entre penser à quelque chose et en parler il y a une énorme différence. quand je pensais (ou j'écrivais) à tout ce que j'ai vécu, ce que j'ai ressentie, ma dépression, mes TCAs, mon estime de moi, mes études,ma vie,... ça me semblait surmontable, je pouvais y penser tellement "facilement" que je m'étais dit que ce n'était pas si grave que ça..à force d'y penser tout paraissait plus léger. mais aujourd'hui, de fil en aiguille, j'ai commencé à en parler avec un ami. demain il y a une conférence à la fac sur la dépession, toute la journée à écouter des gens qui palent de choses douloureuses, c'est en parlant de ça que tout s'est déclenché, il m'a parlé d'un de ses amis qui a eu récemment une dépression, il me parlait du "choc" qu'il a eu en sachant son ami dans cet état. je comprenais à 200%, j'avais l'impression de m'écouter parler, les mêmes expériences, le même sentiment, tout quoi! et je lui ai dit que je comprenais tout à fait ce qu'il me racontait sur ça, que ça m'étais déjà arrivé, j'ai commencé à lui parler de ce qui m'est arrivé, ce que j'ai ressentie, il a été à l'écoute, mais mes mains termblaient, je fuyais son regard, j'avais envie d'en parler mais je sentais les larmes monter, je ne pouvais plus en parler. en paler a été pour moi comme les revivre.
finalement j'ai changé de sujet, j'ai eu du mal à en parler, c'est dur de mettre des mots sur une expérience pareille, j'ai l'impression que ce n'était pas moi, la plupart de mes souvenirs de l'époque sont effacés de ma mémoire. des 6 mois d'anti depresseurs je n'ia retenu que le moment où je devais prendre les pillules, et les 3 séances chez la psy, mais sinon c'est le black out total dans ma tête! ça m'effraie davoir des trous de mémoires pareils.
récemment, je commence à ressentir les mêmes symptomes avant coureur de la "grosse crise de dépression": angoisses, anxiété, trous de mémoire, difficulté à trouver mes mots en parlant, fatigue, ... j'ai peur, peur de revivre la très désagréable expérience que ça été, surtout avec une psy incompétente et un entourage qui ne comprend pas, en voulant me consoler, ils m'enfonçaient encore plus profondément. mais maintenant que je sais ce que c'est, j'affronterais cette expérience avec plus de force, j'ai seulement l'impression que je n'y arriverais jamais. vais-je rester toute ma vie à basculer dedans?
désolée si mon message est déplacé, mais demain il y a la conférence dont j'ai parlé plus haut, je ne sais pas si je dois y aller, je veux y aller certes mais j'ai peur de ne pas supporter d'entendre ce qui va se dire. il y aura mes amis, ces mêmes amis qui me regardaient pleurer 2 fois par semaines il y a 2 ans, sans comprendre. c'était réglé comme une horloge, j'avais droit à ma cure de larmes et de sentiments confus une fois par mois dans le meilleur des cas..
merci de m'avoir lu
aujourd'hui je me suis rendue compte qu'entre penser à quelque chose et en parler il y a une énorme différence. quand je pensais (ou j'écrivais) à tout ce que j'ai vécu, ce que j'ai ressentie, ma dépression, mes TCAs, mon estime de moi, mes études,ma vie,... ça me semblait surmontable, je pouvais y penser tellement "facilement" que je m'étais dit que ce n'était pas si grave que ça..à force d'y penser tout paraissait plus léger. mais aujourd'hui, de fil en aiguille, j'ai commencé à en parler avec un ami. demain il y a une conférence à la fac sur la dépession, toute la journée à écouter des gens qui palent de choses douloureuses, c'est en parlant de ça que tout s'est déclenché, il m'a parlé d'un de ses amis qui a eu récemment une dépression, il me parlait du "choc" qu'il a eu en sachant son ami dans cet état. je comprenais à 200%, j'avais l'impression de m'écouter parler, les mêmes expériences, le même sentiment, tout quoi! et je lui ai dit que je comprenais tout à fait ce qu'il me racontait sur ça, que ça m'étais déjà arrivé, j'ai commencé à lui parler de ce qui m'est arrivé, ce que j'ai ressentie, il a été à l'écoute, mais mes mains termblaient, je fuyais son regard, j'avais envie d'en parler mais je sentais les larmes monter, je ne pouvais plus en parler. en paler a été pour moi comme les revivre.
finalement j'ai changé de sujet, j'ai eu du mal à en parler, c'est dur de mettre des mots sur une expérience pareille, j'ai l'impression que ce n'était pas moi, la plupart de mes souvenirs de l'époque sont effacés de ma mémoire. des 6 mois d'anti depresseurs je n'ia retenu que le moment où je devais prendre les pillules, et les 3 séances chez la psy, mais sinon c'est le black out total dans ma tête! ça m'effraie davoir des trous de mémoires pareils.
récemment, je commence à ressentir les mêmes symptomes avant coureur de la "grosse crise de dépression": angoisses, anxiété, trous de mémoire, difficulté à trouver mes mots en parlant, fatigue, ... j'ai peur, peur de revivre la très désagréable expérience que ça été, surtout avec une psy incompétente et un entourage qui ne comprend pas, en voulant me consoler, ils m'enfonçaient encore plus profondément. mais maintenant que je sais ce que c'est, j'affronterais cette expérience avec plus de force, j'ai seulement l'impression que je n'y arriverais jamais. vais-je rester toute ma vie à basculer dedans?
désolée si mon message est déplacé, mais demain il y a la conférence dont j'ai parlé plus haut, je ne sais pas si je dois y aller, je veux y aller certes mais j'ai peur de ne pas supporter d'entendre ce qui va se dire. il y aura mes amis, ces mêmes amis qui me regardaient pleurer 2 fois par semaines il y a 2 ans, sans comprendre. c'était réglé comme une horloge, j'avais droit à ma cure de larmes et de sentiments confus une fois par mois dans le meilleur des cas..
merci de m'avoir lu
the sweet escape
