Les puristes de la RA te répondront qu'il n'y a aucun problème, qu'il n'y a que les sensations de faim et satiété qui comptent, et l'écoute de tes envies.
Si tu sais écouter tes sensations, tu t'arreteras de manger à temps, et tu ne grossiras pas. Si ton corps a besoin d'un élément particulier (protéine, glucide, lipide, vitamines, sels minéraux, nutriments,...) il te le fait savoir par le biais des envies d'aliments que tu ressens.
C'est tres déculpabilisant, ça permet de supprimer les aliments tabous.
Personnellement, je suis beaucoup plus mesurée sur la variété alimentaire.
D'abord parce qu'il est beaucoup plus difficile de sentir la satiété avec les aliments tres gras ou tres sucrés qu'avec des pates ou des légumes. Les derniers calent physiquement, ils prennent de la place dans l'estomac. Les autres beaucoup moins, et il faut analyser tres finement ses sensations pour s'en rendre compte, ce que généralement on se sait pas bien faire au début. Zermati dans son livre prend l'exemple du foie gras, en expliquant qu'on sent vite le plaisir gustatif diminuer. C'est vrai, mais le foie gras est particulièrement écoeurant. C'est beaucoup moins vrai avec du fromage ou des chips par exemple.
La seule solution, c'est la dégustation : prendre son temps, manger lentement et analyser le plaisir de chaque bouchée. Si on en est capable, tant mieux. Personnellement, je ne l'étais pas en début de RA et je ne le suis toujours pas quand j'ai trés faim.
Ensuite, je ne pense pas qu'on puisse à long terme se nourrir en éliminant certaines catégories d'aliments. Inévitablement, certains besoins de l'organisme ne seront pas couverts. La théorie zermatienne nous dit que notre corps nous le fera sentir par le biais des envies, mais là , honnetement j'ai des doutes sur la qualité de l'information.
Je pense qu'il faut prendre le temps de faire les exercices, de ne plus avoir d'aliment tabou, mais il faut quand même, à terme, veiller à avoir un minimum d'équilibre alimentaire. Je ne prends pas ce terme au sens diététiquement correct, mais dans un sens de variété qui permet seule de couvrir tous les besoins de l'organisme.
Ma diététicienne suit les principes du GROS, mais elle m'a quand même demandé de respecter au mieux les catégories d'aliments. Evidemment, si un jour je n'ai pas envie de viande, ou si je suis invitée, je n'en fais pas un drame, mais je fais de mon mieux. Ce n'est d'ailleurs absolument pas contraignant pour moi, parce que j'aime à peu près tout, et que je me sens mal (ballonnée, constipée) quand je ne mange pas assez de fruits et légumes.