Voilà, j'avais envie de poster un peu sur ce sujet que j'évite un peu, mais qui finalement occupe toute ma vie. Un pan très douloureux de ma vie.
J'avais commencé mon chemin il y a 1 an et demi avec la lecture du livre de Zermati (découvert au hasard d'un topic sur VLR). J'avais fait les premiers exercices, sans grands résultats. Mais mine de rien, j'ai beaucoup progressé dans ma vision du problème. Mon poids, lui aussi, a bien progressé :?.
Voyant que j'avais du mal à avancer, je me suis résolue à la fin de l'été 2006 à consulter qqn pour m'aider. Je prends donc rdv avec le Dr Zermati en personne (histoire d'avoir la source de la méthode).
Je fais les premiers exercices pour cerner mes difficultés. Je le revois qqs fois. J'arrive à peu près à sentir ma faim et à cesser de manger à tout moment, parfois mécaniquement.
Je précise que je n'ai jamais eu de TCA au sens strict du terme, pas d'hyperphagie notoire, ni autres. Juste une propension à dépasser ma faim puisque je ne l'identifie plus, et à manger pas mal en dehors des repas.

Et puis, je réalise que quelque chose ne marche pas. J'ai l'impression que je n'avance pas.
Et puis je me questionne franchement : ai-je réellement envie de perdre ma carapace ?
Et la réponse s'impose à moi, impossible, incompréhensible, douloureuse : Non, je ne suis pas sûre d'en avoir envie, dans le sens où j'ai peur, irrationnellement peur, que se passera-t-il si je retrouve un corps "plus féminin", un corps avec des formes identifiables ?
Je le sais et j'en ai peur... Mon corps ayant été très tôt très féminin, j'ai eu qqs expériences qui m'ont traumatisée avec des hommes beaucoup plus agés... Je ne veux pas revivre ça, j'ai peur, j'ai peur... Finalement j'ai l'impression de cacher cette petite fille effrayée au fond de ma masse de graisse.

Voilà donc pourquoi la RA ne marche pas : mon esprit s'y refuse catégoriquement et fera tout son possible pour saborder cette tentative trop dangereuse pour lui. J'ai donc cessé de "faire semblant", à quoi bon ?

Une seule solution s'impose désormais, réussir à convaincre mon "moi" que je n'ai plus à avoir peur, que ça doit changer maintenant.
J'ai besoin d'une aide psychologique...
J'ai cru pouvoir me faire l'économie de cette introspection, mais c'est peine perdue. Je pense que c'est un préliminaire indispensable à un travail de RA.

J'ai été déçue du peu d'interêt que le Dr Zermati a porté à cet aspect, sa méthode très (trop) bien rôdée est un peu impersonnelle à mon goût, ou peut-être était-ce à moi de prendre les devants ? Pas évident...

Quoiqu'il en soit je cherche un thérapeute psy du GROS pour me traiter, si qqn en a un à me recommander (en mp) sur mon coin (Paris, 92) ? J'ai une liste mais pas envie de faire "plouf, plouf".
Merci.

Peut-être que ce message pourra aider certain(e)s à avancer sur leur travail personnel. Je le souhaite. Dites-vous que si la RA ne fonctionne pas pour vous, c'est peut-être bien pour ce genre de raisons. Je ne peux pas envisager qu'une RA bien menée soit un échec.

Merci d'avoir lu si vous avez eu le courage.
Plus trop là, pour le moment...
J'ai tout lu. Tu expliques très bien ton problème. Je ne peux malheureusement pas te conseiller, je ne me sens moi-même pas prête pour entamer une RA. Par contre, je comprends ta peur de te découvrir un nouveau corps. J'ai perdu du poids et c'est parfois difficile de s'accepter avec un corps qui rentre un tant soit peu dans la "normale". Pouvoir être cachée par ses kilos permet parfois d'ignorer d'autres problèmes ...

En tout cas, courage pour ta démarche, tu es sur la bonne voie
"appuyez-vous sur les principes, ils finiront bien par céder "
Oscar Wilde

La ponctuation ne nuit pas à la santé
C'est "mmarant" je me retrouve tout à fait au travers de tes lignes.
Je ne fais pas de RA au sens strict du terme, à savoir que je n'ai jamais consulté personne, que je ne tiens pas de carnet alimentaire, que je n'ai même pas fini de lire le livre de Zermati.
par contre une chose est sure, je n'ai plus de tabou sur aucun aliment. je mange ce qui me plait si 'jen ai envie.
Alors je stabilise, j'ai même perdu un peu de poids (la classe hein pdt une grossesse ? ;) ) Mais je sais parfaitement que je resterai avec mon gros popotin et mon bidon.
Pour le moment je n'ai aucun souci de santé, limite si mes exams sont même pas trop parfaits, alors je ne m'en fait pas.

mais tu as raison, et si on ne voulais finalement pas vraiment les perdre ces kilos ? .. je vis avec des kilos en trop depuis 20 ans... ont ne s'en sépare pas comme ça je pense.

J'ai pas beaucoup fait avancer le shimilibilick, mais au moins tu sauras que t'es pas toute seule dans ce cas :)
Ca me touche beaucoup ce que tu racontes. Malheureusement je ne vais pas pouvoir beaucoup t'aider. Par contre je peux peut-être te conseiller la lecture d'un livre de la même école de pensée du Dr Zermati mais avec la prise en compte d'une dimension psychologique. Il s'agit du livre du Dr Apfeldorfer ''Maigrir c'est dans la tête''. C'est commencé à le lire et l'un des chapitres pourrait t'aider dans ta démarche.

Bon courage à toi !
Salut,
je me retrouve dans ton post quand tu dis que tu as eu un coprs de femme très tôt et que tu as eu des expériences traumatisantes avec des hommes plus âgées. Ca m'est resté, je n'arrive pas à ne pas craindre les hommes plus vieux que moi, et le pire c'est qu'avec mes gors lolos je les attire toujours autant voire plus. Et du coup je me dégoûte et je bouffe... Bref, il est clair qu'il faut que tu ailles voir un psy du GROS pour régler çà, moi j'en vois un depuis novembre, et je suis loin d'en avoir fini. Je vois en même une dièt' avec qui ça va très lentement, je parles plus qu'autre chose, je n'ai pas encore fais d'exercices, elle est vraiment très bien, dommage que tu sois aussi loin...

Mais je suis sure qu'il y a des gens aussi qualifiés vers chez toi. Bon, mon post a rien fait avancer non plus, mais j'espère que tu vas t'en sortir aussi.

Je me permets de te faire de gros bisous.

Cessîle
Fichtre que le temps passe...
wizou a écrit :Pouvoir être cachée par ses kilos permet parfois d'ignorer d'autres problèmes ...

Entièrement d'accord avec ça !
Moi, je suis restée confort avec mon surpoids pendant 15 ans... Parce que cela me protégeait !!!! je pouvais ignorer ainsi la (les) cause(s) de cette prise de poids, en me reniant en tant que femme et en devenant exclusivement mère...
Bien commode de se cacher.... mais la réalité nous rattrape et maintenant, à l'aube d'être (presque) en âge d'être grand mère.... la femme ressurgit... et se réveille... Je suis alors prête pour le RA..
Mais je n'en suis qu'à la phase prise de renseignements, d'expériences et de conseils auprès de vous...
Alors sois patiente, petitefraisedesbois, ta carapace tombera à toi aussi, les filles vont t'aider à trouver un psy ou une aide différente et efficace... sois confiante !
C'est arrivé au pied du mur, qu'on voit le mur !
Quand on commence à prendre ses virages en ligne droite, c'est que ça tourne pas rond dans le carré de l'hypothénuse (Pierre Dac)
http://www.vivelesrondes.com/Ester77
Petite fraise des bois, je crois que tu as déja fait la plus grande partie du chemin. Tu as identifié les "racines du mal", à savoir que ton poids était une réaction à des événements, une façon d'être que tu as trouvé. Si ton poids n'est pas un problème pour toi, très bien. Mais s'il l'est, ce qui semble être le cas, tu as raison de chercher une autre façon d'être.

Tu as bien compris que s'attaquer directement à lui ne fonctionnait pas, même par la RA. Comme ça, tu éviteras de perdre ton temps, ton énergie et ton moral dans de fausses solutions. La RA t'a montré que tu devais prendre un chemin plus psychologique, avant de traiter spécifiquement ton problème de poids.

Mon expérience est plus ou moins identique à ce que tu décris, et je suis une thérapie cognitive qui m'aide beaucoup. Pour moi c'est positif, mais c'est tellement personnel que je ne trouve pas utile de le recommander, je pense que chacun "va où le portent ses pas", c'est à dire fait ce qu'il ressent comme bon pour lui à un moment donné de son parcours.
Si toutefois cette voie t'intéresse comme tu semble le dire, je peux te conseiller en guise d'apéritif la lecture des bouquins d'Apfeldorfer, et ceux qui traitent de la résilience, ce phénomène psychologique qui permet aux personnes ayant vécu un traumatisme (on analyse souvent les viols, la guerre, mais chaque personne a son degré de traumatisme) de le surmonter et de vivre de manière apaisée.
Un lien sur le concept : http://www.redpsy.com/infopsy/resilience.html

En France, l'auteur fétiche de la résilience est Boris Cyrulnik.
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