Le plus gros des problème mais ca c'est dans la tête, je ne me supporte plus devant un miroir. pourquoi?
Bien venue au club. Me dire que je ne supporte pas mon image n'est pas tout à fait la réalité pour moi. Un matin, cet été, je ne me suis pas reconnue dans la glace. Et à bien y réfléchir, j'ai alors constaté que la personne à laquelle je ressemblais le plus est moi à 56k. Je sais que personellement, psychologiquement, c'est une image que je n'avais pas supporté.
DaDaDiAbLeSsE a écrit :Je le vis très très positivement, quand je sais que certaines personnes le vivent mal, je n'arrive pas à comprendre.
Pourquoi, Dada ? J'ai atteind ce poids après avoir été ronde tout mon enfance et avoir entrepris un régime vers 21-22 ans. J'ai alors très bien vécu mon changement d'image, comme tu le vis maintenant. Mais à 56k j'étais devenu une petite chose frèle qui rentrait dans du 34. Pourtant 56k est mon IMC 21 et le médecin qui me suivait m'avait conseillé d'aller jusqu'à 50-52k (mon IMC 19). Moi qui avais toujours été ronde, je n'ai pas supporté de devenir ainsi un objet fragile que les mecs détraqués souhaitaient posséder. Et surtout, je n'y étais absolument pas préparée. Pourquoi ne pouvais-je plus sortir la nuit me promener seule au clair de lune sans attirer des détraqués ? Ajouter d'autres problèmes croisés plutôt dans ma vie, et j'ai fuis dans l'obésité. Au surplus, un moyen très pratique de vivre au jour le jour en noyant mes problèmes dans le frigo. J'ai maintenant la conscience très nette de m'être juré à ce moment là qu'on ne me reperlerais pas de régime avant que je n'ai suffisamment vieillie pour ne plus être un objet sexuel. Pourtant, j'ai mis des années avant de ne plus jouer au yoyo.
Maigrir pour moi, c'est d'abord renoncer à ce côté pratique de l'obésité au jour le jour, donc apprendre maintenant à réagir autrement que dans le frigo au premier problème venu. Mais c'est aussi résoudre les conflits qui m'ont entrainés dans l'obésité. C'est un point qui m'a bien occupé cer hiver.
Bref, j'ai le "stresseur poids" qui s'affole à l'envers. A 93k, cet été, quand je suis passé sous l'IMC 35 et que je ne me suis pas reconnue. Méga compulsion d'organisée pour mon passage sous l'IMC 30. (achat de 7 tablettes de chocolat et 2 paquets de biscuits, j'ai réussi à tout distribuer

). Et la bêtement, la semaine dernière en montant sur la balance du nutri, j'ai constaté que l'aiguille était sous la ligne 73. Cette bête de balance mécanique ne m'accorde pas les 2 kilo sumpplémentaires que m'octroie généreusement ma balance électrique. Sous l'IMC 27,5. Simple surpoids qui sonne comme simple visite au monopoly, sortie de prison en vue. Sortie de prison, oui, mais la prison protectrice de l'extérieur, qui résonne comme cocon. Je sais bien, pas normale ma réaction. Et pour te conforter dans l'idée que ce n'est pas normal, Dada, j'ajouterais que je me sens bien dans mes anciens vêtements. Niveau pantalon, ma hernie est un excellent motif. S'ils sont à ma taille actuelle, elle a tendance à me faire mal. Et pour les hauts ? Reflexion d'une de mes collègues 3ah, c'est un 56, on ne le dirait vraiment pas. De toute façons, tu as moins maigri du haut." 5NDLR , tour de poitrine 95...

). Alors franchement, pourquoi adopter du 42 ???
Alors, revoir mon psy ? Il faudrait que j'en trouve un plus loin de chez moi. Les médecins du coin ont pour beaucoup des rapports trop psy avec la paperasserie et vu mon métier, ça ne simplifie rien. En attendant, je lis et relis maigrir c'est dans la tête d'Apfeldorfer, et cela m'aide à trouver des réponses.
Mais affronter mon changement d'image, je le savais dès le départ, allait être mon problème. Simplement, à mon premier régime, c'est uniquement arrivée presqu'au bout de mon amaigrissement que j'ai subi le problème de mon image. Et pourtant, elle me plaisait. Et depuis, maigrir m'effraye.