Bonjour à toutes,
Je suis venue par ici pour trouver une écoute bienveillante et d'autres avis pour démêler un peu mon sac de nœuds afin d'avancer à nouveau sur le bon chemin, et d'apaiser ma relation à mon corps et à la bouffe.
Pour commencer, je vais planter un peu le décor, vous pouvez zapper pour arriver au vif du sujet
J'ai commencé à m'arrondir vers 10-11 ans, à l'époque je me souviens que je mangeais pour compenser mon mal-être (mauvaise intégration scolaire, qui ne s'est pas arrangée avec le surpoids naissant, et tensions entre mes parents qui les amèneront à divorcer), et que ma mère que ces rondeurs horrifiaient a commencé à me restreindre, à me faire des remarques et à accentuer la pression sur la nourriture "saine" (pas de bonbons, de gâteaux, de chips, de sodas, de fast-food etc), mais évidemment plus elle me restreignait, plus j'avais envie de manger, je mangeais même en cachette...Bref après une visite chez un nutri qui lui a dit que tout allait bien et qu'elle a taxé d'incompétent, j'ai commencé mon premier vrai régime à 11 ans. Et depuis la suite est classique, régimes à répétition, dépréciation, reprise avec bonus, régimes de plus en plus draconiens: soupe au collège, Dukon à 18 ans...et me voilà d'un peu ronde à obèse morbide à 32 ans. Les dégâts ne sont pas que sur mon corps, au fil des années je m'accepte mieux comme je suis. En ça la découverte de VLR en tant que lectrice fantôme m'a bien aidée, j'aime m'habiller et prendre soin de moi, je ne me trouve pas vilaine etc. Mais à force de régimes, de privations, d'épisodes dépressifs etc j'ai développé un TCA, je suis hyperphage. Ici j'ai aussi découvert Zermati, j'ai acheté le livre je l'ai lu puis je l'ai rangé jusqu'à me sentir prête...
En juillet 2012, après un suivi psy qui m'aide à avancer j'entame une RA seule, pas de thérapeute GROS près de chez moi, je me lance avec le livre même si je ne fais pas tous les exercices de façon académique (certains me sont inutiles), à ce moment-là maigrir n'est pas l'objectif. J'en suis arrivée à un point où les épisodes d'hyperphagie me font physiquement mal, et c'est de ça dont je veux me débarrasser. Les semaines passent et ça fonctionne, les crises s'éloignent (merci le suivi psy) mais la perte m'affole, ma carapace s'en va et je planque ma balance. Tout va bien jusqu'à ce que je tombe enceinte. Grossesse non planifiée et finalement menée à terme, mais le gyné pour le suivi me pèse...premier choc j'ai perdu un poids "significatif", ça me stresse. Prudent face à mon obésité, il décide de m'envoyer voir l'endocrinologue, après tous les tests possibles et imaginables, je n'ai pas de diabète mais en attendant je suis quand même mise au régime en prévision. Je le suis de loin, car je sais que les régimes sont néfastes mais je retombe dans les travers de la restriction cognitive. Pendant la grossesse ça ne gêne pas trop mais après l'accouchement la machine s'emballe. A la pesée je suis déçue d'avoir perdu trop peu, je suis à nouveau dans une logique de régime
bien évidemment le résultat ne se fait pas attendre et je reprends le poids perdu même si je n'atteins pas le poids avant le premier épisode de RA. Je lâche tout et la nourriture redevient ma béquille, je me concentre sur mon bébé, sur ma tribu de cinq enfants sur plein d'autres choses.
Début mars, j'ai décidé de reprendre, je sais que la RA est la seule solution. J'arrive plus ou moins à détourner les crises, même si je n'ai pas trouvé de vrai palliatif à l'angoisse en les vivant en "pleine conscience", ce qui me permet de les arrêter avant d'être trop mal. Je marche beaucoup, d'abord par obligation mais je commence à y prendre goût. Mais je sens que je fais fausse route, je suis dans une logique encore trop restrictive. Je fais des repas "équilibrés" sans m'écouter, je bois des litres d'eau et surtout je me pèse et je peste de voir que ça ne descend pas assez. Bref je déconne à plein tubes, et je voudrais vraiment vraiment y arriver. Car je sais parfaitement que si je transforme cette RA en vrai régime je vais encore me faire du mal. J'ai un peu l'impression de vouloir prendre le contrôle trop drastiquement sur mon alimentation car je l'ai perdu dans d'autres domaines.
Merci d'avoir tout lu
Auriez-vous des conseils à me donner pour bien recommencer? Pour m'ôter l'objectif "chiffré" de la tête?
Merci beaucoup d'avance
Je suis venue par ici pour trouver une écoute bienveillante et d'autres avis pour démêler un peu mon sac de nœuds afin d'avancer à nouveau sur le bon chemin, et d'apaiser ma relation à mon corps et à la bouffe.
Pour commencer, je vais planter un peu le décor, vous pouvez zapper pour arriver au vif du sujet
En juillet 2012, après un suivi psy qui m'aide à avancer j'entame une RA seule, pas de thérapeute GROS près de chez moi, je me lance avec le livre même si je ne fais pas tous les exercices de façon académique (certains me sont inutiles), à ce moment-là maigrir n'est pas l'objectif. J'en suis arrivée à un point où les épisodes d'hyperphagie me font physiquement mal, et c'est de ça dont je veux me débarrasser. Les semaines passent et ça fonctionne, les crises s'éloignent (merci le suivi psy) mais la perte m'affole, ma carapace s'en va et je planque ma balance. Tout va bien jusqu'à ce que je tombe enceinte. Grossesse non planifiée et finalement menée à terme, mais le gyné pour le suivi me pèse...premier choc j'ai perdu un poids "significatif", ça me stresse. Prudent face à mon obésité, il décide de m'envoyer voir l'endocrinologue, après tous les tests possibles et imaginables, je n'ai pas de diabète mais en attendant je suis quand même mise au régime en prévision. Je le suis de loin, car je sais que les régimes sont néfastes mais je retombe dans les travers de la restriction cognitive. Pendant la grossesse ça ne gêne pas trop mais après l'accouchement la machine s'emballe. A la pesée je suis déçue d'avoir perdu trop peu, je suis à nouveau dans une logique de régime
Début mars, j'ai décidé de reprendre, je sais que la RA est la seule solution. J'arrive plus ou moins à détourner les crises, même si je n'ai pas trouvé de vrai palliatif à l'angoisse en les vivant en "pleine conscience", ce qui me permet de les arrêter avant d'être trop mal. Je marche beaucoup, d'abord par obligation mais je commence à y prendre goût. Mais je sens que je fais fausse route, je suis dans une logique encore trop restrictive. Je fais des repas "équilibrés" sans m'écouter, je bois des litres d'eau et surtout je me pèse et je peste de voir que ça ne descend pas assez. Bref je déconne à plein tubes, et je voudrais vraiment vraiment y arriver. Car je sais parfaitement que si je transforme cette RA en vrai régime je vais encore me faire du mal. J'ai un peu l'impression de vouloir prendre le contrôle trop drastiquement sur mon alimentation car je l'ai perdu dans d'autres domaines.
Merci d'avoir tout lu
Merci beaucoup d'avance
"Si tu essaies toujours d'être normal, tu ne sauras pas à quel point tu peux être extraordinaire"
