Bonjour à tous, et à toutes,
Quelques personnes dans ma vie m'ayant parfois reproché mon manque d'empathie, je ne vous demanderai pas d'être particulièrement indulgents et empathique avec moi. Mais ayant besoin d'avis, je vous confie ma situation qui me pèse (moi qui à vos yeux, se flatte d'être une fille qui réussit dans la vie, je vous accorde de trouver ça risible).
C'est au sujet des garçons. Je m'estime assez chanceuse sur le coup, car jamais je n'ai été rabaissée, insultée, tourmentée par les hommes qui s'intéressaient à moi, et je trouve alors très courageuses celles qui se sont reconstruites suite à une relation toxique. Mon problème, serait plutôt l'inverse. Lorsque je plais à un garçon, celui-ci s'investit pour me séduire, mais tombe beaucoup plus facilement amoureux que moi. Je suis sentimentalement très pudique, tomber amoureuse pour moi relève presque de la légende tellement c'est rare. Les garçons peuvent me plaire, physiquement et moralement, mais je ne ressens pas cette envie de toujours les voir, les enlacer. Je suis quelqu'un d'assez casanier, ou plutôt, qui apprécie les moments de solitude lorsqu'ils viennent et je sais m'occuper. Je ne rejette pas les petites attentions, cependant, je ne ressens pas le besoin d'être chouchoutée.
Je vais éclaircir maintenant un peu mieux la situation. J'ai rencontré sur internet il y a un an (sur tumblr) un garçon avec qui je m'entends très bien. Nous nous sommes rencontrés une fois ou il avait passé une semaine chez moi. Calme, poli et patient, lui commençait déjà à avoir des sentiments pour moi, cependant il n'a rien tenté, si ce n'est que je le trouvais un peu "collant" parfois avec ses regards, ou son envie d'être proche de moi. A la fin du séjour, je lui avais dit que je n'avais pas envie d'être avec lui, que je n'avais, je cite pas "eu la petite étincelle" (aaah les phrases bidons...) mais que c'était un gentil garçon. Nous continuons alors, durant toute cette année donc, de discuter sur Skype. Peu à peu, il m'intéresse de plus en plus car je le trouve très cultivé, il est extrêmement compréhensif, patient, il sait parfaitement se débrouiller seul dans son appartement, étant attentionné, il m'a fait quelques cadeaux par la poste en réponse à des envies dont j'ai pu lui parlé et qu'il a noté (par exemple, je lui disais aimer les mars et les twix, mais que je n'en mangeais jamais. Deux semaines plus tard, je recevais un petit colis de twix et de mars). Bref, c'est une perle, et même si physiquement, il ne répond pas vraiment à mes préférences, je me dis qu'en tombant amoureuse, je passerai facilement outre.
Mais voila, ce jeune homme a beau être en harmonie avec moi, je ne tombe pas amoureuse (d'un autre coté, on ne parle que par internet, webcam, c'est compliqué). Cependant lui, n'a aucun mal pour cultiver des sentiments amoureux pour moi, et c'est là que le bas blesse. N'étant pas amoureuse, je reçois difficilement ses petits attentions. Comme je l'ai dit plus haut, je suis quelqu'un de sentimentalement pudique. Et bien qu'en début de relation, cela peut flatter, maintenant, cela m'effraie. Je me sens comme obligée de répondre à son envie d'être avec moi. Et bien qu'une part de moi-même ne serait pas réticente à l'idée de sortir avec lui, j'estime même que je serai très heureuse avec lui. Mais la majeure autre partie elle, est effrayée à l'idée de perdre son indépendance, d'être engagée à quelqu'un. Et pire encore, cette moitié ne supporte pas les démonstrations excessives d'affection (encore une fois, je suis pudique). Pour vous donner un exemple, je reviens sur ce garçon (qui s'appelle Clovis au passage), et au fur et à mesure que l'on discute, lui ne peut s'empêcher de me dire par exemple ; "Ma petite chérie" "Ma douce", enfin bref, étant littéraire, ce ne sont pas les mots qui lui manquent. Pour moi, je le trouve bien trop attentionné, et plutôt que de me voir comme une sorte de petite femme qu'il faut chouchouter, j'aimerai qu'il me voit davantage en temps que complice et égale. Peut-être veut-il me dorloter car étant très indépendante, il ne voudrait pas rester à rien faire.
Du coup, de mon coté, je me pose des questions. Je me dis qu'au final, tout est de ma faute car nombreuses seraient celles qui voudraient un homme qui les gâte, autant matériellement que sentimentalement. Et pourtant, moi c'est l'inverse. Je n'ai pas besoin que l'on me dise des mots tendres tous les jours, je n'ai pas besoin de réguliers baisers, de cadeaux. Je me sens comblée lorsque je sais seulement que la personne m'aime (il suffit qu'elle me le dise et je retiens), et que je peux avoir confiance en elle. Autre chose aussi, je suis peu tactile. Et s'il y a bien une chose qui revenait avec les garçons qui chercher à sortir avec moi, c'était le contact physique, l'envie de me toucher, de me prendre dans leurs bras, sans même décider que l'on soit ensemble. C'est quelque chose qui revient, sans même être avec le garçon, celui-ci semble vouloir me toucher, me câliner, et ça m'agresse. Je ne parviens pas à m'abandonner, j'ai peur de la perte de contrôle. Et forcément, Clovis, au fur et à mesure que l'on discute, il arrive de temps en temps qu'il me sorte de but en blanc ; "J'ai envie de t'embrasser." ou "Je t'aime.". Et ce n'est pas faute de lui avoir répéter que nous n'étions pas en couple, que cela me gênait, que je n'étais pas amoureuse et que je n'arriverai pas à l'être si on m'impose autant d'affection. Lui de son coté, a du mal à comprendre, ne souhaite que mon bonheur (et j'en suis sûre aussi), mais il est beaucoup plus démonstratif. Je compte retourner le voir sur Paris en Mai, et donc nous verrons bien ce que ça donne. Mais je ne peux m'empêcher d'avoir des appréhensions. J'ai peur du dérapage, de regretter. J'ai peur de devoir quelque chose, après l'avoir tant fait patienté. Même s'il m'a assuré des tas de fois que "Si ça ne marche pas, tant pis, je serai déçu mais il ne me semblera pas avoir perdu mon temps".
Je m'en remets donc entièrement à vous, pour m'éclairer, qu'est-ce qui ne va pas chez moi, comment me sortir de ces pressentiments, comment me lâcher, avoir confiance, ne pas être dégoutée. Je pense avoir résumer un peu l'essentiel. Il est possible que ce texte parte un peu dans tous les sens tellement il me semblait avoir des choses à préciser.
Je vous remercie de votre attention à la lecture de ce post, et je vous souhaite une bonne journée.
Quelques personnes dans ma vie m'ayant parfois reproché mon manque d'empathie, je ne vous demanderai pas d'être particulièrement indulgents et empathique avec moi. Mais ayant besoin d'avis, je vous confie ma situation qui me pèse (moi qui à vos yeux, se flatte d'être une fille qui réussit dans la vie, je vous accorde de trouver ça risible).
C'est au sujet des garçons. Je m'estime assez chanceuse sur le coup, car jamais je n'ai été rabaissée, insultée, tourmentée par les hommes qui s'intéressaient à moi, et je trouve alors très courageuses celles qui se sont reconstruites suite à une relation toxique. Mon problème, serait plutôt l'inverse. Lorsque je plais à un garçon, celui-ci s'investit pour me séduire, mais tombe beaucoup plus facilement amoureux que moi. Je suis sentimentalement très pudique, tomber amoureuse pour moi relève presque de la légende tellement c'est rare. Les garçons peuvent me plaire, physiquement et moralement, mais je ne ressens pas cette envie de toujours les voir, les enlacer. Je suis quelqu'un d'assez casanier, ou plutôt, qui apprécie les moments de solitude lorsqu'ils viennent et je sais m'occuper. Je ne rejette pas les petites attentions, cependant, je ne ressens pas le besoin d'être chouchoutée.
Je vais éclaircir maintenant un peu mieux la situation. J'ai rencontré sur internet il y a un an (sur tumblr) un garçon avec qui je m'entends très bien. Nous nous sommes rencontrés une fois ou il avait passé une semaine chez moi. Calme, poli et patient, lui commençait déjà à avoir des sentiments pour moi, cependant il n'a rien tenté, si ce n'est que je le trouvais un peu "collant" parfois avec ses regards, ou son envie d'être proche de moi. A la fin du séjour, je lui avais dit que je n'avais pas envie d'être avec lui, que je n'avais, je cite pas "eu la petite étincelle" (aaah les phrases bidons...) mais que c'était un gentil garçon. Nous continuons alors, durant toute cette année donc, de discuter sur Skype. Peu à peu, il m'intéresse de plus en plus car je le trouve très cultivé, il est extrêmement compréhensif, patient, il sait parfaitement se débrouiller seul dans son appartement, étant attentionné, il m'a fait quelques cadeaux par la poste en réponse à des envies dont j'ai pu lui parlé et qu'il a noté (par exemple, je lui disais aimer les mars et les twix, mais que je n'en mangeais jamais. Deux semaines plus tard, je recevais un petit colis de twix et de mars). Bref, c'est une perle, et même si physiquement, il ne répond pas vraiment à mes préférences, je me dis qu'en tombant amoureuse, je passerai facilement outre.
Mais voila, ce jeune homme a beau être en harmonie avec moi, je ne tombe pas amoureuse (d'un autre coté, on ne parle que par internet, webcam, c'est compliqué). Cependant lui, n'a aucun mal pour cultiver des sentiments amoureux pour moi, et c'est là que le bas blesse. N'étant pas amoureuse, je reçois difficilement ses petits attentions. Comme je l'ai dit plus haut, je suis quelqu'un de sentimentalement pudique. Et bien qu'en début de relation, cela peut flatter, maintenant, cela m'effraie. Je me sens comme obligée de répondre à son envie d'être avec moi. Et bien qu'une part de moi-même ne serait pas réticente à l'idée de sortir avec lui, j'estime même que je serai très heureuse avec lui. Mais la majeure autre partie elle, est effrayée à l'idée de perdre son indépendance, d'être engagée à quelqu'un. Et pire encore, cette moitié ne supporte pas les démonstrations excessives d'affection (encore une fois, je suis pudique). Pour vous donner un exemple, je reviens sur ce garçon (qui s'appelle Clovis au passage), et au fur et à mesure que l'on discute, lui ne peut s'empêcher de me dire par exemple ; "Ma petite chérie" "Ma douce", enfin bref, étant littéraire, ce ne sont pas les mots qui lui manquent. Pour moi, je le trouve bien trop attentionné, et plutôt que de me voir comme une sorte de petite femme qu'il faut chouchouter, j'aimerai qu'il me voit davantage en temps que complice et égale. Peut-être veut-il me dorloter car étant très indépendante, il ne voudrait pas rester à rien faire.
Du coup, de mon coté, je me pose des questions. Je me dis qu'au final, tout est de ma faute car nombreuses seraient celles qui voudraient un homme qui les gâte, autant matériellement que sentimentalement. Et pourtant, moi c'est l'inverse. Je n'ai pas besoin que l'on me dise des mots tendres tous les jours, je n'ai pas besoin de réguliers baisers, de cadeaux. Je me sens comblée lorsque je sais seulement que la personne m'aime (il suffit qu'elle me le dise et je retiens), et que je peux avoir confiance en elle. Autre chose aussi, je suis peu tactile. Et s'il y a bien une chose qui revenait avec les garçons qui chercher à sortir avec moi, c'était le contact physique, l'envie de me toucher, de me prendre dans leurs bras, sans même décider que l'on soit ensemble. C'est quelque chose qui revient, sans même être avec le garçon, celui-ci semble vouloir me toucher, me câliner, et ça m'agresse. Je ne parviens pas à m'abandonner, j'ai peur de la perte de contrôle. Et forcément, Clovis, au fur et à mesure que l'on discute, il arrive de temps en temps qu'il me sorte de but en blanc ; "J'ai envie de t'embrasser." ou "Je t'aime.". Et ce n'est pas faute de lui avoir répéter que nous n'étions pas en couple, que cela me gênait, que je n'étais pas amoureuse et que je n'arriverai pas à l'être si on m'impose autant d'affection. Lui de son coté, a du mal à comprendre, ne souhaite que mon bonheur (et j'en suis sûre aussi), mais il est beaucoup plus démonstratif. Je compte retourner le voir sur Paris en Mai, et donc nous verrons bien ce que ça donne. Mais je ne peux m'empêcher d'avoir des appréhensions. J'ai peur du dérapage, de regretter. J'ai peur de devoir quelque chose, après l'avoir tant fait patienté. Même s'il m'a assuré des tas de fois que "Si ça ne marche pas, tant pis, je serai déçu mais il ne me semblera pas avoir perdu mon temps".
Je m'en remets donc entièrement à vous, pour m'éclairer, qu'est-ce qui ne va pas chez moi, comment me sortir de ces pressentiments, comment me lâcher, avoir confiance, ne pas être dégoutée. Je pense avoir résumer un peu l'essentiel. Il est possible que ce texte parte un peu dans tous les sens tellement il me semblait avoir des choses à préciser.
Je vous remercie de votre attention à la lecture de ce post, et je vous souhaite une bonne journée.
