Bonsoir à toute, je m'appelle Hélène, j'ai 20 ans et j'ai longtemps été hyperphage/boulimique.
Je parcourais la section TCA et j'ai eu envie de partager avec vous mon histoire pour peut être vous donner un peu d'espoir et/ou d'aide pour l'avenir...
Petite enfant je mangeais peu et bougeais beaucoup, j'étais maigre, et vers 10 ans, chips et saucisson aidant, j'ai commencé à grossir, j'étais plutôt boulotte, avec un petit surpoids.
Ma famille et mon entourage était très mince, mes parents anciens athlètes, même si j'étais loin d'être obèse, je faisais "tâche", et j'ai eu beaucoup de remarques.
Exemple de ma tante (mannequin à l'époque) qui me sort à mes 11 ans "Ou la la mais tu as mangé beaucoup de mayonnaise cet été toi ! ". Bref, j'étais assez persécutée...
Quelques réflexions de camarades de classe aussi.
A 13 ans, j'ai commencé à prendre conscience de mon corps et voulu perdre du poids. Régime + sport (boxe et natation).
Pourtant, je ne perdais que peu. J'ai appris des années après que j'avais une hypothyroïdie et sans doute déjà à cet âge, cela m'handicapait dans ma perte de poids. J'étais découragée. Je voyais que malgré mes efforts, je ne ressemblais à rien et j'ai fais une grosse dépression due en partie à cela. Et j'ai commencé à faire des crises d'hyperphagie. Tout y passait. Biscuits, yaourts, céréales aux chocolat, et j'en passe. Manger à en avoir la nausée.
Je me sentais coupable, et je compensais par des restrictions. J'ai pas eu une enfance/adolescence facile, pour pleins de raisons, et la bouffe, c'était le moyen de me consoler, en cachette, souvent la seule chose agréable qu'il y avait dans ma vie...
A 14 ans, j'ai commencé à me faire vomir: boulimie.
A 15 ans est apparu mon hernie hiatale, du coup, je ne pouvais plus manger ni beaucoup, ni très gras, ni très sucré, sinon j'avais d'affreuses douleurs abdominales et des nausées. Mes crises se sont calmées pour presque disparaitre: je n'avais plus le choix. J'ai perdu du poids et j'ai accentué le sport, fitness, muscu, je faisais parti des filles qu'on dit "bien foutues", 53 kilos pour 1m65, le corps ferme. On me disait bien foutue, moi je me trouvais immonde. Pas grosse, mais justement mal foutue, avec pas beaucoup de gras, mais mal reparti qui créait un "creux" entre mes jambes et mes cuisses. J'étais bof, et je voulais me rapprocher de la perfection. Je me sentais lourde et mal à l'aise. J'ai fini par énormément me restreindre et pratiquer le sport tout les jours pour me maintenir à 50 kg jusqu'à mes 20 ans. Pendant ces deux années les crises était assez rares mais toujours présentes.
Je prend un traitement pour l'hypothyroidie depuis septembre, et j'ai enfin réussi à tomber à 45 kg. Avoir le corps dont je rêvais depuis longtemps.
Et depuis... Je ne fais plus de crises. Même si j'en ai envie, j'arrive à me maîtriser, je n'en ressens plus le besoin, ce n'est plus une pulsion.
Je suis libre.
Et je pense que c'est pour les raisons suivantes :
-J'ai été contre ma nature et combattu pour me plaire physiquement. Plus je mincissais, et moins je faisais de crises, car je me sentais satisfaite. Même si on ne perd pas tout le poids désiré, se voir s'embellir et se sentir plus légère peut encourager à résister aux pulsions, et donc continuer à perdre encore...
Sentir qu'on est plus légère, plus à l'aise dans ses mouvements.
Se fixer un objectif (réaliste) et y parvenir permet de se sentir fort, et assez fort pour résister aux pulsions. "Je l'ai fais , je peux le refaire"
-Essayer bien ceci : Le sexe. C'est à partir du moment ou j'ai eu une vie sexuelle vers 15 ans que j'ai commencé à diminuer les crises. Puis en 3 ans et deux relations "longues", j'ai eu une vie sexuelle quotidienne et j'ai carrément remplacé la bouffe par le sexe. Sans rire, c'est vachement efficace. Et y'a que du bien être après, y'a que du bénéfique. Et au final, ça entraîne aussi dans la volonté de maintenir son corps en forme. Plaire à l'autre et être plus libérée, en phase avec son corps. Moi je me dis tout les soirs "je vais pas trop manger pour pas avoir le ventre gonflé et être plus sexy à regarder." C'est con mais c'est vrai ! C'est ce genre de petits qui aident à tenir. Et le sentiment de plaire à l'autre en retour. De se sentir désirable à ses yeux, pour contrer le sentiment de nullitude, et l'image négative de nous même qui nous enfonce dans la boulimie. Résultat, je pense au fait que j'ai envie de faire l'amour et je me fais du forcing pour me restreindre niveau bouffe ou empêcher des crises.
Le sexe aide à aimer son corps, car celui ci nous donne du plaisir, et on a moins envie de le maltraiter en le surchargeant de nourriture grasse et souffrir de gros maux de bides après.
Bien aussi quand chéri est là quand on rentre du boulot/fac, pour nous empêcher de sombrer dans les placards.(notamment en nous complimentant sur nos jolies gambettes qu'on a pas envie de voir transformées en poteau du coup.)
-Remplacer voilà . J'ai parler du sexe, du copain, parce que c'est le + efficace pour moi, mais en fait c'est un tout. Evacuer son chagrin (ou son ennui) dans autres chose.
Aller à la fac et faire ce qui me passionne m'a aidé. Ce qu'on cherche en mangeant ainsi c'est combler un vide, voir un vide existentiel. Le combler en se donnant à fond dans ce qu'on aime est une bonne solution.
Les sorties nocturnes aussi. Se faire toute belle et sortir avec ses copains/copines. Plus tu es mince, plus tu es à l'aise et dégage le charme de ta confiance en toi, et plus tu plais et te fais draguer. Et même si des fois c'est un peu lourd, ça fait toujours du bien de se sentir séduisante.
Conclusion: sortir te fais donc éviter la cuisine et le placard à gâteaux, mais aussi rebooste ton estime de toi même. Et encore une fois, participer au bien être et évincer ce sentiments d'être nulle et indésirable : "je suis moche alors tant pis, autant manger".
Voilà c'est à peu près tout.
Je n'aurais pas la prétention de dire que détiens la vérité...
C'est juste quelques trucs qui ont fonctionné pour moi
Je m'en suis sortie et pourtant c'était pas gagné, mais aujourd'hui, tout va mieux. Il n'y a plus ces terribles crises pour me pourrir l'existence et me faire ressembler à un mammout.
Alors, vous pouvez y arriver aussi...
Je lis vos témoignages et je me retrouve en vous... Il y a une issue. Il faut trouver laquelle.
Si certaines s'en sont sortie aussi, vos parcours m'intéresse !
Et désolé pour le pavé, besoin de vider aussi mon sac peut être ?
Xoxo, Hélène.
Je parcourais la section TCA et j'ai eu envie de partager avec vous mon histoire pour peut être vous donner un peu d'espoir et/ou d'aide pour l'avenir...
Petite enfant je mangeais peu et bougeais beaucoup, j'étais maigre, et vers 10 ans, chips et saucisson aidant, j'ai commencé à grossir, j'étais plutôt boulotte, avec un petit surpoids.
Ma famille et mon entourage était très mince, mes parents anciens athlètes, même si j'étais loin d'être obèse, je faisais "tâche", et j'ai eu beaucoup de remarques.
Exemple de ma tante (mannequin à l'époque) qui me sort à mes 11 ans "Ou la la mais tu as mangé beaucoup de mayonnaise cet été toi ! ". Bref, j'étais assez persécutée...
Quelques réflexions de camarades de classe aussi.
A 13 ans, j'ai commencé à prendre conscience de mon corps et voulu perdre du poids. Régime + sport (boxe et natation).
Pourtant, je ne perdais que peu. J'ai appris des années après que j'avais une hypothyroïdie et sans doute déjà à cet âge, cela m'handicapait dans ma perte de poids. J'étais découragée. Je voyais que malgré mes efforts, je ne ressemblais à rien et j'ai fais une grosse dépression due en partie à cela. Et j'ai commencé à faire des crises d'hyperphagie. Tout y passait. Biscuits, yaourts, céréales aux chocolat, et j'en passe. Manger à en avoir la nausée.
Je me sentais coupable, et je compensais par des restrictions. J'ai pas eu une enfance/adolescence facile, pour pleins de raisons, et la bouffe, c'était le moyen de me consoler, en cachette, souvent la seule chose agréable qu'il y avait dans ma vie...
A 14 ans, j'ai commencé à me faire vomir: boulimie.
A 15 ans est apparu mon hernie hiatale, du coup, je ne pouvais plus manger ni beaucoup, ni très gras, ni très sucré, sinon j'avais d'affreuses douleurs abdominales et des nausées. Mes crises se sont calmées pour presque disparaitre: je n'avais plus le choix. J'ai perdu du poids et j'ai accentué le sport, fitness, muscu, je faisais parti des filles qu'on dit "bien foutues", 53 kilos pour 1m65, le corps ferme. On me disait bien foutue, moi je me trouvais immonde. Pas grosse, mais justement mal foutue, avec pas beaucoup de gras, mais mal reparti qui créait un "creux" entre mes jambes et mes cuisses. J'étais bof, et je voulais me rapprocher de la perfection. Je me sentais lourde et mal à l'aise. J'ai fini par énormément me restreindre et pratiquer le sport tout les jours pour me maintenir à 50 kg jusqu'à mes 20 ans. Pendant ces deux années les crises était assez rares mais toujours présentes.
Je prend un traitement pour l'hypothyroidie depuis septembre, et j'ai enfin réussi à tomber à 45 kg. Avoir le corps dont je rêvais depuis longtemps.
Et depuis... Je ne fais plus de crises. Même si j'en ai envie, j'arrive à me maîtriser, je n'en ressens plus le besoin, ce n'est plus une pulsion.
Je suis libre.
Et je pense que c'est pour les raisons suivantes :
-J'ai été contre ma nature et combattu pour me plaire physiquement. Plus je mincissais, et moins je faisais de crises, car je me sentais satisfaite. Même si on ne perd pas tout le poids désiré, se voir s'embellir et se sentir plus légère peut encourager à résister aux pulsions, et donc continuer à perdre encore...
Sentir qu'on est plus légère, plus à l'aise dans ses mouvements.
Se fixer un objectif (réaliste) et y parvenir permet de se sentir fort, et assez fort pour résister aux pulsions. "Je l'ai fais , je peux le refaire"
-Essayer bien ceci : Le sexe. C'est à partir du moment ou j'ai eu une vie sexuelle vers 15 ans que j'ai commencé à diminuer les crises. Puis en 3 ans et deux relations "longues", j'ai eu une vie sexuelle quotidienne et j'ai carrément remplacé la bouffe par le sexe. Sans rire, c'est vachement efficace. Et y'a que du bien être après, y'a que du bénéfique. Et au final, ça entraîne aussi dans la volonté de maintenir son corps en forme. Plaire à l'autre et être plus libérée, en phase avec son corps. Moi je me dis tout les soirs "je vais pas trop manger pour pas avoir le ventre gonflé et être plus sexy à regarder." C'est con mais c'est vrai ! C'est ce genre de petits qui aident à tenir. Et le sentiment de plaire à l'autre en retour. De se sentir désirable à ses yeux, pour contrer le sentiment de nullitude, et l'image négative de nous même qui nous enfonce dans la boulimie. Résultat, je pense au fait que j'ai envie de faire l'amour et je me fais du forcing pour me restreindre niveau bouffe ou empêcher des crises.
Le sexe aide à aimer son corps, car celui ci nous donne du plaisir, et on a moins envie de le maltraiter en le surchargeant de nourriture grasse et souffrir de gros maux de bides après.
Bien aussi quand chéri est là quand on rentre du boulot/fac, pour nous empêcher de sombrer dans les placards.(notamment en nous complimentant sur nos jolies gambettes qu'on a pas envie de voir transformées en poteau du coup.)
-Remplacer voilà . J'ai parler du sexe, du copain, parce que c'est le + efficace pour moi, mais en fait c'est un tout. Evacuer son chagrin (ou son ennui) dans autres chose.
Aller à la fac et faire ce qui me passionne m'a aidé. Ce qu'on cherche en mangeant ainsi c'est combler un vide, voir un vide existentiel. Le combler en se donnant à fond dans ce qu'on aime est une bonne solution.
Les sorties nocturnes aussi. Se faire toute belle et sortir avec ses copains/copines. Plus tu es mince, plus tu es à l'aise et dégage le charme de ta confiance en toi, et plus tu plais et te fais draguer. Et même si des fois c'est un peu lourd, ça fait toujours du bien de se sentir séduisante.
Conclusion: sortir te fais donc éviter la cuisine et le placard à gâteaux, mais aussi rebooste ton estime de toi même. Et encore une fois, participer au bien être et évincer ce sentiments d'être nulle et indésirable : "je suis moche alors tant pis, autant manger".
Voilà c'est à peu près tout.
Je n'aurais pas la prétention de dire que détiens la vérité...
C'est juste quelques trucs qui ont fonctionné pour moi
Je m'en suis sortie et pourtant c'était pas gagné, mais aujourd'hui, tout va mieux. Il n'y a plus ces terribles crises pour me pourrir l'existence et me faire ressembler à un mammout.
Alors, vous pouvez y arriver aussi...
Je lis vos témoignages et je me retrouve en vous... Il y a une issue. Il faut trouver laquelle.
Si certaines s'en sont sortie aussi, vos parcours m'intéresse !
Et désolé pour le pavé, besoin de vider aussi mon sac peut être ?
Xoxo, Hélène.
