Bonjour,
Je n'ai jusqu'ici jamais posté sur vlr, même si ce n'est pas faute de vous lire et de voir dans ce forum une grande utilité. J'ai 20 ans et suis étudiante et une fois de plus aujourd'hui, je me retrouve face à ce sentiment étrange de ne rien contrôler.
Cela fait 4 années que je suis tombée dans le piège des TCA et j'ai l'impression de foncer tête baissée dans un mur sans arrêt. Petite, j'avais déjà une relation complexe à la nourriture, je grignotais sur un mode hyperphage et ma mère elle-même toujours été comme ça. Je l'ai toujours entendu de plaindre de son obésité et je suppose que ça a participé à la détestation de mon propre corps. Petite, j'étais déjà rondouillarde, alors j'imagine qu'il faudrait que je me fasse une raison aujourd'hui.
Vers 16 ans j'ai eu la brillante idée de faire un régime, prise en main radicale avant de quitter le foyer familial pour les études. Je me souviens que j'avais dans l'ide que perdre du poids me donnerait plus confiance en moi et que j'aurais plus de facilité à nouer des relations (confiance/insouciance qui s'est radicalement évaporée durant le lycée). Oh j'ai maigrit, et vite. En moins d'un an je suis passée de 67-68kgs à 49-50 kgs. Le tout à coup de privations, d'obsession de calories, de sport à outrance et de culpabilité pour tout. A cette année, les crises de boulimie sont vite apparues. Attendre que les parents se couchent et redescendre dévaliser les placards. Engloutir son "butin" et se faire vomir après.. c'était le rituel du soir. Et tout allait bien tant que je ne grossissais pas, dans mon esprit. J'étais dans le déni total. Jusqu'au jour où mon compagnon (relation à distance) m'a ouvert les yeux après que je lui ai appris ma situation. Nous sommes toujours en couple et allons vivre ensemble, et je lui dois beaucoup dans mon "avancée". A ce jour, je me demande où je serais sans lui..
Quoiqu'il en soit, la liberté du déménagement acquise, je me suis crue d'autant plus libre de maigrir/vomir. Mais la lutte contre le poids s'est vite transformée en lutte contre la maladie qui s'était refermée sur moi.. J'ai fait des efforts surhumains depuis trois ans, dans la solitude la plus totale, et j'ai réussi mes études.. j'aimerais me reconnaître un certain mérite là -dedans mais j'en suis encore incapable..
Après avoir commencé à prendre la contraception (pilule), j'ai commencé à grossir doucement mais surement. Mon corps me disait clairement "merde", je ne pouvais plus le manipuler comme je voulais. Lui aussi, il a ses limites, et on l'apprend bien vite avec les TCA. En plus de chercher à guérir des crises, l'acceptation de ces dernières est passée par l'arrêt des vomissements.. et l'hyperphagie. Je suis désormais prise dans ce piège ultime. Et j'ai repris tous les kilos que j'avais perdu beaucoup trop vite et mal.
Aujourd'hui, je n'accepte pas cette prise de poids. Ça fait une année que je grossis doucement, me voilà à 65kilos pour 1m65. Ce n'est pas gros, me dira t-on, mais je déteste mon corps. J'ai cette impression permanente de porter les stigmates des TCA et que tout le monde peut voir ces fragilités. Dans le même temps, j'ai beaucoup avancé, travaillé sur l'acceptation, lu Zermati&Apfeldorfer sans pour autant parvenir encore à appliquer les principes. Je m'écoute plus, je ne nie plus la maladie depuis longtemps, je suis dans une démarche plus respectueuse envers moi-même. Car je me rends bien compte, les larmes aux yeux, qu'à 15 kilos de moins, je n'étais pas plus heureuse.
Mais il y a ce poids qui m'obsède encore.. ça fait plus d'un an maintenant. Je n'arrive pas à passer outre. Il y a des jours où j'envoie valser ces pensées tellement elles me fatiguent mais ça ne tient pas bien longtemps et il m'arrive d'avoir l'impression de me mentir à moi-même. S'accepter, lâcher-prise.. tout ça je l'ai bien assimilé mais je n'arrive pas à le faire. J'ai un réel blocage pour m'accepter et même maigrir. Bien sur, pour l'instant toutes mes démarches pour maigrir sont un échec. Je me sabote. Je bloque complètement. Mais pourquoi? M'accepter.. mais quel rêve! Je ne suis pas qu'un enveloppe corporelle, je suis bien plus..
En attendant les jours se succèdent et se ressemblent. Je suis en "stand-by", en veille avant de partir vivre avec mon compagnon, changer d'horizon, nouer de nouvelles relations, avoir un job, étudier.. J'attends beaucoup de cet avenir car même si j'ai réussi mes années d'études ici, ça aura été un gros échec sur le plan social et mental. L'ennui me ronge, actuellement, et ça joue sur mes prises alimentaires bien sur. J'ai l'impression d'être inutile, au sens propre, de ne pas avoir les moyens de faire ce que je veux, montrer qui je suis. Et les regrets me hantent en nombre.. toutes ces situations où j'aurais pu renverser un peu le destin et où je n'ai pas osé simplement par peur de déranger, d'être moi..
Ce message est inutile, quoiqu'il permette de mettre des mots sur des maux. A quand le second souffle? A quand la "vraie" vie? Je déménage Vendredi, et de ces années je ne retire que souffrance.. J'aimerais croire en l'avenir, me dire que changer d'horizon et d'habitudes me fera le plus grand bien, mais tout ça m'est inconnu. Je ne sais pas si ce ne sont que des illusions.. Bien l'intention de me donner les moyens de me bousculer un peu plus à l'avenir (par exemple décision toute bête, prendre des cours de danse). Mais si je n'y parviens pas, qu'est-ce qu'il adviendra de moi? Serai-je assez forte?
Qui a dit que j'étai hyper-anxieuse?
Bref, message un peu décousu, à l'image de mes pensées et de mon état d'esprit un peu perdu, dérouté. Me voilà à la jonction entre un passé regrettable et un avenir incertain qui s'annonce prometteur.. j'imagine que la voici la réponse à mes crises actuelles..
Si vous avez des expériences similaires ou non, je serais très heureuse de les lire et en discuter avec vous. Ce forum dégage tellement de chaleur et de bienveillance entre les membres..
Je n'ai jusqu'ici jamais posté sur vlr, même si ce n'est pas faute de vous lire et de voir dans ce forum une grande utilité. J'ai 20 ans et suis étudiante et une fois de plus aujourd'hui, je me retrouve face à ce sentiment étrange de ne rien contrôler.
Cela fait 4 années que je suis tombée dans le piège des TCA et j'ai l'impression de foncer tête baissée dans un mur sans arrêt. Petite, j'avais déjà une relation complexe à la nourriture, je grignotais sur un mode hyperphage et ma mère elle-même toujours été comme ça. Je l'ai toujours entendu de plaindre de son obésité et je suppose que ça a participé à la détestation de mon propre corps. Petite, j'étais déjà rondouillarde, alors j'imagine qu'il faudrait que je me fasse une raison aujourd'hui.
Vers 16 ans j'ai eu la brillante idée de faire un régime, prise en main radicale avant de quitter le foyer familial pour les études. Je me souviens que j'avais dans l'ide que perdre du poids me donnerait plus confiance en moi et que j'aurais plus de facilité à nouer des relations (confiance/insouciance qui s'est radicalement évaporée durant le lycée). Oh j'ai maigrit, et vite. En moins d'un an je suis passée de 67-68kgs à 49-50 kgs. Le tout à coup de privations, d'obsession de calories, de sport à outrance et de culpabilité pour tout. A cette année, les crises de boulimie sont vite apparues. Attendre que les parents se couchent et redescendre dévaliser les placards. Engloutir son "butin" et se faire vomir après.. c'était le rituel du soir. Et tout allait bien tant que je ne grossissais pas, dans mon esprit. J'étais dans le déni total. Jusqu'au jour où mon compagnon (relation à distance) m'a ouvert les yeux après que je lui ai appris ma situation. Nous sommes toujours en couple et allons vivre ensemble, et je lui dois beaucoup dans mon "avancée". A ce jour, je me demande où je serais sans lui..
Quoiqu'il en soit, la liberté du déménagement acquise, je me suis crue d'autant plus libre de maigrir/vomir. Mais la lutte contre le poids s'est vite transformée en lutte contre la maladie qui s'était refermée sur moi.. J'ai fait des efforts surhumains depuis trois ans, dans la solitude la plus totale, et j'ai réussi mes études.. j'aimerais me reconnaître un certain mérite là -dedans mais j'en suis encore incapable..
Après avoir commencé à prendre la contraception (pilule), j'ai commencé à grossir doucement mais surement. Mon corps me disait clairement "merde", je ne pouvais plus le manipuler comme je voulais. Lui aussi, il a ses limites, et on l'apprend bien vite avec les TCA. En plus de chercher à guérir des crises, l'acceptation de ces dernières est passée par l'arrêt des vomissements.. et l'hyperphagie. Je suis désormais prise dans ce piège ultime. Et j'ai repris tous les kilos que j'avais perdu beaucoup trop vite et mal.
Aujourd'hui, je n'accepte pas cette prise de poids. Ça fait une année que je grossis doucement, me voilà à 65kilos pour 1m65. Ce n'est pas gros, me dira t-on, mais je déteste mon corps. J'ai cette impression permanente de porter les stigmates des TCA et que tout le monde peut voir ces fragilités. Dans le même temps, j'ai beaucoup avancé, travaillé sur l'acceptation, lu Zermati&Apfeldorfer sans pour autant parvenir encore à appliquer les principes. Je m'écoute plus, je ne nie plus la maladie depuis longtemps, je suis dans une démarche plus respectueuse envers moi-même. Car je me rends bien compte, les larmes aux yeux, qu'à 15 kilos de moins, je n'étais pas plus heureuse.
Mais il y a ce poids qui m'obsède encore.. ça fait plus d'un an maintenant. Je n'arrive pas à passer outre. Il y a des jours où j'envoie valser ces pensées tellement elles me fatiguent mais ça ne tient pas bien longtemps et il m'arrive d'avoir l'impression de me mentir à moi-même. S'accepter, lâcher-prise.. tout ça je l'ai bien assimilé mais je n'arrive pas à le faire. J'ai un réel blocage pour m'accepter et même maigrir. Bien sur, pour l'instant toutes mes démarches pour maigrir sont un échec. Je me sabote. Je bloque complètement. Mais pourquoi? M'accepter.. mais quel rêve! Je ne suis pas qu'un enveloppe corporelle, je suis bien plus..
En attendant les jours se succèdent et se ressemblent. Je suis en "stand-by", en veille avant de partir vivre avec mon compagnon, changer d'horizon, nouer de nouvelles relations, avoir un job, étudier.. J'attends beaucoup de cet avenir car même si j'ai réussi mes années d'études ici, ça aura été un gros échec sur le plan social et mental. L'ennui me ronge, actuellement, et ça joue sur mes prises alimentaires bien sur. J'ai l'impression d'être inutile, au sens propre, de ne pas avoir les moyens de faire ce que je veux, montrer qui je suis. Et les regrets me hantent en nombre.. toutes ces situations où j'aurais pu renverser un peu le destin et où je n'ai pas osé simplement par peur de déranger, d'être moi..
Ce message est inutile, quoiqu'il permette de mettre des mots sur des maux. A quand le second souffle? A quand la "vraie" vie? Je déménage Vendredi, et de ces années je ne retire que souffrance.. J'aimerais croire en l'avenir, me dire que changer d'horizon et d'habitudes me fera le plus grand bien, mais tout ça m'est inconnu. Je ne sais pas si ce ne sont que des illusions.. Bien l'intention de me donner les moyens de me bousculer un peu plus à l'avenir (par exemple décision toute bête, prendre des cours de danse). Mais si je n'y parviens pas, qu'est-ce qu'il adviendra de moi? Serai-je assez forte?
Qui a dit que j'étai hyper-anxieuse?
Bref, message un peu décousu, à l'image de mes pensées et de mon état d'esprit un peu perdu, dérouté. Me voilà à la jonction entre un passé regrettable et un avenir incertain qui s'annonce prometteur.. j'imagine que la voici la réponse à mes crises actuelles..
Si vous avez des expériences similaires ou non, je serais très heureuse de les lire et en discuter avec vous. Ce forum dégage tellement de chaleur et de bienveillance entre les membres..
