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Coucou les filles, alors question qui peut agacer donc je vais essayer de prendre des pincettes pour le dire simplement, quand on regarde l’émission poubelle de zita la nana obèse s'empiffre 6000 calories par jour et quand je lis ce que vous mangez c'est souvent bon pour la santé même s'il y a pizza et compagnie mais je suis d'accord qu'on est pas là pour manger du poisson bouilli et des haricots verts à l'eau mais il est ou le décalage?? Est ce que les gens ne disent pas la vérité ou alors mangent de grandes quantités plus grignotage à côté? ou alors c'est la nature de chacun d'être comme il est. Bref je me posais juste la question parce que je suis un peu perdue, peut être que l'alimentaire ne fait pas tout... :evil:

Je voulais juste connaître votre façon de vous alimenter et ce qui a pu vous conduire au surpoids ou à l'obésité.

Je commence par moi : J'ai été mince jusque mes 10-12 ans et ensuite sur mes photos on me voit enrobée genre 5kg de trop sans changer ma façon de manger du moins je ne me souviens pas, j'avais peut être plus faim à cause de la croissance ou alors ce sont les hormones jusqu'à atteindre 23 kg de trop et aujourd'hui en ayant fait la paix avec mon corps il m'en reste une bonne dizaine mais je m'en fiche, ça va bien comme ça... par contre à partir de 15 ans on peut clairement dire que si je suis passée de 5 à +22 c'est parce je mangeais mon repas et en plus je grignotais en dehors et c'est depuis que j'ai arrêté de grignoter que j'ai perdu mais c'était du grignotage compulsif qui cachait autre chose, une sorte de bouffe réconfort... et vous? si vous voulez partager vos expériences ça serait bien de voir un peu les causes ou conséquences... ;)
Moi je suis de celles qui pensent que quand on prends beaucoup de poids,forcément,a un moment donné,il y a eu une prise plus importante de nourriture ...
A moins de soucis de santé physique particuliers,type dérèglement hormonaux,tu ne prends pas 30kg en mangeant comme un moineau,c'est pas possible! Ou alors,ca doit être quand même vraiment rare.

Après souvent c'est un point de vue qui dérange,mais je n'accuse personne,pas du tout. Les personnes dans ce cas n'ont pas a culpabiliser!
Au contraire,parce que manger plus c'est rarement une démarche volontaire,c'est la conséquence de quelque chose. TCA,dépression,stress,ennui,etc peuvent mener a une plus grosse prise alimentaire,j'ai moi même été dans ce cas ( hyperphagie ).
Bref...
Cute a écrit :Moi je suis de celles qui pensent que quand on prends beaucoup de poids,forcément,a un moment donné,il y a eu une prise plus importante de nourriture ...


Je suis plutôt d'accord. Mais le surplus de nourriture (calories ingérées au-delà de la faim, au-delà des besoins) qui va faire grossir peut être minime. J'avais lu qu'il suffit de 100 ou 200cal en trop chaque jour pour prendre un kg par mois... la régulation est un mécanisme subtil, qui fonctionne super bien tout seul mais facile à dérégler. Il ne faut donc pas forcément sur-manger beaucoup pour grossir.
Les 6000cal de l'émission... je ne sais pas trop. Vu le niveau "journalistique" du reste des propos, comment savoir si c'est correctement évalué? et qu'en tirer comme conclusion? la femme obèse était stable ou continuait à grossir?
Jersey28 a écrit :Je voulais juste connaître votre façon de vous alimenter et ce qui a pu vous conduire au surpoids ou à l'obésité.

... ;)


à l'adolescence, pour ne pas ressentir mon immense souffrance.
Aussi parce que depuis toute petite, ma génitrice m'a toujours obligé à manger, faim ou pas faim, que j'aime ou pas : je devais manger parce qu'elle l'avait décidé, point barre ! Et si je m'entêtais à ne pas manger, alors faim ou pas, je devais attendre ensuite des heures avant d'avoir le droit de manger.

Je n'ai donc jamais eu un rapport simple et sain avec la nourriture qui, petit à petit, est devenue une drogue pour moi (avec crise de manque réelle si je ne pouvais pas manger)
Par contre, si j'ai été grosse, je n'ai jamais été obèse car mon corps refuse la nourriture à un certain stade (vomissement et diahrrée)

Je commence à sortir de tout cela, tout doucement. J'ai presque réussi à retrouver la sensation de satiété, mais c'est super dur. Je n'ai plus envie de me faire du mal avec la nourriture. Plus envie de souffrir, d'avoir mal au ventre, d'avoir des crises de manque, de me sentir fatiguée de trop mal manger.

MAis ce n'est pas simple et ça, les gens qui n'ont pas - ou pas trop - de problème avec l'alimentation ne comprennent pas
Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux (Collin d'Harleville)
Je suis en obésité morbide.
Concernant mon alimentation, je mange trop, mais je n'ai pas l'impression de manger plus mal que n'importe qui ...

Par exemple aujourd'hui :
Ce matin : je n'ai rien mangé, je me suis levée tard et je n'avais pas faim.
A midi : j'ai mangé du risotto au potiron et aux pistaches, et des dés de lieu noir à la sauce au gingembre (j'ai aussi mangé une grosse poignée de pistaches le temps de préparer le reste)
J'ai fait les courses, et en rentrant vers 16h, j'ai mangé un pot de dessert à la cerise Andros.
Je grignoterais encore certainement un truc d'ici le repas du soir, du style un morceau de pain, et ce soir j'ai prévu une salade de lentilles vertes à la pancetta et des sandwichs au saumon mariné.
Je prendrais sûrement un dessert, et je mangerais encore 2/3 trucs d'ici le soir (1 yaourt, 1 pomme et 2 barres de chocolat par exemple).

Voilà un exemple de journée assez typique pour moi.
Je mange tout au long de la journée, parce que je suis à la maison et que je m'ennuie ; cependant, ça fait des années que je suis obèse, même quand je travaillais.
(vous avouerez que c'est quand même assez loin de la malbouffe)

Je suis grosse depuis quasiment toujours, j'ai tout un tas d'angoisse vis-à-vis de la nourriture (angoisse du manque, angoisse de la frustration), ça me vient de mon éducation, parce que mon père a les mêmes ...
J'ai grossi au fur et à mesure de ma vie, jusqu'à prendre 35kg dans une période (courte) de dépression ; et ces 35kg ne sont plus jamais repartis.
Je pense que si cette période ne s'était pas passé ainsi (dépression), je ferais peut-être ce poids de l'époque (105/110kg) puisque ça faisait 1 an que je me maintenais à ce poids sans effort.
dans mon cas je suis en surpoids depuis très longtemps, j'ai eut un syndrome de guillimbaret quand j'avais 4 ans (paralysé jusqu'au bassin pendant 1 ans) avec des séquelles importantes au niveau des pieds du coup le sport je ne pouvais pas en faire autant que les autres. Je faisais la piscine a l'école et de l'équitation en loisir mais sinon... Et j'ai toujours aimé manger, mon père est cuisinier, ma mère cuisine très bien aussi et ils ont fait en sorte que les repas soit un vrai plaisir. Ils sont tous les deux obèses et pendant longtemps personne ne faisait attention aux quantités et aux calories des plats. En 4eme j'ai fait un régime qui avait bien marché et je suis partie en internat et là j'ai tout reprit et même plus avec beaucoup de grignotages. Il y a encore deux ans je mangeais de grosses quantitées mais pas super gras.
Quand j'étais obèse, je mangeais clairement trop. Je passais mes journées à grignoter, me gaver de chocolat, de biscuits, et tout ce qui passait en plus des repas. Crise familiale, pas de job, je me suis réfugiée dans la nourriture... Manger c'était presque mon seule plaisir dans la vie.

Depuis que j'ai minci, je mange pas forcément mieux. C'est à dire qu'il m'arrive assez souvent de manger McDo, Kebab et toute sorte de junk-food, mais par contre je ne grignote plus, où alors très peu et je mange peu. Déjà je ne manque que deux fois par jour et je peine assez à terminer mes assiettes. Je suis vite rassasiée.
Sibell a écrit :Quand j'étais obèse, je mangeais clairement trop. Je passais mes journées à grignoter, me gaver de chocolat, de biscuits, et tout ce qui passait en plus des repas. Crise familiale, pas de job, je me suis réfugiée dans la nourriture... Manger c'était presque mon seule plaisir dans la vie.

Depuis que j'ai minci, je mange pas forcément mieux. C'est à dire qu'il m'arrive assez souvent de manger McDo, Kebab et toute sorte de junk-food, mais par contre je ne grignote plus, où alors très peu et je mange peu. Déjà je ne mange que deux fois par jour et je peine assez à terminer mes assiettes. Je suis vite rassasiée.
Enfant en surpoids, j'ai été un ado obèse modéré et un jeune adulte obèse morbide : 1m70 et 120kg.

Le cadre de vie de l'époque : milieu socio-économique très défavorisé. Quart-monde. Aucune hygiène de vie. Vie non structurée et alimentation anarchique. Pas de repas familiaux. Parents maltraitants physiquement et moralement. Mes seuls plaisirs étaient la musique, la nourriture et l'école. La nourriture comblait un vide sidéral. Boulimie, alimentation compulsive, hyperphagie.

Je vivais quotidiennement la nourriture comme une addiction qui me permettait de ne pas sombrer, tout en m'enfonçant davantage.

J'aurais aimé me débarrasser de ce corps en trop, je me sentais mal à en mourir, j'engouffrais tout ce qui me tombait sous la main et je ressentais alors un véritable shoot. La descente qui suivait était abominable de honte, de culpabilité et de dégoût pour ce corps que je remplissais. ça a duré des années.

Vers 24 ans, j'étais en fac et j'ai changé de milieu, de vie et de corps. En 1 an j'ai perdu plus de 50 kg. Régime hypocalorique strict et sport quotidien à haute dose.

J'ai eu ensuite un rapport de contrôle alimentaire constant sans avoir réellement réglé les causes psy de tout cela. Etat de régime plutôt permanent avec effet yoyo avec d'une dizaine de kilos annuels. Avec la culpabilisation de grossir.

2e grossesse de ma femme en 1993, je lâche tout et je grossis avec elle et remonte à 100kg. Dépression profonde en 1994, suivi psy et redescente pondérale vers 75kg.

Recontrôle alimentaire et variation annuelle d'environ 8 kilos entre 72 et 80 avec toujours la culpabilisation de grossir.

Découverte des techniques de relaxation il y a 7 ou 8 ans et particulièrement de la sophrologie à laquelle je me suis formé professionnellement. Relation ENFIN différente et apaisée à mon corps que j'ai appris à redécouvrir avec bienveillance. J'ai non seulement appris à accepter ce corps dans lequel je vivais mais surtout j'ai appris à vivre mon corps et la culpabilité a disparu. Je sais que je peux manger de tout.
"Jouis et fais jouir, sans faire de mal ni à toi ni à personne ; voilà, je crois, toute la morale" Nicolas de Chamfort
Merci André pour ce récit fort intéressant... d'autant plus que les témoignages masculins sont plus rares! ;)
AndreMolia a écrit : j'engouffrais tout ce qui me tombait sous la main et je ressentais alors un véritable shoot.
La descente qui suivait était abominable de honte, de culpabilité et de dégoût pour ce corps que je remplissais. ça a duré des années.
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Oui, c'est exactement ça (pour moi en tout cas)
La nourriture permettait temporairement d'oublier, de ne plus ressentir toute la souffrance en procurant un plaisir intense et immédiat.
Ensuite, ventait l'immense culpabilité qui elle aussi finalement prenait la place de l'autre souffrance : le manque terrible d'affection. L'enfant a un besoin vital d'être aimé et reconnu, au même titre que manger et boire. Si ce besoin n'est pas comblé, l'enfant est réellement en danger de mort et va donc mettre en place des stratégies de survie.
C'est en comprenant ça, entre autre, que j'ai cessé de culpabiliser.
Tout comme toi les autres périodes étaient faites de contrôle.
Aujourd'hui je vais mieux mais il me reste encore du chemin à parcourir. La satiété n'est toujours pas quelque chose d'évident pour moi : j'ai encore tendance à intellectualiser et à devoir me dire "là, tu as suffisamment mangé"
J'espère être capable un jour de retrouver cette sensation, la satiété donc, que j'ai connu dans le ventre maternel. Parce que j'en ai été privé très très tôt.
Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux (Collin d'Harleville)
@poupoule : Un récit n'est malheureusement pas une exception. Mais il n'y a pas de fatalité. C'est vrai que les témoignages masculins sont rares. Et pourtant, ils n'en pensent pas moins. Mais c'est un autre thème.

@câline : J'adhère à ce que tu écris. Il nous reste tous du chemin à parcourir. Vivre c'est cheminer. Tu es donc vivante. :) Et puis l'apprentissage prend le temps qu'il faut.

Fais-tu quelque chose de particulier pour apprendre à retrouver cette sensation de satiété ? Manger plus lentement, savourer, explorer les aliments grâce aux 5 sens et ainsi permettre à la satiété de s'exprimer. ça modifie son rapport à la nourriture mais aussi à soi-même en modifiant son rythme et son rapport au monde. Vivre les phénomènes tels qu'ils se présentent. Sans jugement et sans interprétation. ça modifie et régule aussi son état émotionnel. Et comme c'est un apprentissage, cela prend du temps.

Après tout, nous avons vécu des années d'une certaine manière et le déconditionnement ne peut se faire en quelques jours ou quelques semaines. Comme certains cadres qui viennent me voir car ils sont très stressés depuis très longtemps et croient qu'en quelques séances tout sera réglé définitivement. Ils apprennent qu'être autonome implique d'être responsable. Ensuite à eux de choisir.
"Jouis et fais jouir, sans faire de mal ni à toi ni à personne ; voilà, je crois, toute la morale" Nicolas de Chamfort
Je ne suis plus grosse aujourd'hui. Je l'ai été depuis l'enfance parce que c'était dans les habitudes familiales de trop manger.
En grandissant, j'ai constaté que l'alimentation était extrêmement valorisée dans ma famille. On ne pensait qu'à ça. Ce que je pensais être "normal" était en fait bien excessif.

Aujourd'hui, je mange normalement parce que j'ai appris à copier mes quantités sur celles des autres. En gros, j'ai refait mon éducation sur le tard.
Les animaux sont mes amis et je ne mange pas mes amis !
AndreMolia a écrit :@poupoule : Fais-tu quelque chose de particulier pour apprendre à retrouver cette sensation de satiété ? Manger plus lentement, savourer, explorer les aliments grâce aux 5 sens et ainsi permettre à la satiété de s'exprimer. ça modifie son rapport à la nourriture mais aussi à soi-même en modifiant son rythme et son rapport au monde. Vivre les phénomènes tels qu'ils se présentent. Sans jugement et sans interprétation. ça modifie et régule aussi son état émotionnel. Et comme c'est un apprentissage, cela prend du temps.

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C'est très intéressant ce que tu écris.
Non, je crois que je ne m'autorise pas à prendre du plaisir en mangeant. Manger avec les doigts par exemple, "c'est sale". Et je mange toujours trop vite. Ceci dit, depuis quelques temps, j'entends de mieux en mieux les messages de mon corps. Des crampes à l'estomac quand je mange trop vite par exemple.
Je sens aussi, quand j'accueille l'angoisse qui est là(manger est angoissant pour moi), l'aliment descendre dans l'oesophage et parcourir le corps... mais c'est fou que ça me demande en terme d "effort" pour faire quelque chose de simple à la base....

Oui, pour le stress. Pour s'en "débarrasser", il faut déjà le ressentir dans son corps, en prendre conscience sinon aucune technique ne peut fonctionner.

Et pour le choix, je me suis aperçue au cours de mon cheminement qu'il était parfois difficile de "lâcher" un comportement pourtant douloureux pour quelque chose d'inconnu... là aussi, il faut se laisser du temps.

Rien n'est simple quand on a été maltraité... mais quand on s'en sort, que la vie devient belle et pleine de sens :lol:
Il faut aimer les gens, non pour soi, mais pour eux (Collin d'Harleville)
Jeune enfant, ma grand-mère limitait mes repas au minimum, en disant que j'allais devenir grosse (elle était elle-même obèse). J'avais pratiquement tout le temps faim. Mon grand-père me donnait des bonbons en cachette et en profitait pour abuser de moi. Je vivais là les weekends, mercredis après-midi, jours fériés et toutes les vacances. Le reste de la semaine, j'étais chez ma mère avec ses repas non-équilibrés le soir, à la cantine le midi. Mon poids était normal et je ne me posais pas de questions à propos de la nourriture.

A l'adolescence, toute la famille s'est mise à me faire remarquer que j'étais trop ronde (1m64 et une taille 38 avec de gros seins) et j'ai commencé à vouloir me restreindre. J'alternais périodes de privations très strictes (une pomme et 2 carottes par jour en prétendant que je n'avais pas faim) et le gavage avec mon argent de poche. Mon poids a commencé à augmenter mais rien d'alarmant. D'autant plus que je passais fréquemment par des périodes où j'étais maigre (et là on me félicitait). La visite médicale n'a pas oublié de me dire de faire attention parce que j'étais trop grosse (taille 40-42 à ce moment-là). Légitimation des régimes de toutes sortes (soupe au chou, hyper-protéinés et toutes les autres conneries imaginables). J'ai commencé à enfler. Taille 48, dernier régime (hyper-protéiné) sur les conseils d'un médecin. J'ai totalement lâché les vannes après ça et suis montée jusqu'à un 56 un poil boudiné. Autant dire 58.

Maintenant j'oscille entre le 50 et le 54, selon mon état psychologique. Je suis végétarienne et mange on ne peut plus sainement, par goût. J'ai découvert la cuisine en quittant ma famille et ainsi le plaisir gustatif. Seulement, je mange bien au-delà de ma faim, lors des repas. Je ne suis pas une grignoteuse et pratiquement tout ce que j'avale est fait maison. Je suis en paix avec mon apparence même si je subis les assauts d'angoisses sans rapport avec mon obésité. Me remplir permet de les étouffer un peu. Il ne s'agit évidemment pas d'une solution appropriée et je suis à la recherche du thérapeute qui me conviendra. Pas pour maigrir, pour cesser de souffrir physiquement (crises de tétanie et autres joyeusetés bien douloureuses).

Alors, oui, je suis grosse parce que je mange trop. Certainement pas parce que je mangerais mal, par contre.
Même un écureuil peut être mortel lorsqu'il est acculé.
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