En ce qui concerne les dons faits après le tsunami de décembre 2004, je tiens à préciser que si certaines organisations ont "placé" l'argent récolté, si d'autres ont détourné des fonds, si enfin certains endroits n'ont rien vu arriver, il ne faut pas mettre toutes les associations dans le même panier.
Celle dont j'ai fait partie pendant 15 ans, et que je garde au chaud dans mon coeur même si je ne peux plus m'en occuper, a des relais notamment au Sri Lanka et en Indonésie. C'est dire si elle a été parmi les structures sur le pont pendant les semaines qui ont suivi le raz de marée...
Tous ceux qui la font avancer sont bénévoles ; tous prennent du temps sur leurs loisirs, leur vie de famille et même quelquefois sur leur temps de travail

pour que les familles à l'autre bout de la chaîne puissent vivre et vivre décemment (le but de l'association est l'aide aux enfants sous toutes les formes envisageables).
Les dons ont afflué, les manifestations organisées par les uns et les autres ont amené beaucoup d'argent pour une association qui a peu de moyens habituellement.
Grâce à ses contacts sur place (chapeau bas à celle qui au Sri Lanka , a tout pris en charge, a géré les priorités, n'a pas perdu la tête devant des spectacles qui l'ont laissée vidée pendant des semaines ensuite) aide de première urgence puis projets à plus long terme (constructions de maisons, reconstruction d'écoles, d'hopitaux, prise en charge momentanée de familles qui ont tout perdu, parrainages développés sur les zones concernées, etc...) ont vu le jour. Pas un centime n'est conservé par l'association. Ce qui n'est pas distribué rapidement est effectivement placé, parce que pour monter des projets cohérents dans des pays qui viennent de subir un tel traumatisme, il faut du temps et de la patience. Et surtout, surtout, de la CONFIANCE.
Alors, quand j'entends dire que l'argent donné a disparu, que les association se gobergent... S'il vous plaît, ne mettez pas tout le monde dans le même panier, et faites attention à vos propos... Vous risquez de faire beaucoup de mal aux organismes sérieux qui ont toujours besoin de fonds pour aider. S'il vous plaît, pas de généralisation...
Je suis désolée de cette réaction épidermique, mais je connais le travail accompli par mes petits collègues de jeu et j'ai mal pour eux et pour tous ceux, officiels et individus qui nous font confiance au Sri Lanka et ailleurs, lorsque j'entends ces propos.
Il reste beaucoup de monde de bonne volonté, la confiance est primordiale, pour eux, pour nous.