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Sa fait un petit moment que je lis des discussions sur les personnes que ne s'assume pas et "se déteste".
Pour tout(e)s les rond(e)s qui ont réussi à s'aimer, pourquoi ne pas partager notre joie de vivre et notre (petite) expérience pour essayer de remotiver ceux qui ne le sont plus?

Pour ma part, j'ai eu beaucoup de mal à m'accepter, jusqu'aux premières années de lycée, je me sentais vraiment mal dans ma peau, me cachais et étais quasiment dans une dépression.
Seulement par la suite, l'arrivé d'une belle soeur dans ma vie ma fait changer ma façon de voir les choses.
Aujourd'hui je m'accepte très bien comme je suis, les jupes et robes sont mes nouvelles amies, et j'aime croquée la vie à pleine dents.

Alors accepter vous comme vous êtes, faites vous aider s'il le faut mais il ne faut pas que vous perdiez votre temps à vous cacher. Alors oui, on ne fait pas une taille 36 mais on peut être autant heureux si on arrive à se motiver et à changer d'état d'esprit.


Alors aidons nous tous, soutenons nous dans nos démarches et faisons partager nos expériences afin de réussir à avancer. :)
Une femme sans parfum est une femme sans avenir .. Coco Chanel
Adolescente, je ne me trouvais pas belle et pendant un moment, je l'acceptais comme une fatalité, je me disais «Bon, je ne suis pas belle, il y a des beaux et des laids, moi je suis dans las deuxième catégorie, faut vivre avec.»

Je m'effaçais, j'avais toujours peur d'être de trop, je m'excusais pour tout, j'excusais d'être là. À un moment, vers 15 ans, j'ai adopté le style emo/gothique, à ce moment là, j'avais envie de m'affirmer un peu plus, mais je continuais de croire que je ne pouvais pas être comme les autres, alors je me suis dit que quant à être différente, autant l'être pour de vrai.

J'ai toujours dégagé une image qui ne me représentait pas en réalité. Un copain m'a dit une fois, quelques années après le secondaire, que je représentais son idéal de confiance en soi. Ça m'a complètement bluffée, parce que à l'intérieur, j'étais aussi fragile qu'une poupée de porcelaine et je n'avais même pas l'impression de dégager quelque confiance en moi que ce soi. Comme quoi «L'image que l'on donne n'est pas toujours la bonne» (Cowboys fringants, Les Hirondelles). Bon, je m'égare un peu, mais en même temps, l'image qu'on a de soi influence beaucoup notre confiance en nous même.

Avant d'entrer au cégep, j'ai délaissé le emo/gothique, je me croyais plus mûre, mais j'ai découvert que ce n'est pas parce qu'on le décide que du jour au lendemain on s'aime. Avec le recul, je crois que j'étais aussi avec moi-même qu'au secondaire. Je crois que cette sensation était aussi influencée par la déprime saisonnière, le manque de soleil et tout.

Alors, arrivons maintenant à ce qui m'a vraiment fait accepté mon corps : le sport. Au primaire et au secondaire, j'étais très nulle en sport (je suis d'ailleurs toujours aussi en sport d'équipe, mais je m'en fous, puisque je pratique des sports individuels). Une fois que j'ai eut terminé tous mes cours de sport obligatoires, je me suis mise au jogging (j'avais découvert que j'en était capable dans mon dernier cours de gym). Et je me suis inscrite dans un gym où je suis allée pendant 6 mois, mais j'ai découvert que je préférais m'entraîner par moi-même et courir dehors.

En faisant du sport, je ne voyais plus mon corps comme une masse informe, mais comme une machine qui peut fonctionner aussi bien, sinon mieux que les minces. Quand je disais dans mon nouveau cégep que je faisais de 30 minutes à 1 heure de jogging par séance, mes amies plus minces m'avouaient ne pas être capables d'en faire autant. J'ai commencé le sport pour me sentir bien, pour être santé, pas pour maigrir, et sans m'attendre à maigrir, j'ai tout de même perdu du poids. Et puis j'ai commencé à me regarder dans le miroir et à trouver mon corps beau, harmonieux.

Je fais toujours du sport, à tous les jours et je cours même l'hiver dans la neige. Je me trouve belle, je ne me sens pas comme une personne à catégoriser mince, ronde, grosse ou je ne sais plus, je suis une personne point. Ce n'est pas toujours facile de se trouver belle, je l'avoue, pas quand on est toujours bombardée d'images de filles qui représentent soi-disant le modèle de beauté. Notre cerveau est lavé par ces images et ces idées qui nous dictent la beauté. Alors quand il m'arrive de penser que je ne ressemble pas à ces modèles, je me dis que c'est n'importe quoi, que si demain, on nous disait que la beauté c'est de se faire pousser un mono-sourcil et de se faire greffer une paire de nichons dans le dos, les gens le feraient.

Je ne suis pas un canon de beauté. Un canon était la représentation de la beauté à une époque donnée. Je ne suis pas un canon, mais je suis belle.
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