Ce n'est pas tout de venir discuter ici sur le forum, de vous livrer mes questions, mes peurs, mes doutes, mes joies...
Oui, j'ai mis le doigt sur un sacré noeud comme l'a dit Anne. Ca m'a chamboulée.
Hier je n'ai rien dénoué, mais j'ai fait un grand pas : j'ai parlé en vrai, en face à face, de vie voix, presque les yeux dans les yeux (les miens tous mouillés..
) avec mon chéri.
Je l'ai rejoint devant le musée le coeur au bord des lèvres. "Non ca ne va pas très bien. Je t'en parlerais plus tard, je vais pleurer sinon". Le plus tard est vite venu : le musée était fermé.
J'ai vidé mon sac dans le noir, sur un banc du parc tout proche.
C'est la 1ere fois que je dis à voix haute que je suis hyperphage, que ma situation actuelle de recherche d'emploi est très dur pour moi, que je suis à côté de mes baskets et que j'ai le coeur retourné.
M'entendre dire "J'ai fait une crise d'hyperphagie, ce n'est pas grave, mais je ne me comprends plus", ça fait tout drôle. Et même que ça change tout.
M'entendre réfléchir à voix haute sur ce qui m'arrive peut-être, expliquer pourquoi il y aura plein de réglisses dans l'appart un de ses jours. Revenir toujours à voix haute sur les progrès que j'ai déjà fait. Et conclure, la joie de retour dans ma voix, que je vais m'en sortir.
Parler, enfin oser dire tout haut ce que je pensais très bas. C'est ma joie aujourd'hui.
Oh bien sûr je n'en ai parlé qu'à une seule personne. Je ne suis pas sûre de vouloir en parler à d'autres. Et c'est déjà énorme pour moi.
Oui, j'ai mis le doigt sur un sacré noeud comme l'a dit Anne. Ca m'a chamboulée.
Hier je n'ai rien dénoué, mais j'ai fait un grand pas : j'ai parlé en vrai, en face à face, de vie voix, presque les yeux dans les yeux (les miens tous mouillés..
Je l'ai rejoint devant le musée le coeur au bord des lèvres. "Non ca ne va pas très bien. Je t'en parlerais plus tard, je vais pleurer sinon". Le plus tard est vite venu : le musée était fermé.
J'ai vidé mon sac dans le noir, sur un banc du parc tout proche.
C'est la 1ere fois que je dis à voix haute que je suis hyperphage, que ma situation actuelle de recherche d'emploi est très dur pour moi, que je suis à côté de mes baskets et que j'ai le coeur retourné.
M'entendre dire "J'ai fait une crise d'hyperphagie, ce n'est pas grave, mais je ne me comprends plus", ça fait tout drôle. Et même que ça change tout.
M'entendre réfléchir à voix haute sur ce qui m'arrive peut-être, expliquer pourquoi il y aura plein de réglisses dans l'appart un de ses jours. Revenir toujours à voix haute sur les progrès que j'ai déjà fait. Et conclure, la joie de retour dans ma voix, que je vais m'en sortir.
Parler, enfin oser dire tout haut ce que je pensais très bas. C'est ma joie aujourd'hui.
Oh bien sûr je n'en ai parlé qu'à une seule personne. Je ne suis pas sûre de vouloir en parler à d'autres. Et c'est déjà énorme pour moi.
Le paradis de la terre se trouve entre les seins d'une femme, sur le dos d'un cheval, dans les pages d'un livre. [proverbe arabe]
