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Je me rappelle la dernière fois que j'ai posté ici, c'était à propos des vergétures, du relachement cutané, et en fait je n'acceptais pas le moins du monde mon corps, je me battais encore avec mes TCAs.

Et je reviens, je me rends compte que je suis maintenant en paix.
Oui, parfois je me dis que mon corps n'a pas une fermeté de statue grecque mais ça ne m'empêche plus de me trouver jolie dans mon style, et puis de m'aimer comme ça, avec mon corps présent...et j'espère bien que je continuerai à m'aimer avec mon corps futur d'ailleurs !

En tout cas c'est fini d'avoir des exigences à propos de moi. Je me contente de bien vivre, en bonne santé, et je me sens bien mieux ainsi.
Je donnais vraiment une importance démesurée à l'apparence ; en quoi un corps ferme et parfaitement proportionné est supérieur à un corps moins esthétiquement parfait selon les canons ? A part cette simple apparence qui attire un peu plus le regard...

Je ne me cache plus à la piscine, ni devant mon chéri qui de toute manière me trouve attirante et m'aime, et vraiment je me sens libérée.

Okapi, 25 ans (ok, bientôt 26), en paix pour encore de nombreuses années avec elle-même, espérons ;)
Quand on est aimé(e), on compte ; c'est quand on aime qu'on ne compte pas.
Bravo à toi d'être passée à une autre étape et de t'accepter enfin.

J'serais curieuse de savoir quel a été le déclic qui t'a aidé à changer?
C'est vrai ça peut donner des idées à d'autres, parce que chacun à son propre cheminement en fait.
Toute idée positive est bonne à prendre ;)
Maël, mon bébé d'amour né le 19 décembre 2009
:lol: j'adore lire ce genre de message :lol: =D> =D> =D>
Bina a écrit :Bravo à toi d'être passée à une autre étape et de t'accepter enfin.

J'serais curieuse de savoir quel a été le déclic qui t'a aidé à changer?
C'est vrai ça peut donner des idées à d'autres, parce que chacun à son propre cheminement en fait.
Toute idée positive est bonne à prendre ;)


J'avoue que je n'y croyais plus vu le temps où je me suis traîné mes complexes, je pensais que j'étais comme ça à vie :lol:

C'est difficile de retracer le cheminement, je crois qu'il a été long, mais je sais que j'ai commencé par travailler sur le fait que je n'étais pas bizarre.

J'ai commencé par mon problème de TCA ; j'aspirais à une "vie normale" tout en m'en sentant incapable, comme si j'avais un truc de travers inscrit en moi. Cela faisait si longtemps que la relation à la nourriture était toxique (depuis l'enfance) que j'avais pris cela comme un état impossible à changer. Et je me sentais inférieure, minable, anormale.

Alors j'ai commencé à comprendre la spirale de maîtrise/craquage, où on s'impose un objectif de perfection vis à vis de la nourriture, avec des tabous, et qui renforce la spirale du TCA et de la mauvaise estime de soi allant avec.

Et je crois que ça m'a fait tilt. J'ai compris que j'exigeais de moi des choses qui m'étaient extérieures. Ca n'était pas moi, c'était un modèle auquel je pensais qu'il fallait correspondre que je me plaquais dessus comme si je me donnais des coups de fouet. Mon propre bourreau, juge impitoyable, j'étais devenue cela.

Alors j'ai décidé de me laisser enfin vivre, moi. J'ai mis du temps, on ne perd pas ses réflexe de contrôle du jour au lendemain, mais j'y suis finalement arrivée. J'ai maintenant une relation sans tabou, sans gêne avec la nourriture.

Une fois ce déclic fait pour le TCA (enfin, plutôt, en parallèle), j'ai commencé à reprendre confiance en ma "normalité", en ma capacité à bien vivre. J'ai arrêté de me harceler d'images négatives de moi, j'ai commencé à faire des choses et je me suis sentie plus valorisée...Et à partir de là j'ai relativisé bien des choses.

Avant je scrutais les corps. Mon corps, celui des autres, dans une fixation maladive.
Maintenant je vois la variété des corps, je vois qu'un corps est une chose magique, qu'il soit dans les canons ou non, que les beautés sont multiples et que la "perfection" du corps est finalement bien peu de chose.

Je ne sais pas si tout cela est bien clair, j'ai jeté les choses sur l'écran comme elles venaient...Je crois que le cheminement je l'ai fait mais sans regarder le chemin, juste en avançant (parfois doucement, parfois même en faisant des détours).

Je vous souhaite de trouver la paix intérieure avec vous, c'est agréable de ne pas se battre avec une personne qui est là 24h/24 :lol:
Quand on est aimé(e), on compte ; c'est quand on aime qu'on ne compte pas.
Aahh merci pour ton témoignage Okapi =D> très intéressant en plus ;)
Je trouve ton cheminement constructif. Je reste persuadée aussi que le regard que l'on porte sur nous même est trop dur parfois.

Apprendre à s'aimer, ça devrait être reconnue d'utilité publique... 8)

Bravo à toi ;)
Maël, mon bébé d'amour né le 19 décembre 2009
Okapi a écrit :Je crois que le cheminement je l'ai fait mais sans regarder le chemin, juste en avançant (parfois doucement, parfois même en faisant des détours).

Ça, je trouve que c'est très important et très difficile. Faire, et ne pas se regarder faire. Si on s'observe tout le temps, on a des exigences par-rapport à soi-même, on n'est pas totalement présent. On n'est pas réellement. En somme, pour moi c'est la définition du lâcher-prise: être, agir, sans s'observer, sans avoir d'exigence, juste être présent à ce qu'on est, à ce qu'on fait.
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