Comme promis, voici un résumé de la naissance de Gabriel, qui ne fût pas de tout repos.
Lundi 5 septembre : 18h30 - entrée en maternité, installation dans la chambre qui allait m'accueillir 7 jours entiers. Une gentille infirmière vient me mettre sous monitoring et m'explique le déroulement de la dure journée qui m'attend. Zom décide de rester dormir avec moi ... mal lui en a pris car nous n'avons pas fermé l'oeil de la nuit.
Mardi 6 septembre : 9h30 - départ pour le bloc d'accouchement. On m'assied sur une table pas plus large qu'une de mes cuisses et l'anesthésiste essaye de m'injecter une première dose entre 2 vertèbres ... coup râté ! On recommence un peu plus bas ... le produit commence à faire son effet et là ... je perd la tête. Je ne sens plus mes jambes, mes pieds et je hurle. Je demande qu'on m'endorme complètement. Ils étaient à 4 pour essayer de me calmer sans succès. Finalement, mon gyné m'a dit qu'il pouvait m'endormir mais que je mettais la vie de mon bébé en danger. S'il arrivait qqch à Gabriel, il m'en tenait pour unique responsable. J'ai eu l'impression de ramasser un coup en pleine figure et j'ai immédiatement été calmée tout en appelant mon papa (il est décédé) à l'aide . Pendant ce temps, zom devenait fou devant la porte (il n'a pas voulu assister à la césarienne) car il m'entendait crier et ne savait pas ce qu'on me faisait. Finalement, ils m'ont attachée les bras en croix (trop dangereuse, j'ai lancé mon masque à oxygène à la figure d'un infirmier). 11h44: Gabriel pousse son premier cri. Ils me disent que mon bébé est magnifique et en pleine forme. 12h: une infirmière approche de mon visage une petite bouille toute rouge et les yeux grands ouverts ... je viens enfin de faire connaissance avec mon ange. Ils terminent de me recoudre et me posent des agraphes. De retour dans ma chambre, je veux mettre Gabriel au sein. On y arrive tant bien que mal et au prix de douleurs immenses.
Mercredi 7 septembre: je réessaye d'allaiter mon bébé. J'ai encore très mal et les infirmières me disent que je m'y prend mal. Elles me triturent les seins dans tous les sens. Ca saigne ...
Jeudi 8 septembre : je suggère au médecin l'éventualité de ne pas avoir de lait. Il me répond que c'est une remarque intelligente. En bref, je prend 2 petits cachets qui empêcheront la montée de lait. C'est à partir de ce moment-là que j'ai eu ce que bcp de nouvelles mamans ont : le baby blues.
Je pleure jour et nuit. Dès que qqun me fait une remarque gentille, je fond en larmes. Je regarde mon bébé et je pleure. Bref, c'est une horreur. Plus les jours passent, pire c'est. Zom n'ose plus me quitter. Je m'accroche à lui et je refuse qu'il quitte ma chambre même pour aller fumer une cigarette.
Mardi 13 septembre: retour à la maison. Baby blues presque parti mais je l'ai encore un peu.
Jeudi 15 septembre: le médecin essaye de m'enlever les agraphes. Pas moyen. Elles sont trop profondes et c'est trop douloureux. Demain, je dois aller dans son cabinet et, sous anesthésie locale, il m'enlèvera les dernières agraphes. Ma tension artérielle n'est toujours pas stabilisée et mes pieds ont triplé de volume pour cause de rétention d'eau.
Désolée d'avoir été si longue mais j'ai résumé au maximum. Mon accouchement ne me laissera pas un beau souvenir mais je m'en fiche complètement. La seule chose qui compte, c'est que Gabriel va très très bien. Il grossit bien et commence à bien dormir.
Merci de m'avoir lue.
Bisous
Lilibel
Lundi 5 septembre : 18h30 - entrée en maternité, installation dans la chambre qui allait m'accueillir 7 jours entiers. Une gentille infirmière vient me mettre sous monitoring et m'explique le déroulement de la dure journée qui m'attend. Zom décide de rester dormir avec moi ... mal lui en a pris car nous n'avons pas fermé l'oeil de la nuit.
Mardi 6 septembre : 9h30 - départ pour le bloc d'accouchement. On m'assied sur une table pas plus large qu'une de mes cuisses et l'anesthésiste essaye de m'injecter une première dose entre 2 vertèbres ... coup râté ! On recommence un peu plus bas ... le produit commence à faire son effet et là ... je perd la tête. Je ne sens plus mes jambes, mes pieds et je hurle. Je demande qu'on m'endorme complètement. Ils étaient à 4 pour essayer de me calmer sans succès. Finalement, mon gyné m'a dit qu'il pouvait m'endormir mais que je mettais la vie de mon bébé en danger. S'il arrivait qqch à Gabriel, il m'en tenait pour unique responsable. J'ai eu l'impression de ramasser un coup en pleine figure et j'ai immédiatement été calmée tout en appelant mon papa (il est décédé) à l'aide . Pendant ce temps, zom devenait fou devant la porte (il n'a pas voulu assister à la césarienne) car il m'entendait crier et ne savait pas ce qu'on me faisait. Finalement, ils m'ont attachée les bras en croix (trop dangereuse, j'ai lancé mon masque à oxygène à la figure d'un infirmier). 11h44: Gabriel pousse son premier cri. Ils me disent que mon bébé est magnifique et en pleine forme. 12h: une infirmière approche de mon visage une petite bouille toute rouge et les yeux grands ouverts ... je viens enfin de faire connaissance avec mon ange. Ils terminent de me recoudre et me posent des agraphes. De retour dans ma chambre, je veux mettre Gabriel au sein. On y arrive tant bien que mal et au prix de douleurs immenses.
Mercredi 7 septembre: je réessaye d'allaiter mon bébé. J'ai encore très mal et les infirmières me disent que je m'y prend mal. Elles me triturent les seins dans tous les sens. Ca saigne ...
Jeudi 8 septembre : je suggère au médecin l'éventualité de ne pas avoir de lait. Il me répond que c'est une remarque intelligente. En bref, je prend 2 petits cachets qui empêcheront la montée de lait. C'est à partir de ce moment-là que j'ai eu ce que bcp de nouvelles mamans ont : le baby blues.
Je pleure jour et nuit. Dès que qqun me fait une remarque gentille, je fond en larmes. Je regarde mon bébé et je pleure. Bref, c'est une horreur. Plus les jours passent, pire c'est. Zom n'ose plus me quitter. Je m'accroche à lui et je refuse qu'il quitte ma chambre même pour aller fumer une cigarette.
Mardi 13 septembre: retour à la maison. Baby blues presque parti mais je l'ai encore un peu.
Jeudi 15 septembre: le médecin essaye de m'enlever les agraphes. Pas moyen. Elles sont trop profondes et c'est trop douloureux. Demain, je dois aller dans son cabinet et, sous anesthésie locale, il m'enlèvera les dernières agraphes. Ma tension artérielle n'est toujours pas stabilisée et mes pieds ont triplé de volume pour cause de rétention d'eau.
Désolée d'avoir été si longue mais j'ai résumé au maximum. Mon accouchement ne me laissera pas un beau souvenir mais je m'en fiche complètement. La seule chose qui compte, c'est que Gabriel va très très bien. Il grossit bien et commence à bien dormir.
Merci de m'avoir lue.
Bisous
Lilibel
Il faut dire à tout esprit naissant qu'aucune cause ne vaudra jamais la mort d'un innocent.
Daniel Balavoine
Daniel Balavoine
