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Avant toute chose, je suis désolée de poster sur un sujet certainement maintes et maintes fois développé.
C'est avant tout un besoin d'apposer un titre, d'avoir le courage d'écrire ce qui me bouffe de l'interieur depuis tellement d'années; il ne demande pas de réponse, il existe seulement car je suis tellement fatiguée après bientôt 36 ans de courir après l'amour d'une mère, l'amour "vrai" d'une mère à sa fille.

Aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours été à la recherche de son amour.
Petite je la scotchais, je voulais toujours être avec elle, je la suivais partout;
tout ça je ne m'en rappelle plus bien évidemment, c'est Elle qui me l'a racontée.
Aussi loin que je m'en souvienne, Elle a toujours été obsédé par son poids, son apparance, le qu'en dira-t-on des gens.
Aussi loin que je m'en souvienne, elle a toujours fait passer son obsession de l'hygiène, sa traque des microbes, son angoisse de la poussière, son organisation parfaitement minuté (son job, sa vie de famille) avant une pause tendresse que des enfants sont en droits d'attendre.

Aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours tout fait de travers, dans tous les domaines.
Même mes études supérieurs, c'etait une voie trop marginale...

Elle était anorexique; dès l'age de 4 ans, mon frère à refuser de s'alimenter,
vers 7 ans il a été hospitalisé car sa vie etait en danger.
Moi j'ai trouvé mon refuge dans la nourriture, je suis devenue hyperphagique, mais à cette époque on ne mettait pas de nom sur ces maladies, et de toute façon c'etait avant tout un manque de volonté de ma part (et ça le reste) !! (je demande pardon à celles qui ont ou qui souffrent d'anorexie) mais mon dieu, j'ai tout fait pour essayer de me faire vomir, j'ai souhaité de tout mon coeur etre anorexique, car comme cela je pensais qu'Elle m'aimerait, car je serais mince.

Mon quotidien pendant de nombreuses d'années a été de manger en cachette, de dissimuler mon corps sous des vetements amples, de mentir, encore et encore...
Sa quête à Elle a été de me mettre au régime depuis l'age de 12 ans environ, car un toubib lui avait dit que selon des courbes médicales, j'avais 2 kg de trop...
Je crois avoir connu tous les régimes à partir de cette époque, j'ai eu droit aux coupe-faim (et oui à 12 ans déjà), les journées ananas, le régime mayo, le régime fruits, le régime soupe.... j'arrête la liste serait trop longue), j'etais un vrai cobaye pour toutes les nouveautés qu'Elle trouvait ds les magazines.

J'avais environ 16 ans, après s'être aperçu que je lui mentais sur mon poids, j'ai eu droit à la pesé du dimanche. Chaque dimanche matin, je devais me peser devant elle... et gare si je n'avais pas perdu de poids... J'ai haïs le dimanche pendant de tres nombreuses années, même bien apres etre partis de chez mes parents... et j'ai vécu sans balance pendant tres tres longtemps...

Pendant longtemps, j'ai voyagé, loin tres loin pour fuir.

Depuis l'age de 22 ans, je fais de grave attaque de panique, lié à mon adolescence. J'ai été longtemps persuadé que j'étais une personne non "aimable" car différentes des autres.
Que se soit à l'ecole ou bien ds ma famille, j'ai toujours cru qu'il fallait que je m'excuse d'être là.

Mon père a été temoin de toutes ces années de souffrance, il ne s'est jamais interposé,
pour cela je lui en veux...

Elle a eu une enfance tres difficile, une vie pas toujours facile; je lui ai trouvé milles excuses...
mais aujourd'hui, j'ai un mari et un enfant.
Mon zom m'aime pour ce que je suis et non pour l'image que je donne.
Quand je regarde mon fils, je m'aperçois de la reponsabilité des parents,
et là, j'en veux terriblement à Elle. Je pense que ça passera, mais j'ai encore besoin de temps...

J'ai entamé une thérapie chez un psychiatre il y a de ça environ 10 ans, je commençais à m'auto-mutiler,
et je ne voyais pas d'autre alternative sinon le suicide
(qd mes parents ont appris l'existence de mon psy, bien des années après, j'ai eu droit à :
si tu as le temps et de l'argent à perdre...) no comment...

Je reviens d'une seance... ça m'a pas mal chamboulé... je me suis mise sur mon clavier et voilà...

merci de m'avoir lu...
bonsoir... ton témoignage m'a totalement bouleversée ! ca m'a fait un sacré coup de voir des parents aussi inatentionné à l'égard de leur enfant meme avec le temps! j'arrive pas à comprendre... nan ! y'a aucune excuse je pense que si on fait des goss c''est pas pr les laisser "pourrir" et leur gacher l'existence avec des futilités tels que des régimes à 12ans psfff...

Je trouve meme pas les mots pr dire ce que je ressens...

je te souhaite bon courage pr la suite...
bonsoir...
j'en ai les larmes aux yeux...
je ne pourrais pas te dire que je te comprends à 100% mais il y a beaucoup de choses que tu écris et qui me touchent beaucoup... je m'y retrouve tellement...

à quand le permis pour avoir des enfants????
c inconcevable que des parents peuvent détruire leurs enfants, en toute légalité, sans que personne ne dise mots... grrrrr!!!!

consacre toi à ta famille, y a que ca qui compte!!!
et puis ca peut prendre une vie de pardonner... si toutes fois tu décides de leur pardonner (ce n'est pas non plus une obligation, sauf si ca doit t'apporter un soulagement profond! enclair le faire rien que pour toi...
enfin, je pense!)

merci pour ton témoignage, très courageux... qui m'a ouvert aussi des pistes de réflexion!

au plaisir de te lire!!!
bon courage!!!

(je crois qu'il faudra que je fasse une séance que sur mes parents avec ma psy...)

>>avant tout un manque de volonté de ma part (et ça le reste) !!
tu dis ca pour eux bien sur
Oui en clair on est avec toi léa_rose :) on est la pour t'écouter et pourquoi pas t'aider à te sentir mieux...

COmme te l'a dit connie_Blue consacre toi pleinement à ta famille, c'est ce qui a de + vrai... alala qd j'y pense tiens vivement que j'ai une ptite famille rien ka moi ;)

bisous à toi... on est avec toi l'oublie pas*
Léa-Rose, que je te comprend. J'ai vécu les même angoisses que toi.
Moi aussi j'avais le droit à la balance le dimanche matin. Mon dieu, je détestais ce moment. Pareil, j'ai eu un régime à 10 ans (pff tu parles, je m'en foutais)... Et je ne parle pas des méchancetés.
Il y a beaucoup de membres du forum qui ont reçu des réflexions ou autres de la part de leurs parents. Etre gros en étant petit n'est pas bien vu. C la honte quoi. Et nous, et ben on mange, ça remplace l'amour que l'on ne reçoit pas.
Je suis de tout coeur avec toi. En tout cas, bravo d'être aller voir un psy, c un grand pas.
Courage et aime toi :P ;)
Bises.
Anciennement Moune, a long long time ago... :)
La pesée tous les dimanches...
En période de régime (cad la majeure partie de l'année, mais surtout quand elle avait trouvé un nouveau régime à essayer aussi...), ma mère me forçait à me peser tous les soirs. Elle m'attrapait par le bras, même si j'étais déja couchée, vers 21 heure, et elle se postait à coté de la balance, et notait tout sur un bout de bristol...
Un soir, une amie était venue dormir à la maison. je devais être en 3ème ou 2nde. On dormait toutes les deux dans le même lit, contentes de papoter: ma mère a surgit et m'a emmenée pour me peser, malgré le fait que je ne voulais pas, et qu'on était déjà couchée. elle m'a trainée jusqu'à la salle de bain, sur la balance: mon poids avait du augmenter de 200g, quelque chose comme ça, alors que j'étais en plein régime et que je stagnais depuis plusieurs jours: je me suis prise une baffe en pleine figure et des hurlements dans les oreilles, avec ma copine à 5 mètres de là...

Plus tard, j'ai refusé de me peser en sa présence. J'avais du perdre un peu, et elle a relaché un peu la pression: donc je me pesais seule, tous les matins, avec compte rendu avant de petit dejeuner, et bien sur, je me suis mise à mentir: à 95 kilos, je lui disais que j'en faisais à peine 86, ou quelque chose comme ça... j'inventais des courbes de poids, pendant une semaine je maigrissais de 100 g par jour, et puis paf, un repas de famille où je n'avais rien le droit de manger, mais pendant lequel je décidais de prendre 3 kilos d'un coup pour équilibrer mes comptes de pesée, etc....
J'avais deja l'habitude de piquer des trucs à manger, depuis longtemps, et je me remplissais de tout et n'importe quoi, dévorant les paquets de biscuit, le pain congelé sans le décongeler, les yaourts, le fromage, le sucre en poudre, les céréales de petit dej, etc.

Arrivée à la fac (j'ai vécu 3 ans chez mes parents aprés le bac), j'ai commencé à prendre l'habitude de me faire vomir. et de m'automutiler: coupures avec des cutters sur les cuisses, avec des épingles, pour faire perler le sang, sur les cuisses surtout, parfois sur les mollets. Je refusais tellement mon corps que je ne voulais pas acheter de nouveaux vêtements: je mettais des anciens jeans dans lesquels je ne rentrais plus: j'avais le ventre tellement compréssé que parfois, pendant les cours, j'en avais des malaises: je n'arrivais pas à m'assoir, et je ne voulais pas mettre de pantalons autres que les jeans: le tissus craquait invariablement...

Aujourd'hui, je vais beaucoup mieux. Je pense que j'ai réussi à surmonter tout ça. Mais ça me fait trés étrange: j'ai toujours eu l'impression d'être la fautive, et je culpabilise presque en exposant tout ça. A la moindre tentative d'en parler avec ma mère, je me suis faite traitée d'affabulatrice, que j'exagérais... Je ne sais plus si c'est moi qui me suis faite mon cinema toute seule, et si ma mère agissait juste normalement et que moi, je me suis mise dans le rôle d'une cosette pour rejeter tout sur elle, ou si c'était vraiment elle qui exagérait...
Sans compter qu'elle est medecin. En tant que tel, elle se voit objective, elle... et moi beaucoup moins... Et puis tout le monde la trouve si gentille, si calme, sure d'elle. Même moi, je sais qu'elle m'aime et que jamais elle ne voudrai me faire souffrir. Mais je crois qu'elle ne se rendait pas compte: elle voulait que je maigrisse pour que je sois heureuse, au debut, mais aprés, c'est juste devenu un but: perdre des kilos, et le sens de cette démarche a été oublié petit à petit: elle a oublié que le but c'était que je sois heureuse, pas que je perde du poids...

La seule chose de sure, ce sont les faits: le poids qui n'a cessé d'augmenter quand je vivais chez mes parents, les vomissements, l'automutilation, mon mal être...
et aujourd'hui, plus rien, une vie normale, ma vie sans pression de balance etc.
Désolée lea_rose pour le pavé! je ne veux pas pourrir ton post, hein, mais juste ajouter mon expérience à la tienne!
Et puis je m'en suis sortie aujourd'hui: j'ai une bonne 10aine de kilos en trop, mais plus de TAC, aussi je voulais juste dire: Garde Courage :)
waouw les filles: ça chamboule de lire vos témoignages, quel chemin parcouru depuis, vous avez eu de la force en vous ;)

bon courage pour la suite alors ;)
Bonjour,
La haine si proche pourtant de l'amour... moi aussi j'ai couru apres le sien pendant 23 ans.juska prendre une decision non pour le moins difficile, avec quelques nuits blanches mais le seul moyen que j'ai trouvé c'est de ne plus la voir du tout .
avec cette decision c'est pas une mais plusieurs personnes dans le sillage qui ont suivi .C'st tellement mieux pour la famille de faire semblant que tout va bien que quand on tombe le masque ca ne plait pas .
ca ne m'a pas empeché d'aller jusqu'au bout .C'est moi aussi qui ne suit pas assez forte pour supporter ses piques ignobles.Le jour ou je serai rearmée je pourrais ss doute a nouveau lui faire face.En attendant je n'ai pas honte de dire que je suis trop fragilisée.

Avec le recul, ma mere ? une pauvre femme qui n'a pas su regler ses demons interieurs avant de donner la vie a 3 reprises. une femme au foyer aigrie de son sort.une maniaque afin de mieux faire exister sa fonction de boniche.Les consequences? une femme qui ne cessait de me comparer a sa soeur qu'elle detestait.une femme qui me traitait de gros elephant .une femme qui riait quand mes freres m'insultaient.une femme qui chuchotait a des oreilles familiales que je ne valait rien et qu'est ce qu'on pourrait bien faire d'un cas pathos comme le mien.une maniaque et maniaco depressive: me poursuivre dans toute la maison parceque dans le lave vaiselle je n'avais pas mis ls fourchettes pointes en haut et lame de couteau vers le bas ou ke dans les petites panieres j'avais melange des cuilleres avec des fourchettes .ou bien moi un petit dessert posé devant la tele a peine j'avais fini la derniere cuillere qu'elle me recommandait d'aller jeter mon pot .Quand j'avais des crises d'hyperphagie la nuit le lendemain l'air de rien elle me disait:tiens c'est byzarre il manque ca et ca dans le frigo.Toujours faire des sous entendu ss dire les choses clairement.C'etait soit le silence soit je me trahissais

Des moments de tendresse? avec une fille si horrible que moi ?vous plaisantez..."oh oui elle nous joue encore sa petite victime malheureuse" .
PLus c'est fou moins on vous croient.et c'est vous a la fin qui est prise pour folle par des gens sensés etre des professionnels de la psycho.Diagnostic:j'enviais ma mere et j'avais envie de lui ressembler .Bravo.

c'est vrai qu'en public elle avait l'air tellement merveilleuse.. une mere qui s'est sacrifiée pour ses enfants ,souriante rigolote et super sympa. au bout d'un moment je n'emmenais plus de copine j'en avais marre de la voir faire son cirque et les copines de me dire elle est sympa ta mere pkoi tu raconte des craks sur elle.
Jen 'ai pas echappé a divers troubles de l alimentation et relationnels suite a tout cela mais j'ai echappée a la folie .

Moi aussi je voulais raconter ce qui n'est qu'une petite toute petite partie de relation avec ma mere.PLus que des exemples anormaux c'est aussi des choses qu'on ne peut pas decrire.des regards,des gestes des attitudes
glacials .
Comme quoi une mere ca peut etre pour le meilleur mais ca peut plonger dans le pire.Et cette relation d'attachement et si forte que ca en fait d'autant plus mal .elle a joué elle a perdu.elle pensait compter sur cet attachement mere fille mais elle a depassé les bornes depuis bien longtemps.
Desolee aussi pour ce pavé mais ca fait du bien d'en parler
Amandine
et moi je me plains??? :shock: :roll: :oops:

quel courage les filles

tres bonne continuation

merci pour vos témoignages

!!!!
je me retrouve tellement dans vos témoignages,
c'est hallucinant :shock:, car on a beau savoir que ce que l'on vit n'est pas unique, mais de vous lire, de se retrouver à chaque fois dans ces parcours de vie, c'est bouleversant

z'en ai les larmes aux yeux...

aucun post ne sera jamais un pavé, ni ne le "pourrira",
au contraire, c'est un tel geste de générosité de votre part
merci, mille fois merci à vous toutes, vous êtes de vraies rayons de soleil!!!!

vous embrasse très fort !!!
et prenez bien soin de vous !!
Je ne trouve pas de mot assez fort pour te témoigner mon soutien.
Je suis disponible pour toi si tu ressent le besoin de parler ;)
J'te bizouille très fort et plein de courage !!! :lol:
Je crois que nous avons à faire à un Serial Killer...
(ou peut être même bien à un céréal killer d'après Yojik...) :lol:
Bountys a écrit :Je ne trouve pas de mot assez fort pour te témoigner mon soutien.
Je suis disponible pour toi si tu ressent le besoin de parler ;)
J'te bizouille très fort et plein de courage !!! :lol:


merci ma bountys !!! :P
tu es belle, adorable, toujours présente...
dis moi tu as des défauts toi?? :? ;)
j'tadore tout plein !!
te fais plein de bizoumi !! :D
lea_rose a écrit :Merci ma bountys !!! :P
tu es belle, adorable, toujours présente...
dis moi tu as des défauts toi?? :? ;)
j'tadore tout plein !!
te fais plein de bizoumi !! :D


Merci lea_rose !!! :lol:
Bien sur que j'ai des défauts, j'en ai pleins même ! :P
Moi aussi j't'adore (et j'adore ton avatar au fait) 8)
Gros gros bisous rien que pour toi p'tite biche ! :P
Je crois que nous avons à faire à un Serial Killer...
(ou peut être même bien à un céréal killer d'après Yojik...) :lol:
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