Il y a de cela exactement une semaine. Il est rentré un soir du boulot tout gris, en me disant que les poumons lui brûlaient et qu'il devait avoir une bronchite. Réveil à 3 h du mat, heureusement que j'ai l'ouïe fine. J'ai appelé SOS médecin. Samu, hospitalisation en urgence, pause de deux stents.
Moi je me suis occupée des loulous, avant de le rejoindre à l'hosto. Comme leur père travaille de nuit ils n'étaient pas trop surpris de son absence et j'avais choisi de ne rien dire tant que pas de certitudes.
Zhôm est revenu à la maison lundi, avec tt et pour consigne de "faire attention au sel" et "ne pas se considérer comme invalide" plus prendre RV avec son médecin traitant quand il aura reçu le compte-rendu de l'intervention.
Depuis il n'a pas mis le nez dehors. Lui qui fumait/buvait n'a pas touché à une clope ni une goutte d'alcool. Je vois bien qu'il vit dans la terreur que ça recommence.
Moi j'aurais tendance à le booster. J'avoue que ça m'énerve un peu, le voir en chaussons entre l'ordi et la télé. Je sais, je déconne, il revient de loin. Mais putain, ce que c'est difficile parfois de savoir quelles sont les bonnes décisions.
J'aimerais bien qu'il parle de sa peur. Pas forcément avec moi, mais qu'il évacue. Je n'espère pas vraiment de la visite à son médecin : c'est un médecin basique, pas un sou de psychologie. C'est bien pour ça que zhôm va chez lui...
Bref, quelle attitude adopter, après un infarctus ? Pour lui, pour l'entourage ? Si vous en avez l'expérience, merci !
Moi je me suis occupée des loulous, avant de le rejoindre à l'hosto. Comme leur père travaille de nuit ils n'étaient pas trop surpris de son absence et j'avais choisi de ne rien dire tant que pas de certitudes.
Zhôm est revenu à la maison lundi, avec tt et pour consigne de "faire attention au sel" et "ne pas se considérer comme invalide" plus prendre RV avec son médecin traitant quand il aura reçu le compte-rendu de l'intervention.
Depuis il n'a pas mis le nez dehors. Lui qui fumait/buvait n'a pas touché à une clope ni une goutte d'alcool. Je vois bien qu'il vit dans la terreur que ça recommence.
Moi j'aurais tendance à le booster. J'avoue que ça m'énerve un peu, le voir en chaussons entre l'ordi et la télé. Je sais, je déconne, il revient de loin. Mais putain, ce que c'est difficile parfois de savoir quelles sont les bonnes décisions.
J'aimerais bien qu'il parle de sa peur. Pas forcément avec moi, mais qu'il évacue. Je n'espère pas vraiment de la visite à son médecin : c'est un médecin basique, pas un sou de psychologie. C'est bien pour ça que zhôm va chez lui...
Bref, quelle attitude adopter, après un infarctus ? Pour lui, pour l'entourage ? Si vous en avez l'expérience, merci !
"Le même qui, honteux d’être un sans-coeur trop occupé de soi, aimerait s’oublier comme, quelque part, on oublie son parapluie."
Michel Leiris
Michel Leiris
