Bonjour à toutes et à tous,
Il y a quelques mois, je vous écrivais une tartine parce que j’avais l’impression de ne pas être digne d’être aimée. Si les choses vont bien mieux de ce côté aujourd’hui (encore que, vu la situation actuelle, ça peut se discuter...), je vous écris aujourd’hui car hier j’ai réalisé quelque chose de... désagréable, et je n’arrive pas à y voir très clair, à mettre de l’ordre dans ma tête...
Je suis avec Monsieur depuis bientôt 4 ans. Durant environ 3 ans, nous avons à moitié vécu ensemble (comprendre : je squattais son studio la majeure partie de la semaine). Pour des raisons pratiques, j’ai depuis quelques mois déménagé dans une autre ville où je vis en colocation.
Comme je l’avais expliqué dans un post précédent, Monsieur et moi avions rompu deux mois cet été plus ou moins à ma demande, parce que j’étais complètement perdue dans ma vie, que je n’étais plus sûre de rien (sauf du fait que je l’aimais toujours, ça c’était clair). Cela fait à présent deux mois que nous sommes à nouveau ensemble, et tout se passe à merveille. Tellement bien même que, moi qui étais auparavant extrêmement réticente quant à l’idée de nous installer ensemble, j’ai totalement changé d’avis : cela m’apparaît à présent presque comme une évidence : je veux vivre avec lui (même si je sais que nous devrons chacun fournir un gros travail d’adaptation, moi surtout).
Et c’est le drame... (enfin non, là c’est juste pour l’effet dramatique
)
Plus sérieusement, c’est surtout que depuis hier soir je suis affreusement triste à cause d’un téléphone que j’ai eu avec Monsieur, parce que j’ai réalisé quelque chose : que, d’une certaine façon, je suis toujours sur mes gardes, que j’ai peur, que je ne peux pas m’empêcher de penser à l’éventualité qu’entre nous ça finisse par se terminer. Autrement dit, que j’ai encore et toujours en tête cette idée que "on ne peut compter que sur soi-même". Et ça me fait mal. D’ailleurs, en écrivant ces lignes, j’ai les larmes aux yeux (et si je n’étais pas au travail, parole, je pleurerais un bon coup. Edit: je suis finalement allée pleurer quelques minutes aux toilettes
).
Ça me fait mal, parce que moi j’aimerais pouvoir m’abandonner, arrêter de penser trop à cet avenir anxiogène, avoir confiance et m’engager totalement dans ce si beau "nous" que lui et moi formons. Mais non, je suis encore et toujours dans la retenue, à me stresser et me prendre la tête pour des petits riens, "de faire des montagnes de pas grand choses", comme il dirait. Finalement, j’ai l’impression de "mal l’aimer". Alors oui, bien sûr, penser à soi c’est important aussi, mais je souffre de voir tous ces déséquilibres internes contre lesquels je dois lutter, tous ces doutes, ces peurs, alors que lui me donne tout sans se poser de questions tout en sachant faire la part des choses.
J’aimerais tellement pouvoir l’aimer comme il m’aime... ! Et je suis si triste de constater que je suis toujours enfermée dans cette muraille que je m’étais construite pour me protéger des autres...
Alors, forcément, je m’interroge : peut-être qu’en fait, je ne l’aime pas vraiment ? Pas assez ?
En même temps, je sais bien que ces interrogations sont stupides car je ne doute pas de mes sentiments pour lui, je sais que je l’aime, que je veux être avec lui, et que même si je suis pleine de doutes face à l’avenir, qu’on ne peut jamais être sûrs de rien, je sais que je n’ai pas envie que cette belle relation cesse de sitôt. Que c’est la peur qui parle à ma place.
Mais ça me fait mal, parce que je pensais avoir dépasser tout ça... et qu’une fois de plus, je me retrouve bloquée en moi-même par ma propre muraille...
Ne me reste plus qu’à la démolir cette muraille, comme toutes les autres...
Je relis mon texte et constate que finalement, les choses sont à présent plutôt claires, dans le fond. Peut-être ai-je délogé une première pierre en vous écrivant. J’espère.
Mais si vous avez des idées pour m’aider à démonter tout ça plus rapidement, je suis preneuse, et vous en remercie d’avance.
En tous cas, je sens qu’écrire ici m’a fait du bien... Alors merci VLR, et merci à vous qui avez eu le courage de tout lire (parce que décidément, je suis pas forte en synthèse :rainbowafro:).
Il y a quelques mois, je vous écrivais une tartine parce que j’avais l’impression de ne pas être digne d’être aimée. Si les choses vont bien mieux de ce côté aujourd’hui (encore que, vu la situation actuelle, ça peut se discuter...), je vous écris aujourd’hui car hier j’ai réalisé quelque chose de... désagréable, et je n’arrive pas à y voir très clair, à mettre de l’ordre dans ma tête...
Je suis avec Monsieur depuis bientôt 4 ans. Durant environ 3 ans, nous avons à moitié vécu ensemble (comprendre : je squattais son studio la majeure partie de la semaine). Pour des raisons pratiques, j’ai depuis quelques mois déménagé dans une autre ville où je vis en colocation.
Comme je l’avais expliqué dans un post précédent, Monsieur et moi avions rompu deux mois cet été plus ou moins à ma demande, parce que j’étais complètement perdue dans ma vie, que je n’étais plus sûre de rien (sauf du fait que je l’aimais toujours, ça c’était clair). Cela fait à présent deux mois que nous sommes à nouveau ensemble, et tout se passe à merveille. Tellement bien même que, moi qui étais auparavant extrêmement réticente quant à l’idée de nous installer ensemble, j’ai totalement changé d’avis : cela m’apparaît à présent presque comme une évidence : je veux vivre avec lui (même si je sais que nous devrons chacun fournir un gros travail d’adaptation, moi surtout).
Et c’est le drame... (enfin non, là c’est juste pour l’effet dramatique
Plus sérieusement, c’est surtout que depuis hier soir je suis affreusement triste à cause d’un téléphone que j’ai eu avec Monsieur, parce que j’ai réalisé quelque chose : que, d’une certaine façon, je suis toujours sur mes gardes, que j’ai peur, que je ne peux pas m’empêcher de penser à l’éventualité qu’entre nous ça finisse par se terminer. Autrement dit, que j’ai encore et toujours en tête cette idée que "on ne peut compter que sur soi-même". Et ça me fait mal. D’ailleurs, en écrivant ces lignes, j’ai les larmes aux yeux (et si je n’étais pas au travail, parole, je pleurerais un bon coup. Edit: je suis finalement allée pleurer quelques minutes aux toilettes
Ça me fait mal, parce que moi j’aimerais pouvoir m’abandonner, arrêter de penser trop à cet avenir anxiogène, avoir confiance et m’engager totalement dans ce si beau "nous" que lui et moi formons. Mais non, je suis encore et toujours dans la retenue, à me stresser et me prendre la tête pour des petits riens, "de faire des montagnes de pas grand choses", comme il dirait. Finalement, j’ai l’impression de "mal l’aimer". Alors oui, bien sûr, penser à soi c’est important aussi, mais je souffre de voir tous ces déséquilibres internes contre lesquels je dois lutter, tous ces doutes, ces peurs, alors que lui me donne tout sans se poser de questions tout en sachant faire la part des choses.
J’aimerais tellement pouvoir l’aimer comme il m’aime... ! Et je suis si triste de constater que je suis toujours enfermée dans cette muraille que je m’étais construite pour me protéger des autres...
Alors, forcément, je m’interroge : peut-être qu’en fait, je ne l’aime pas vraiment ? Pas assez ?
En même temps, je sais bien que ces interrogations sont stupides car je ne doute pas de mes sentiments pour lui, je sais que je l’aime, que je veux être avec lui, et que même si je suis pleine de doutes face à l’avenir, qu’on ne peut jamais être sûrs de rien, je sais que je n’ai pas envie que cette belle relation cesse de sitôt. Que c’est la peur qui parle à ma place.
Mais ça me fait mal, parce que je pensais avoir dépasser tout ça... et qu’une fois de plus, je me retrouve bloquée en moi-même par ma propre muraille...
Ne me reste plus qu’à la démolir cette muraille, comme toutes les autres...
Je relis mon texte et constate que finalement, les choses sont à présent plutôt claires, dans le fond. Peut-être ai-je délogé une première pierre en vous écrivant. J’espère.
Mais si vous avez des idées pour m’aider à démonter tout ça plus rapidement, je suis preneuse, et vous en remercie d’avance.
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"Si tu fais tout pour rentrer dans le moule, ne t'étonnes pas qu'on te prenne pour une tarte."
Tout nouveau (tout beau reste à voir
), mon blogounet! http://www.vivelesrondes.com/tribulations
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