J'ai eu mon bac. J'entame les études dont je rêvais. Enfin, je trouve ma place, je...
Stop.
C'aurait du être ça. Tout est là , tout m'a été offert. Je n'ai plus qu'à me laisser porter, et à être heureuse.
Seulement, je bloque.
Je sors de trois années lycéennes difficiles. Mais j'en sors. J'ai toujours cru qu'en échappant au parcours tracé de l'étudiant lambda, qui me correspond si peu, en quittant la maison familiale, je parviendrais à reprendre les choses en main. Sauf que c'est pire. Pire parce que tout m'échappe et que je ne me trouve aucune excuse, aucun prétexte.Mes cours ont commencé depuis un mois. Et je n'y ai pas mis un pied. J'ai abusé de la complaisance du médecin pour obtenir un arrêt maladie, abusé des parents.
Et c'est absurde.
Parce que j'en crève, de retourner en cours. Je ne pense qu'à cela. Mes journées s'organisent dans ce seul but. Sans que je parvienne, au matin, à passer la porte.
Alors, je ne sais pas. J'ai peut-être peur d'être déçue. Peur de decevoir. Peur de ne pas réussir. Peur de reprendre un rythme de travail contraignant. Peur de ne plus savoir travailler. D'avoir oublié ce qu'est fournir des efforts pour avancer. Progresser.
Encore une fois, c'est absurde. Absurde parce que je me sens plutôt bien, absurde parce que je n'ai plus sur mes épaules les oppressantes pressions des années précédentes, absurde parce que je ne peux qu'apprécier la vie que je m'apprete à avoir. Et je peux prendre toutes les bonnes resolutions du monde, elles importent peu, puisqu'elles ne tiennent pas, le matin, lorsqu'il me faut partir.
LÃ , je ne sais plus. Il faut quoi, pour que je passe le pas de ma porte?
Stop.
C'aurait du être ça. Tout est là , tout m'a été offert. Je n'ai plus qu'à me laisser porter, et à être heureuse.
Seulement, je bloque.
Je sors de trois années lycéennes difficiles. Mais j'en sors. J'ai toujours cru qu'en échappant au parcours tracé de l'étudiant lambda, qui me correspond si peu, en quittant la maison familiale, je parviendrais à reprendre les choses en main. Sauf que c'est pire. Pire parce que tout m'échappe et que je ne me trouve aucune excuse, aucun prétexte.Mes cours ont commencé depuis un mois. Et je n'y ai pas mis un pied. J'ai abusé de la complaisance du médecin pour obtenir un arrêt maladie, abusé des parents.
Et c'est absurde.
Parce que j'en crève, de retourner en cours. Je ne pense qu'à cela. Mes journées s'organisent dans ce seul but. Sans que je parvienne, au matin, à passer la porte.
Alors, je ne sais pas. J'ai peut-être peur d'être déçue. Peur de decevoir. Peur de ne pas réussir. Peur de reprendre un rythme de travail contraignant. Peur de ne plus savoir travailler. D'avoir oublié ce qu'est fournir des efforts pour avancer. Progresser.
Encore une fois, c'est absurde. Absurde parce que je me sens plutôt bien, absurde parce que je n'ai plus sur mes épaules les oppressantes pressions des années précédentes, absurde parce que je ne peux qu'apprécier la vie que je m'apprete à avoir. Et je peux prendre toutes les bonnes resolutions du monde, elles importent peu, puisqu'elles ne tiennent pas, le matin, lorsqu'il me faut partir.
LÃ , je ne sais plus. Il faut quoi, pour que je passe le pas de ma porte?
