Bonsoir à toutes.
Ca va faire un petit moment que j'ai découvert ce forum. J'y passe tous les jours. Je m'informe, je poste aussi, un petit peu. J'essaye de percer les mystères des femmes rondes merveilleusement belles et épanouies. Et tout cela me motive à prendre conscience de moi-même, mais me pose mille questions sur mon parcours, assez chaotique, mais moins dramatique que d'autres.
J'ai 21 ans (et 90kg pour 1,60m), et j'ai toujours été ronde. Mon grand-père avait cette tendance à manger un bout de pain, et prendre trois kilos... A regarder simplement une tranche de fromage, et prendre trois kilos... A faire la diète, et prendre trois kilos... Bref, "tendance" à grossir pour un oui ou pour un non quoi... Si j'ai hérité de son caractère susceptible, bougon et râleur, j'ai aussi hérité de cette tendance.
Ce qui ne m'a jamais vraiment aidé dans la vie : les moqueries au collège, et même la mise à l'écart pendant mon année de 4è (vous voyez, la première de la classe, sans amis, sur qui tous les regards méchants se tournent, et les rires dans le dos... bah c'était moi !) ; pas beaucoup plus aidée au lycée, même si mon redoublement m'a permis de connaître des gens un peu moins stupides ; la mort de mon grand-père qui m'a énormément marqué...
Et surtout, surtout, un père obsédé par le contenu des assiettes de la famille (que se soit celle de ma mère, celle de ma soeur (quand elle était à la maison, elle a 8 ans de plus que moi, et est donc sortie de cet "enfer")), ou la mienne). Alors ça passe par des regards désapprobateurs, jusqu'aux réflexions désagréables "ça va peut-être aller le fromage là ", "ah bah elles sont bonnes les pates!", "bon 4 abricots, c'est bon!", et ceci entre nous, au restaurant, avec des invités, ou carrément chez des amis !
Bref, je pense que tout le fond du problème vient de là , même si je ne sais pas trop comment l'expliquer. Une chose est sûre, quand il n'est pas là , je me "venge" sur la bouffe. Je fais des repas bien trop volumineux... En gros, je me fais "péter le bide", alors que j'en n'ai pas forcément envie à la base. Ou alors, j'ai très envie de manger qqch, j'en fais pour au moins 2 ou 3 personnes, je mange tout, et je ne retiens aucun plaisir. Je culpabiliserai presque d'être aussi stupide...
J'ai un autre soucis avec la nourriture, qui est aussi en partie du à mon père... Je mange excessivement vite. Et je n'arrive pas à me raisonner. J'essaye de me forcer à manger doucement, à macher... mais rien à faire, ça marche deux, trois bouchées, et sans m'en rendre compte j'engloutis mon assiette...
Au collège, pendant mon année de troisième, j'ai fait un régime "hyperprotéiné" sous la tutelle d'un médecin... évidemment, régime que je regrette aujourd'hui ! 16kg de perdu, 22 de retrouvé... ! Et puis il y a deux ans, j'en ai refais un autre (Dukan, je suppose que ça vous parle). Par compte, celui-là , je le regrette moins. J'ai perdu 12, repris 10 en un an, mais pcq je pense avoir peut-être un peu trop profité de la vie... Pour m'expliquer un peu plus clairement, j'ai commencé une "vraie" vie étudiante l'année dernière (je ne vis plus chez mes parents, enfin juste le week end). J'ai donc passé une année avec des potes (exceptionnels, les vrais que je cherchais depuis ma tendre enfance : ils m'aiment comme je suis, pour ce que je suis. Je peux m'empifrer au McDo ou à la crêperie, jamais ils ne me jugeront (par exemple!)), à faire des soirées, à manger et à boire... (pas d'alcool par contre, mes des sodas, pas toujours light...
). Bref, donc 10kg repris tranquillement, pcq encore une fois, un rien me faire prendre.
Et on en vient à mon soucis du moment. Cette prise de poids pour un oui ou un non, je ne la comprends pas. J'ai été faire un bilan sanguin (pour la thyroïde, le diabète, le cholestérol et tout ce qui s'en suit...), et rien. Je suis en bonne santé ! Très bonne santé même. A part de l'asthme qui s'est déclaré il y a un an et demi... tout va bien ! Et parfois, j'aimerai qu'il y ait un problème. Ca me permettrait de mettre le doigt sur ce qui ne va pas. De trouver un coupable, LE coupable. Mais puisque tout va bien... le coupable, c'est moi... Et je ne le supporte pas.
Et je me dis que si dans mon corps tout va bien (enfin apparemment... !), c'est que dans ma tête, c'est un sacré bordel... ! Et aller voir un psy pour ça, j'ai un peu de mal à me faire à l'idée....
Je n'ai plus envie de régime. Plus envie de me priver de ce que j'aime. J'aime manger, de bonnes choses, délicates et raffinées, et de grosses cochonneries, comme le Mc Do et le Sprite !! Pcq ces régimes m'ont fait comprendre une chose : je ne serai jamais mince. Et la stabilisation correspond à une privation à vie. Et je ne le veux pas.
Comme je le lis souvent ici : on a qu'une vie. Autant en profiter. Mais si je n'ai pas envie de me priver, je n'arrive pas non plus à profiter de cette vie. Je suis timide, réservée, ultra complexée par mon poids, mon corps... Je suis "coincée", je déteste les boîtes de nuit, je n'ose pas faire grand chose... Alors c'est sûr, mes amis m'aident, mais c'est toujours aussi difficile. Aujourd'hui, j'ai envie de m'assumer pleinement comme je suis. Envie de montrer que je peux être ronde, râleuse (on m'appelle Calimero...
), drôle, une bonne copine, mais surtout jolie. (Adjectif que j'ai encore du mal à m'étiqueter...!). J'ai de la motivation, mais tellement de peur en moi... Pas plus tard qu'hier, toute motivée que j'étais : "Allez, je vais faire quelques courses, je sors en short et débardeur (féminin !)"... Arrivée devant ma porte, je me suis résignée, et je suis remontée dans ma chambre...
Je ne sais pas par où commencer pour m'en sortir. Trouver une solution, un repère, une aide... A 21 ans, je vis très mal le fait d'être encore et toujours célibataire, sans avoir jamais connu une relation, et surtout en étant entourée de couples.
Bon je crois avoir fait le tour, et je crois que mon titre résume bien mon message... Même dans ce dernier, je me suis perdue...
Je suis franchement désolée pour la longueur de mon texte, mais je crois que j'avais besoin d'écrire. Alors je remercie d'avance toutes celles (s'il y en a quand même
)qui auront pris le temps de me lire, voire de me répondre.
Bonne continuation à vous, et merci pour ce forum, qui m'aide, peu à peu, malgré tout
Ca va faire un petit moment que j'ai découvert ce forum. J'y passe tous les jours. Je m'informe, je poste aussi, un petit peu. J'essaye de percer les mystères des femmes rondes merveilleusement belles et épanouies. Et tout cela me motive à prendre conscience de moi-même, mais me pose mille questions sur mon parcours, assez chaotique, mais moins dramatique que d'autres.
J'ai 21 ans (et 90kg pour 1,60m), et j'ai toujours été ronde. Mon grand-père avait cette tendance à manger un bout de pain, et prendre trois kilos... A regarder simplement une tranche de fromage, et prendre trois kilos... A faire la diète, et prendre trois kilos... Bref, "tendance" à grossir pour un oui ou pour un non quoi... Si j'ai hérité de son caractère susceptible, bougon et râleur, j'ai aussi hérité de cette tendance.
Ce qui ne m'a jamais vraiment aidé dans la vie : les moqueries au collège, et même la mise à l'écart pendant mon année de 4è (vous voyez, la première de la classe, sans amis, sur qui tous les regards méchants se tournent, et les rires dans le dos... bah c'était moi !) ; pas beaucoup plus aidée au lycée, même si mon redoublement m'a permis de connaître des gens un peu moins stupides ; la mort de mon grand-père qui m'a énormément marqué...
Et surtout, surtout, un père obsédé par le contenu des assiettes de la famille (que se soit celle de ma mère, celle de ma soeur (quand elle était à la maison, elle a 8 ans de plus que moi, et est donc sortie de cet "enfer")), ou la mienne). Alors ça passe par des regards désapprobateurs, jusqu'aux réflexions désagréables "ça va peut-être aller le fromage là ", "ah bah elles sont bonnes les pates!", "bon 4 abricots, c'est bon!", et ceci entre nous, au restaurant, avec des invités, ou carrément chez des amis !
Bref, je pense que tout le fond du problème vient de là , même si je ne sais pas trop comment l'expliquer. Une chose est sûre, quand il n'est pas là , je me "venge" sur la bouffe. Je fais des repas bien trop volumineux... En gros, je me fais "péter le bide", alors que j'en n'ai pas forcément envie à la base. Ou alors, j'ai très envie de manger qqch, j'en fais pour au moins 2 ou 3 personnes, je mange tout, et je ne retiens aucun plaisir. Je culpabiliserai presque d'être aussi stupide...
J'ai un autre soucis avec la nourriture, qui est aussi en partie du à mon père... Je mange excessivement vite. Et je n'arrive pas à me raisonner. J'essaye de me forcer à manger doucement, à macher... mais rien à faire, ça marche deux, trois bouchées, et sans m'en rendre compte j'engloutis mon assiette...
Au collège, pendant mon année de troisième, j'ai fait un régime "hyperprotéiné" sous la tutelle d'un médecin... évidemment, régime que je regrette aujourd'hui ! 16kg de perdu, 22 de retrouvé... ! Et puis il y a deux ans, j'en ai refais un autre (Dukan, je suppose que ça vous parle). Par compte, celui-là , je le regrette moins. J'ai perdu 12, repris 10 en un an, mais pcq je pense avoir peut-être un peu trop profité de la vie... Pour m'expliquer un peu plus clairement, j'ai commencé une "vraie" vie étudiante l'année dernière (je ne vis plus chez mes parents, enfin juste le week end). J'ai donc passé une année avec des potes (exceptionnels, les vrais que je cherchais depuis ma tendre enfance : ils m'aiment comme je suis, pour ce que je suis. Je peux m'empifrer au McDo ou à la crêperie, jamais ils ne me jugeront (par exemple!)), à faire des soirées, à manger et à boire... (pas d'alcool par contre, mes des sodas, pas toujours light...
Et on en vient à mon soucis du moment. Cette prise de poids pour un oui ou un non, je ne la comprends pas. J'ai été faire un bilan sanguin (pour la thyroïde, le diabète, le cholestérol et tout ce qui s'en suit...), et rien. Je suis en bonne santé ! Très bonne santé même. A part de l'asthme qui s'est déclaré il y a un an et demi... tout va bien ! Et parfois, j'aimerai qu'il y ait un problème. Ca me permettrait de mettre le doigt sur ce qui ne va pas. De trouver un coupable, LE coupable. Mais puisque tout va bien... le coupable, c'est moi... Et je ne le supporte pas.
Et je me dis que si dans mon corps tout va bien (enfin apparemment... !), c'est que dans ma tête, c'est un sacré bordel... ! Et aller voir un psy pour ça, j'ai un peu de mal à me faire à l'idée....
Je n'ai plus envie de régime. Plus envie de me priver de ce que j'aime. J'aime manger, de bonnes choses, délicates et raffinées, et de grosses cochonneries, comme le Mc Do et le Sprite !! Pcq ces régimes m'ont fait comprendre une chose : je ne serai jamais mince. Et la stabilisation correspond à une privation à vie. Et je ne le veux pas.
Comme je le lis souvent ici : on a qu'une vie. Autant en profiter. Mais si je n'ai pas envie de me priver, je n'arrive pas non plus à profiter de cette vie. Je suis timide, réservée, ultra complexée par mon poids, mon corps... Je suis "coincée", je déteste les boîtes de nuit, je n'ose pas faire grand chose... Alors c'est sûr, mes amis m'aident, mais c'est toujours aussi difficile. Aujourd'hui, j'ai envie de m'assumer pleinement comme je suis. Envie de montrer que je peux être ronde, râleuse (on m'appelle Calimero...
Je ne sais pas par où commencer pour m'en sortir. Trouver une solution, un repère, une aide... A 21 ans, je vis très mal le fait d'être encore et toujours célibataire, sans avoir jamais connu une relation, et surtout en étant entourée de couples.
Bon je crois avoir fait le tour, et je crois que mon titre résume bien mon message... Même dans ce dernier, je me suis perdue...
Bonne continuation à vous, et merci pour ce forum, qui m'aide, peu à peu, malgré tout
