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Bonsoir à toutes et tous,

Déjà, je ne sais pas si je poste dans le bon forum.

J’écris ce post je ne sais pas trop pourquoi, je ne suis pas du genre à me dévoiler sur les forums mais bon, je ressens une telle lassitude que j’ai envie de me raconter un peu, histoire que ça me soulage.
Je suis boulimique non vomitive depuis maintenant treize ans, j’ai eu des hauts et des bas, des pauses dans la maladie, pas très longues toutefois. Ça fait environ trois ans que je suis suivie par un thérapeute du GROS et j’en ressens depuis les effets positifs. Toutefois, les crises sont toujours là, parfois plus rares, un temps absentes et puis elles finissent toujours par revenir. Enfin, j’ai déjà une meilleure image de moi depuis que j’ai compris que les crises n’étaient pas une fatalité, que le lendemain était un autre jour et que je suis autre chose qu’une poubelle.
La poubelle, c’était ce que j’étais avant de me faire suivre par ce thérapeute. Aujourd’hui, je dirais que je m’aime, je ne me sens pas si mal que ça dans ma peau, malgré mes 129 kilos : je ne supporte pas de me voir en photo mais j’aime mon corps en dépit de toutes ses imperfections parce que c’est le mien et que j’aime ce que je suis. C’est déjà un point positif.

Maintenant, le problème, c’est que je suis passée à l’âge de 20 ans de 72 kilos à 60 en quelques semaines lorsque je suis tombée malade (dépression plus maladie psychique) pour finalement ne plus m’arrêter de grossir. J’aimerais me stabiliser, je ne suis bien que lorsque j’ai un poids fixe même s’il est élevé.
Ces derniers temps, mes problèmes de santé se sont rappelés à moi, j’ai des symptômes désagréables qui m’occasionnent une grande tension et je compense celle-ci en mangeant, ce qui fait que mon taux de triglycérides a franchi le seuil du tolérable et que je suis sommée d’arrêter le sucre. D’accord, ça a été un temps, j’ai perdu deux kilos puis je les reprends, je fais cette valse depuis un mois et demi.
Ma psy, celle qui me suit depuis 11 ans pour mes problèmes psychiques, a dans l’idée de m’envoyer dans une clinique pour que j’y suive une cure d’amaigrissement et je n’ai rien contre car même si je suis contre les régimes, j’aimerais inverser la tendance pour ce qui est de mon taux de triglycérides.

S’il se peut que beaucoup d’obèses s’accorderaient à dire qu’ils aimeraient être plus minces, moi, j’ai une peur pathologique de maigrir. Dès que je monte sur la balance et que je me rends compte que je pèse un peu moins, aussitôt je me baffre dans la journée. Ma peur de maigrir est viscérale, pour autant je ne veux plus grossir…Je souhaiterais tant avoir un poids stable.

L’avantage de mon surpoids, c’est qu’il me donne une sensation d’invisibilité même si celle-ci est factice. J’ai perdu les repères de mon corps, je me dis que je ne risque pas de plaire et ça me rassure même si je me suis rendu compte d’expérience que cette certitude était infondée.

Ma maladie psychique se nourrit d’une contradiction entre ma profonde solitude affective qui me fait désespérément souffrir et mon aversion à l’idée de lier une quelconque relation avec un homme. J’ai une défiance des hommes que je m’explique par mon histoire mais que je n’arrive pas à raisonner parce qu’elle est disproportionnée : je n’ai jamais été abusée ou violée, non, pas du tout. Et pourtant, j’ai une peur panique qui fait que dès que quelqu’un s’intéresse à moi, je m’enferme dans ma coquille, je ne laisse filtrer aucun sentiment même si je suis intéressée.

Bon, je pense que mes problèmes de poids tiennent plus à ma peur de l’amour qu’à la prise de mes médicaments (antidépresseurs, neuroleptiques et anxiolytiques). Pour autant, je suis face à un mur, je ne sais pas comment m’en sortir…
Peut-être me conseillerez-vous la RA, j’ai le bouquin du docteur Zermati mais je n’ai pas poursuivi sa lecture car dès que je le lisais, je pensais à la bouffe et par extension aux régimes et ça me stressait…

Merci de m’avoir lue.
Coucou Irka!
Dsl je ne saurais te conseiller...
J'ai posté pour te dire de te pas décourager, la vie représente des hauts et des bas, mais il faut être forte pour surmonter un par un tous les problèmes que tu rencontreras...
Je te fais des gros :kiss:
Today is where my book begins...
The rest is still unwritten ;)
Merci Kafkas pour ton message d’encouragement.
Ça me fait chaud au cœur.
Comme tu dis, y a des hauts et des bas, je vais me battre.
Merci à toi !

Bisous
:)
Coucou...
Je t'écris pour te féliciter du courage que tu as de t'exprimer ainsi...
Un peu comme Kafkas je ne saurais te conseiller...
Mais si tu commençais un peu à t'accepter, ça irait mieux non ? tu trouverais l'amour et tu accepterais cet amour !
Ca serait déjà un bon pas vers l'avant, tu ne penses pas ?
Un jour... tu repenseras aux anges...
Merci Tina pour ton message,

Oui, tu as probablement raison, il faudrait déjà que je m’accepte ; je suis comme scindée en deux : d’une part, il y a ce corps qui ne me dégoûte pas tant que ça mais dont j’ai tout de même perdu les repères et d’autre part, il y a l’idée que je me fais de ce que les gens peuvent penser de mon physique. Jusqu’à très récemment, je m’imaginais que n’importe qui (enfin, en particulier les jeunes) pouvaient se moquer de moi, du coup, j’avais une peur terrible quand je passais près d’un lycée ou à hauteur d’un groupe de jeunes. Je me suis rendue compte que mes craintes étaient infondées, néanmoins, j’éprouve toujours une certaine tension dans ces occasions-là.
Je sais que c’est dû au fait que lorsque j’avais 20 ans, il s’est produit un événement qui m’a pas mal traumatisée. J’ai eu le coup de foudre pour un mec de ma cité U. Mais à l’époque, je me trouvais grosse et moche (tu parles 72 kilos pour 1,70m : quand je vois les photos de l’époque, je me demande ce qui me donnait tant de complexes…). Je crois que ça a été réciproque, enfin apparemment, ce gars n’osait pas venir me parler, ses copains s’en sont mêlés et un soir, ces étudiants faisaient un barbecue avec d’autres amis à eux et l’un d’entre eux qui avaient vu à quoi je ressemblais a fait ma description. Si j’ai bien compris, « l’airbag » était bon à prendre, le haut pas de problème mais pour le reste, il me fallait un régime : j’étais grosse ! Alors pendant toute une soirée que ma fenêtre était ouverte, ils ont disséqué mon physique sans même m’avoir vue, énoncé des recettes de régime tout en se foutant de la gueule du mec que j’intéressais.
Bon, ça m’a affectée plus que de mesure dans le sens où étant amoureuse, je ne dormais plus (je dormais au maximum deux heures par nuit), je ne mangeais plus : j’étais donc pas mal affaiblie. Du coup, ça m’a fait un choc qui a permis à ma maladie de se déclencher… J’ai fait une première bouffée délirante où j’avais des hallucinations auditives violentes qui me traitaient de salope, voulaient que je me suicide. Le truc de ouf, quoi.
En bref, je me sentais coupable, j’avais l’impression que tout était de ma faute. Et c’est d’ailleurs pas faux, si j’avais trouvé le courage d’aller parler à ce mec, rien de cela ne se serait produit.
Après ça, j’ai essayé de poursuivre mes études mais la maladie était installée. J’ai vécu entre parenthèses pendant huit ans où j’alternais crises d’angoisse, boulimies. Je n’avais pas de force et j’ai cessé de vouloir plaire, donc j’ai assisté, impuissante, à ma prise de poids.

Les garçons, ben, j’en ai tout simplement pas rencontrés qui me plaisaient d’autant plus que j’ai vécu dans une semi-réclusion donc les occasions de rencontre étaient réduites.

Récemment, quelqu’un m’a fait prendre conscience que je passais à côté de ma vie. Mais c’était trop tard, j’avais déjà pris le masque de l’indifférence, seule façon pour moi de me protéger. Enfin, si j’ai l’occasion de discuter avec lui, on ne sait jamais, j’essaierai de forcer un peu ma nature. Mais c’est vrai que je n’avais pas une image très positive des mecs étant plus jeune et cet incident dans ma cité U, même si maintenant il n’a plus pour moi de réelle importance m’a pas mal renforcée dans ma conviction de ne jamais laisser les sentiments amoureux prendre le pas dans ma vie.

Bouh, j’ai écrit là un pavé, c’est la première fois que j’en parle sur le net…

:oops:
Irka a écrit :... J'ai pris quelques notes pour ne rien oublier !


Oui, tu as probablement raison, il faudrait déjà que je m’accepte
Déjà tu réfléchis bien... ou disons tu commences... bon début ! ! !
d’une part, il y a ce corps qui ne me dégoûte pas tant que ça

Bon là t'as l'air de t'accepter !



j’avais une peur terrible quand je passais près d’un lycée ou à hauteur d’un groupe de jeunes.
Ok les jeunes c'est con des fois, mais pas tous... Tu sais on s'est tous moqué un jour ou l'autre de quelqu'un... (merci d'avoir peur des jeunes... lol)
Je me suis rendue compte que mes craintes étaient infondées
Alors pourquoi avoir si peur ? !!!!

Mais à l’époque, je me trouvais grosse et moche (tu parles 72 kilos pour 1,70m : quand je vois les photos de l’époque, je me demande ce qui me donnait tant de complexes…).
Je m'excuse... mais t'es grave quand même ! C'est mon rêve de faire 72kilos.... suis sure que t'es une très très belle femme mais que tous ces petits soucis t'aveuglent !

En bref, je me sentais coupable, j’avais l’impression que tout était de ma faute.
Coupable de quoi ? ? ? De la connerie des jeunes ? De t'avoir permise d'être heureuse ?

Les garçons, ben, j’en ai tout simplement pas rencontrés qui me plaisaient d’autant plus que j’ai vécu dans une semi-réclusion donc les occasions de rencontre étaient réduites.
Ne te braques pas trop.... Tous ne sont pas les mêmes !

Récemment, quelqu’un m’a fait prendre conscience que je passais à côté de ma vie. Mais c’était trop tard, j’avais déjà pris le masque de l’indifférence, seule façon pour moi de me protéger.
Il n'est jamais trop tard ! Au contraire tu sais que les femmes prennent gout à la vie à partir de 30ans... On appelle cet age "Le bel age de la Femme..."

Enfin, si j’ai l’occasion de discuter avec lui, on ne sait jamais, j’essaierai de forcer un peu ma nature.
Te forces pas trop... Chasses le naturel il revient au galop !


Mais c’est vrai que je n’avais pas une image très positive des mecs étant plus jeune et cet incident dans ma cité U, même si maintenant il n’a plus pour moi de réelle importance m’a pas mal renforcée dans ma conviction de ne jamais laisser les sentiments amoureux prendre le pas dans ma vie.
Pourquoi tu ne te permets pas d'être un peu heureuse ? ! Tu as sans doute subi beaucoup de souffrances mais..... il faut remonter sur le vélo...


Un jour... tu repenseras aux anges...
Tina, tu me fais sourire (c'est gentil, bien entendu, tu me fais sourire de ma propre bêtise ;) ) : évidemment que 72 kilos pour 1,70m c'est le rêve ! Maintenant que j'en fais 129, évidemment je me dis que j'étais stupide.

Le fait est qu'adolescente, je lisais ces magazines stupides avec toujours pleins d'astuces de régime et je croyais que le poids normal pour 1,70 m, c'était 60 kilos... A l'époque, j'étais terriblement mal dans ma peau, mais je me rends compte maintenant que le poids n'était qu'un prétexte pour rester dans ma bulle et ne rien tenter...

Bref, j'étais très conne et peut-être un peu dysmorphophobique (désolée pour l'orthographe, c'est quand tu as une appréhension erronée de ton corps).

L'autre jour, j'étais assez déprimée, d'où mon post, j'avais l'impression d'être face à un mur.
Aujourd'hui, je me sens mieux, je me dis que j'ai toutes les cartes en main pour décider de ma vie...

Je vous remercie Tina et Kafkas pour vos messages d'encouragement.
Ça fait un bien fou !

:D
Tu sais, on est là pour ça... Il nous arrive, à tous, d'être dans une période de doutes, de haine envers soi même... mais le temps passe et la vie suit son cours... De toute façon, quelque part, on a pas le choix !
En espérant que tu gardes ton sourire et ton envie d'être heureuse !

Il n'y a que toi qui te refuses le bonheur....

:kiss: rien que pour toi !
Un jour... tu repenseras aux anges...
Je suis très heureuse que tu te sentes mieux! Tu es sur la bonne voie...
Gros :kiss:
Today is where my book begins...
The rest is still unwritten ;)
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