J'aime pas beaucoup parler de moi, et encore moins de mes problèmes. Enfin voilà , j'ai 16 ans, et je pense que je suis boulimique.
Quand j'étais plus jeune, vers 9-10 ans, ma mère me répétait tout le temps que j'étais énorme, que si je continuais comme ça j'allais ressembler à ma tante (qui est assez ronde, mais je trouvais ça choquant que ma mère me dise ça... ). Je m'étais donc mis dans la tête que j'étais un gros dindon, je ne pouvais plus me regarder en face, et j'ai commencer à grignoter une fois de temps en temps, puis de plus en plus souvent (un gâteau par là , puis finalement c'est la boite que je finis...). Pourtant, aujourd'hui, quand je regarde les photos, je me trouve on ne peux plus normal, voir même juste bien.
Cela a continué, et je prenais du poids en même temps... à mon entrée au collège, j'étais tellement mal dans ma peau que je ne me suis jamais fais un seul amis en 4 ans... Je ne pouvais pas regarder les gens en face, de peur qu'ils me critiquent, je ne m'assumais pas. Je suis aussi d'un naturel très timide, ça n'a pas beaucoup arrangé les choses. A la sortie du collège, je faisais pourtant 63 kilos pour 1m72... (et, encore une fois, en regardant les photos, je me trouve vraiment très belle dessus aujourd'hui. )
Pendant ma période "je ne sors pas de chez moi", j'ai commençais à me renfermer sur moi même, je ne quittais plus ma chambre, et encore moins mon ordinateur. Ma mère me disais tout le temps que j'étais pas normal, qu'il fallait que je prenne exemple sur ma grande sœur, et qu'il fallait que comme elle, je fasse un régime pour me sentir bien dans ma peau... Je n'y croyais pas, et les engueulades ont commencés, je m'ennervais pour un rien, et je passais mes nuits à me morfondre sur moi même (je ne dormais plus, ou presque, j'ai pris de nombreux médicament qui étais sensé me rendre le sommeil, mais rien n'a fonctionné...). Mon ordinateur est devenu une drogue, j'y passais des heures, et bien sur toujours avec quelque chose dans la bouche (sucette, chweem-gum, gateau, et même par moment une pizza à 17h ou un sandwiches à 10h...). Quand je ne mangeais pas, je suçais mon pousse, ou je me mordais les ongles... Quand on m'a mis un appareil qui m'a empêcher de sucer mon pousse, j'ai vraiment senti que je n'allais plus bien... Il me manquais toujours quelque chose, et je passais mon temps dans la cuisine.
Sur internet, vu le nombre d'heure que j'y passais par jour, j'ai rencontrée quelqu'un, par l'intermédiaire d'un jeu. J'avais un peu honte de ça, à 14 ans, ton premier copain est une personne que tu ne connais pas vraiment et qui habite à l'autre bout de la France, c'est moyen. Mais durant cette période, je me suis senti revivre, j'ai perdu 3 kg, je sentais que mon corps étais vraiment ce que je voulais qu'il soit, et j'étais bien, tout simplement. Mais voilà , première histoire d'amour = première rupture, et ça a été un coup dur. J'ai ressombré dans mon superbe coktail ordinateur + nourriture, et je suis redevenu agressive, presque méchante envers les membres de ma famille.
Viens ensuite mon entrée au lycée, l'année dernière. J'avais un bon niveau scolaire, mais une estime de moi qui frôlait le 0, et étant d'un naturel assez feignante, je ne bossais pas vraiment. M'enfin, mes parents étaient content, j'avais des résultats à la "hauteur de mon QI" comme le disais si bien ma mère. Moi je me sentais partir, idée noir, toujours pas d'amis, un problème avec mon frigo et mon ordinateur, je n'arrivais toujours pas à dormir, et mon poids qui grimpait sur la balance à une vitesse folle. J'ai eu envie de finir d'avec la vie à plusieurs reprise, mais je savais dans le fond que je ne pourrais jamais le faire, et cela m'arrange assez. La fin de mon année scolaire arrive, je passe en 1ere S avec les félicitation du conseil de classe, mais ça ne suffit pas à me rendre heureuse. Ma mère, toute contente veut que j'aille dans le meilleur lycée de Nantes, car sa fille vaut mieux que le petit lycée de banlieue. Je n'en ai pas envie, j'avais enfin réussie à me faire quelques amies, je commençais à aller mieux. Mais voilà , tout à refaire.
Aujourd'hui, j'ai 16 ans, je suis en 1ére S dans ce fameux lycée qui a "un niveau supérieur" et je vais de plus en plus mal. Ma mère le voit, m'envois à nouveau chez une tonne de psychologues, mais à chaque fois je m'arrête tellement je trouve ça inutile.
Aujourd'hui, je pèse un peu moins de 80 kg pour toujours 1m72, mes problèmes n'ont pas vraiment changé : pas d'amis, un frigo qui deviens mon pire ennemi, un ordinateur que je ne peux plus quitter. Personnellement, je m'aime bien comme ça, même si une petite dizaine de kilos en moins je trouverais ça parfait. Mais le problème, c'est ma mère qui me traite de "grosse vache" presque 3 fois par jour, mes 3 sœurs qui ont toutes une taille mannequin (à peine 50kg pour 1m70) et qui me disent qu'il faut que je fasse un régime et pour finir, mes 3 frères qui critiquent mes rondeurs une bonne dizaine de fois par jour. Je trouve pas ça beau d'être trop mince, j'aime bien être ronde, mais je ne l'assume pas. C'est sur que j'ai une poitrine bien plus belle que mes sœurs, que toutes les filles de ma classe et autres, mais à côté de ça, il y a les préjugés, qui font que je suis la "bouboule" et que je n'ai pas le droit d'être comme je veux être.
A vrai dire, en ce moment, je prend de plus en plus de poids. Je me met une tonne de maquillage pour avoir l'illusion d'être belle (alors que, sans vouloir me vanter ou quoi que ce soit, je trouve que j'ai un très beau visage, et que c'est inutile, mais c'est une sorte de besoin de me "cacher" par tous ses artifices). J'ai aussi un autre problème, mes notes qui chutent, j'atteins à peine 10 de moyenne à la fin du second trimestre, et c'est vraiment bof. Je me dégoute, je ne bosse pas, je passe mon temps sur l'ordinateur, et à manger. J'ai l'impression de faire que ça, que je n'arriverais pas à sortir de cette mauvaise passe qui dure depuis trop longtemps.
Voilà en gros ma vie... C'etais dur, mais ça fais du bien. Je sais pas si quelqu'un aura le courage de tout lire, en tout cas, je ne veux pas que vous pensiez que je me lamente sur mon sort, j'essaye plutôt de trouver des conseils pour m'en sortir, avant que je n'empire encore mon état.
Merci
Quand j'étais plus jeune, vers 9-10 ans, ma mère me répétait tout le temps que j'étais énorme, que si je continuais comme ça j'allais ressembler à ma tante (qui est assez ronde, mais je trouvais ça choquant que ma mère me dise ça... ). Je m'étais donc mis dans la tête que j'étais un gros dindon, je ne pouvais plus me regarder en face, et j'ai commencer à grignoter une fois de temps en temps, puis de plus en plus souvent (un gâteau par là , puis finalement c'est la boite que je finis...). Pourtant, aujourd'hui, quand je regarde les photos, je me trouve on ne peux plus normal, voir même juste bien.
Cela a continué, et je prenais du poids en même temps... à mon entrée au collège, j'étais tellement mal dans ma peau que je ne me suis jamais fais un seul amis en 4 ans... Je ne pouvais pas regarder les gens en face, de peur qu'ils me critiquent, je ne m'assumais pas. Je suis aussi d'un naturel très timide, ça n'a pas beaucoup arrangé les choses. A la sortie du collège, je faisais pourtant 63 kilos pour 1m72... (et, encore une fois, en regardant les photos, je me trouve vraiment très belle dessus aujourd'hui. )
Pendant ma période "je ne sors pas de chez moi", j'ai commençais à me renfermer sur moi même, je ne quittais plus ma chambre, et encore moins mon ordinateur. Ma mère me disais tout le temps que j'étais pas normal, qu'il fallait que je prenne exemple sur ma grande sœur, et qu'il fallait que comme elle, je fasse un régime pour me sentir bien dans ma peau... Je n'y croyais pas, et les engueulades ont commencés, je m'ennervais pour un rien, et je passais mes nuits à me morfondre sur moi même (je ne dormais plus, ou presque, j'ai pris de nombreux médicament qui étais sensé me rendre le sommeil, mais rien n'a fonctionné...). Mon ordinateur est devenu une drogue, j'y passais des heures, et bien sur toujours avec quelque chose dans la bouche (sucette, chweem-gum, gateau, et même par moment une pizza à 17h ou un sandwiches à 10h...). Quand je ne mangeais pas, je suçais mon pousse, ou je me mordais les ongles... Quand on m'a mis un appareil qui m'a empêcher de sucer mon pousse, j'ai vraiment senti que je n'allais plus bien... Il me manquais toujours quelque chose, et je passais mon temps dans la cuisine.
Sur internet, vu le nombre d'heure que j'y passais par jour, j'ai rencontrée quelqu'un, par l'intermédiaire d'un jeu. J'avais un peu honte de ça, à 14 ans, ton premier copain est une personne que tu ne connais pas vraiment et qui habite à l'autre bout de la France, c'est moyen. Mais durant cette période, je me suis senti revivre, j'ai perdu 3 kg, je sentais que mon corps étais vraiment ce que je voulais qu'il soit, et j'étais bien, tout simplement. Mais voilà , première histoire d'amour = première rupture, et ça a été un coup dur. J'ai ressombré dans mon superbe coktail ordinateur + nourriture, et je suis redevenu agressive, presque méchante envers les membres de ma famille.
Viens ensuite mon entrée au lycée, l'année dernière. J'avais un bon niveau scolaire, mais une estime de moi qui frôlait le 0, et étant d'un naturel assez feignante, je ne bossais pas vraiment. M'enfin, mes parents étaient content, j'avais des résultats à la "hauteur de mon QI" comme le disais si bien ma mère. Moi je me sentais partir, idée noir, toujours pas d'amis, un problème avec mon frigo et mon ordinateur, je n'arrivais toujours pas à dormir, et mon poids qui grimpait sur la balance à une vitesse folle. J'ai eu envie de finir d'avec la vie à plusieurs reprise, mais je savais dans le fond que je ne pourrais jamais le faire, et cela m'arrange assez. La fin de mon année scolaire arrive, je passe en 1ere S avec les félicitation du conseil de classe, mais ça ne suffit pas à me rendre heureuse. Ma mère, toute contente veut que j'aille dans le meilleur lycée de Nantes, car sa fille vaut mieux que le petit lycée de banlieue. Je n'en ai pas envie, j'avais enfin réussie à me faire quelques amies, je commençais à aller mieux. Mais voilà , tout à refaire.
Aujourd'hui, j'ai 16 ans, je suis en 1ére S dans ce fameux lycée qui a "un niveau supérieur" et je vais de plus en plus mal. Ma mère le voit, m'envois à nouveau chez une tonne de psychologues, mais à chaque fois je m'arrête tellement je trouve ça inutile.
Aujourd'hui, je pèse un peu moins de 80 kg pour toujours 1m72, mes problèmes n'ont pas vraiment changé : pas d'amis, un frigo qui deviens mon pire ennemi, un ordinateur que je ne peux plus quitter. Personnellement, je m'aime bien comme ça, même si une petite dizaine de kilos en moins je trouverais ça parfait. Mais le problème, c'est ma mère qui me traite de "grosse vache" presque 3 fois par jour, mes 3 sœurs qui ont toutes une taille mannequin (à peine 50kg pour 1m70) et qui me disent qu'il faut que je fasse un régime et pour finir, mes 3 frères qui critiquent mes rondeurs une bonne dizaine de fois par jour. Je trouve pas ça beau d'être trop mince, j'aime bien être ronde, mais je ne l'assume pas. C'est sur que j'ai une poitrine bien plus belle que mes sœurs, que toutes les filles de ma classe et autres, mais à côté de ça, il y a les préjugés, qui font que je suis la "bouboule" et que je n'ai pas le droit d'être comme je veux être.
A vrai dire, en ce moment, je prend de plus en plus de poids. Je me met une tonne de maquillage pour avoir l'illusion d'être belle (alors que, sans vouloir me vanter ou quoi que ce soit, je trouve que j'ai un très beau visage, et que c'est inutile, mais c'est une sorte de besoin de me "cacher" par tous ses artifices). J'ai aussi un autre problème, mes notes qui chutent, j'atteins à peine 10 de moyenne à la fin du second trimestre, et c'est vraiment bof. Je me dégoute, je ne bosse pas, je passe mon temps sur l'ordinateur, et à manger. J'ai l'impression de faire que ça, que je n'arriverais pas à sortir de cette mauvaise passe qui dure depuis trop longtemps.
Voilà en gros ma vie... C'etais dur, mais ça fais du bien. Je sais pas si quelqu'un aura le courage de tout lire, en tout cas, je ne veux pas que vous pensiez que je me lamente sur mon sort, j'essaye plutôt de trouver des conseils pour m'en sortir, avant que je n'empire encore mon état.
Merci
