? Bienvenue sur le forum Vivelesrondes !
Communauté bienveillante depuis 2002 — 4,4 millions de messages.
Nouveau ici ? Lis la charte puis présente-toi dans Faire connaissance.
Depuis le début de la RA, je suis devenue incapable de programmer mes repas à l'avance. Parfois en cours de journée je pense : "tiens, je mangerais bien ceci, ou cela" et quand j'attends d'avoir faim, l'envie a évolué (ainsi, pour ce soir, j'ai reporté mon désir de BN au chocolat et... je vais dîner de pain grillé avec du lait de soja).

Pas trop gênant quand je suis seule, mais plus délicat pour les week-ends en famille.
Pour l'instant, je planifie les repas et j'essaye de limiter les quantités.

Le midi, je mange avec les enfants (au travail). Difficile de leur dire "tu dois goûter" et faire l'impasse sur les deux/tiers du repas (c'est souvent pas bon). Au moins, je les autorise à ne pas finir leur assiette (contrairement à mes collègues ! )
Mais, entre ça et le stress, je mange trop (de pain et de chocolat. Comme certains gamins, qui se bourrent de pain et refusent le reste...)

Bref, avec le temps, vous arrivez mieux à prévoir ce que votre corps réclame ?
(Pour l'instant, si je suis honnête, après des dizaines d'années sur le mode restriction/compulsion c'est surtout ma tête qui réclame...)
"Le même qui, honteux d’être un sans-coeur trop occupé de soi, aimerait s’oublier comme, quelque part, on oublie son parapluie."
Michel Leiris
Alors, dans le genre contribution qui sert à rien...je me pose là! :lol: Parce que moi c tout pareil et je n'ai pas encore trouvé de "solution", les repas multiples tout au long de la journée à coup de pain grillé, je connais! Et au boulot pareil, repas "imposé", du coup suis encore tte déphasée entre les jours de travail et les jours de repos. Quant au w.end en famille...la galère!
Donc comme toi je serai curieuse de savoir comment font ceux qui arrivent à gérer ça ;)
Quelle nouille, mon doigt a ripé, je crois que j'ai signalé le post! désolée, mea culpa :oops:
Je vais aller me coucher moi.... :arrow:
Bonjour!

Cela fait un an environ que j'ai entrepris la RA et je peux vous dire que j'en ai jeté des aliments à force de changer d'envie! (quelques choux-fleurs ne m'ont toujours pas pardonné....) :D

Donc maintenant je privilégie les surgelés, tout ce qui peut être congelé et boîtes de conserves; pour le frais, je tâche de faire mes courses en ayant faim pour les envies ponctuelles.

Même en ayant une alimentation somme toute variée, j'ai remarqué que j'ai des classiques qui me feront toujours plaisir et envie, ce sont mes achats de base, pour le reste j'adapte au coup par coup.

Maintenant il me semble clair que si tu as subi beaucoup de privations, tu risques de mettre un peu de temps à combler tes frustrations passées avant de manger de façon plus variée et différencier envie et besoin. Mais c'est pas grave, faut se laisser du temps, c'est la clé du succès!

Pour ce qui est des repas en commun, dois-tu absolument manger comme les autres membres de ta famille ou peux-tu leur préparer un repas classique et te faire un truc qui te fera juste plaisir?
Je n'ai pas d'enfant mais un mari exigeant quant à la nourriture, lorsque l'on fait les courses il me dit de quoi il a envie, je prends ce qui me tente et après on adapte, quite à manger différemment lors du repas.

En tout cas, bon courage à vous, tenez le coup, ça en vaut la peine! :kiss:
Etre seul et avoir tort, c'est plus difficile, mais c'est bien plus beau que d'avoir raison avec une bande de cons...
Merci de répondre, déjà. Rien que voir que je suis pas la seule, ça aide.

Pour les surgelés, c'est fou ce que mon stock de légumes descend moins vite...

Mon conjoint n'est pas exigeant, c'est plutôt l'aspect convivial qui me gêne.

Pour le boulot, je crois que je vais recommencer à apporter ma gamelle (avec certificat médical à l'appui, :? ) Sinon, Smiles, j'ai toujours avec moi des fruits secs. ça m'aidait bien, les 1ers temps. Pour l'instant, c'est trop de stress et chocolat en excès :(
"Le même qui, honteux d’être un sans-coeur trop occupé de soi, aimerait s’oublier comme, quelque part, on oublie son parapluie."
Michel Leiris
De mon coté, je fais des repas souvent planifiés à l'avance: c'est plus facile pour faire mes courses et me faire des petits plats délicieux, et lorsque c'est prêt, je mange la quantité que mon corps me réclame, quitte a manger un petit quelque chose avant le repas ou a ajuster au repas suivant. Parfois, lorsque c'est prêt, ce n'est pas toujours LA chose dont j'ai le plus envie sur le coup, mais j'arrive quand même bien à distinguer la disparition de la faim la majorité du temps. C'est important pour moi que la RA se glisse dans la vraie vie et qu'elle ne soit pas une autre forme de régime ou de privation, même si ce n'est qu'une privation sociale. Je ne supporte plus que mon alimentation soit une contrainte.

J'ai aussi mes jours ou l'alimentation suit totalement l'envie du moment.

J'ai remarqué que la faim est plus présente lorsque je mange plus et mieux...

Bref, fais ce que tu crois le mieux mais si tu ne sais pas trop, n'hésite pas à expérimenter et à te laisser assez de temps pour voir si ça te convient ou pas!

Bonne journée!

xx
Alors, ne me jetez pas la pierre s'il vous plait. Je suppose que chacune a un parcours et des natures différentes tout simplement.

Donc, je suis suivie par un médecin recommandé par le GROS depuis la fin de l'année dernière et j'ai compris deux choses importantes. D'une, c'est dommage que j'en sois arrivée au point où mon existence tourne autour de mon poids et de la nourriture parce qu'à la base, la nourriture ne m'intéresse pas tant que ça. De deux, bien que j'avais des connaissances théoriques pouvant rivaliser avec celles d'une diététicienne (j'exagère mais à peine malheureusement), je ne savais plus faire un repas structuré, avec des portions normales. Je faisais soit des portions trop petites (que je pensais normales), soit des portions de 4.

A ma demande (j'étais complètement perdue), nous avons donc élaboré une journée de menus types, et depuis je remplace en équivalence. C'est là que je reviens au sujet de cette discussion.

Quand j'ai faim, j'ai avant tout envie de manger des céréales et des féculents. J'ai donc en permanence des pâtes (de deux sortes), du riz, du pain, des frites à four, 2 pommes de terre, de la semoule. Ce sont des choses qui se gardent longtemps (j'ai la chance, ou la malchance de n'avoir que moi à satisfaire et de maîtriser la confection de tous mes repas).

Ensuite, je ne mange pas tous les légumes (en fait, très peu), donc j'ai toujours en réserve ceux que j'aime, que ce soit en petite conserve ou en surgelé. Avec toujours un kg d'oignon en réserve. Quand en faisant les courses, j'en vois frais qui me font envie, je n'en achète qu'une portion. Je n'ai que rarement des envies spontanées de manger tel ou tel légume, même si je suis toujours contente d'en trouver dans mon assiette.

Enfin, je suis végétarienne, la viande ne m'a jamais fait envie. Résultat, je choisis les protéines en fonction de ce que j'ai choisi avant.

Les fruits, je les achète de saison, je les mange quand j'en ai envie, et aucun n'a jamais eu le temps de se gâter. Les autres choses de mon fond d'épicerie (chocolat, biscuits ...), ben, je n'en ai plus envie, même si je sais que c'est là et que je peux en manger quand je veux.

Depuis que je fais comme ça, mon budget courses a été divisé par deux (au moins). Je planifie en quelque sorte, j'évite aussi la frustration de ne pas trouver ce que je veux dans mes placards. Paradoxalement, j'ai moins souvent faim et toutes les crises ont disparu (jusqu'à la prochaine à tout le moins).
J'ai donc aussi plus d'argent à dépenser en fringues ! J'adore !
quand je suis en RA (il faut avouer que pr le moment c'est encore du n'importe quoi depuis mon retour de France :? ) je privilegie le côté social du repas, je mange en meme temps que les autres, la meme chose que les autres, ms souvent en quantité moindre. Et meme si j'ai mangé avant car j'avais faim avant, je remange qc meme sans faim. Je n'ai pas envie que mes enfants voient leur mère manger differemment!

je ne me soucis pas trop de mes envies pour le repas, je pense à tous les membres de la famille et prepare en fonction des gouts. Le w.e je privilegie les choses qu'aiment les enfants. Je ne suis pas difficile coté bouffe, ms je ne ferai pas les choses que je n'aime pas! ;)
j'ai arrêté les régimes ça fait grossir!
Merci Anick ! J'avais peur (manifestement à tort) que vous n'appréciiez pas le fait que je sois passé par une phase de menus tout fait, style WW, pour me permettre de retrouver mes sensations alimentaires.

En effet, j'ai du commencer par me "forcer" à manger trois repas planifiés par jour, en surveillant à chaque fois mes sensations de faim et de satiété. Au début, après mon petit-déjeuner, j'avais faim dès 10h, et pour des raisons professionnelles, je devais attendre 12h pour manger. Du coup, je mange plus le matin, mais par ricochet, moins le soir, et j'ai faim à l'heure des repas. Que du bonheur !

En bonus, après avoir fait des années de régimes en me sentant coupable de manger à table la même chose que les autres (forcément pas faites pour moi parce que j'étais au régime) et à chaque fois en quantité trop importante (ben oui, quitte à faire un écart), maintenant que je ne fais plus de régime, je peux manger comme tout le monde, mais à ma faim. Du coup, j'ai redécouvert le côté social et convivial du repas que tu privilégies Linouvhe, et je m'y fais petit à petit.

Le seul point noir, c'est le restaurant. Je paie, alors je veux finir mon assiette, or les portions sont toujours trop importantes pour moi. Et vous, vous faites comment au restaurant ?
Pashmlynn, le but étant de retrouver un rapport appaisé à la nourriture, pourquoi pas ainsi, si à toi ça te convient.
Pour le resto, soit je connais et je sais que les portions sont raisonnables soit j'essaye de commander les plats qui me semblent les moins importants. Et je demande toujours une garniture légumes/féculents. (Plus facile de laisser des haricots verts :) )
La grosse frustration, c'est que je n'ai généralement plus faim pour le dessert. :? Je rêve de me faire un jour un repas dessert, au resto. J'ai pas encore osé...
"Le même qui, honteux d’être un sans-coeur trop occupé de soi, aimerait s’oublier comme, quelque part, on oublie son parapluie."
Michel Leiris
Il y a une diététiste au Québec qui a une approche qui ressemble beaucoup à celle de Zermati, seulement, au début, elle demande de recommencer à manger 3 repas par jours et des collations, pour se reconnecter au droit de manger et apprivoiser doucement la fin et la satiété. Quand j'ai atteins un point de stagnation avec Zermati, je suis allée la voir. Je mangeais si peu pour respecter ma mini faim que je ne mangeais presque plus. Du coup, mon métabolisme était ralenti et je me sentais prise au piège. Je me sentais en restriction constante à cause de cette foutue faim si facile à disparaitre... Il faut faire attention de ne pas faire sentir à son corps qu'on est en mode famine, lui qui est habitué à nos régimes débiles!

La je mange tellement plus et je réapprivoise une alimentation normale, selon ma faim et mes envies. Je mange en même temps que tout le monde la majorité du temps et j'apprends à connaitre mon appétit. Je me base donc aussi sur des repas structurés à la base même si ce n'est pas une obligation.

Pour le resto, je ne sais pas si ça se fait en France mais en Amérique, on ne se gène pas de demmander un "doggy bag" pour apporter les restes à la maison! Après tout, on a payé pour et la majorité des restaurateurs préfèrent voir que quelqun a aimé la nourriture et qui aimerait la finir que de voir la moitié d'une assiette nourrir les poubelles.

Souvent, au resto, je partage un plat avec mon amoureux (ou avec des amies!). En plus d'être romantique, ça me permet de manger juste assez pour garder de la place pour le dessert. En général, lorsqu'on commande deux entrées et qu'on laisse du pourboire en conséquence, on est toujours servis avec le sourrire...

Les coutumes diffèrent d'un endroit à un autre alors je ne sais pas s'il est acceptable de faire tout ça en europe (sinon, ça fait au moins un avantage pour la bouffe canadienne parce que coté gastronomie, j'ai encore des souvenirs quasi orgasmiques de quelques plats goutés en France...)
Ah, le resto, voilà bien le seul sujet que je commence à maitriser! lol
J'y vais assez régulièrement avec mes amis, et je sais qu'il m'est totalement impossible de faire un classique "entrée, plat, dessert". Du coup je prends ce qui me fait plaisir sur le moment, à savoir un plat copieux, que j'apprends à ne pas finir forcemment, ou alors une salade assez légère si c'est le dessert qui me fait envie.
J'avoue que le fait de payer et de laisser ne me pose plus vraiment de problème, car après avoir dépensé des fortunes en achetant tout et n'importe quoi lors de mes crises, ou en ayant rempli mon frigo de choses "diététiques", "autorisées", bonnes pour la santé etc...en voulant la jouer je me reprends en main (qui bien entendu finissaient dans la poubelle, périmé oblige), ben je me dis que là, laisser au resto parce que je m'écoute tt simplement, ben j'ai le droit et puis zuut! :lol:
Il faut essayer de déculpabiliser là dessus. Je crois qu'on a assez souffert, un peu d'"égoïsme" parfois ça ne fait pas de mal les filles.

Voilà, en ce qui concerne la planification des repas, c tjs le grand n'importe quoi, j'ai un peu l'impression de me noyer en ce moment, mais je m'accroche, à quoi, je me demande bien, mais bon, pour l'instant je ne coule pas...
En vous lisant je cerne mieux mes propres difficultés.
D'une part, j'ai accumulé tellement de frustrations avec mes régimes restrictifs en tout genre que j'ai besoin de trouver ma dose de plaisir dans la nourriture, sous peine de compulser (quantité contre qualité ? )
D'où ma difficulté au boulot.

D'autre part, j'ai tellement mangé "pas comme les autres" ou alors sur un mode compulsif et empli de culpabilité, que j'ai besoin de la convivialité et du partage pendant les repas.

Donc : au boulot, je prévois ma gamelle pour le cas où, et j'avise. Si c'est vraiment trop trop mauvais (les coquillettes qui collent et les ragoûts qui trempent dans des sauces indéterminées, très peu pour moi ! ) mais si je peux y trouver mon compte (carottes râpées en entrée, quelques frites...) je fais comme certains mômes très doués, je pinoche dans le reste de mon assiette.

Quant aux week-end, c'est moi qui fais la cuisine. Alors faut juste que j'impose à zhôm des horaires plus stricts pour manger avant de mourir de faim :D

C'est quand même incroyable ce qu'échanger aide à y voir plus clair...

Annick, le système des doggy bag n'existe pas en France. Je sais pas pourquoi. Mais je retiens l'idée des entrées à partager.

Smiles, faire la planche... Une vraie philosophie de vie :)
"Le même qui, honteux d’être un sans-coeur trop occupé de soi, aimerait s’oublier comme, quelque part, on oublie son parapluie."
Michel Leiris
Depuis que je suis en RA je ne planifiais jamais mes repas.
ça m'a permis d'éloigner les stigmates du régimes (calculer, manger ceci plutôt que celà...), mais ça m'a fait prendre aussi quelques kilos.

Et là, je voudrais essayer de planifier plus mes repas, pour plusieurs raisons:

    J'ai encore du mal à m'arrêter de manger. La profusion me fait peur. Avec des repas planifiés, le repas a une fin, même si je ne me sens pas bien sur obligée d'aller jusqu'au bout si je n'ai plus faim, et je me permet de prendre autre chose si je continue d'avoir faim mais après avoir bien questionné mon corps. (Pashmlynn, c'est pour moi LA différence avec un repas planifié de régime, au régime je me forcait à manger même si je n'avais plus faim parce qu'il fallait manger les proportions, et je n'écoutais pas, bien sûr, ma faim)
    Je ne suis pas certaine de toujours savoir de quel genre d'aliment mon corps a besoin. Si j'ai une envie je la suie, mais je n'ai pas toujours d'envie alimentaire. Je pense que même les personnes régulées suivent un schéma appris dans lequel ils naviguent). Par exemple j'ai remarqué que manger des protéines en quantité suffisante m'apportait un bien être et que j'avais moins d'envies compulsives. En revanche, j'ai rarement envie de protéines., surtout pas à chaque repas.
    J'ai besoin de rejoindre une "normalité", dans l'horaire des repas comme beaucoup d'entre nous pour cause de travail, convivialité, et je crois que c'est une bonne manière d'y arriver (en modulant selon les ressentis).


C'est un moment de ma RA je crois. J'ai beaucoup appris sans planifier, pour écouter mon corps, manger de tout...mais maintenant j'ai besoin d'une structure. On verra...En tout cas j'en parlerai lundi prochain avec mon médecin du GROS.
Et je veille à ne pas retomber dans les travers du régime. Si je sens venir une envie de chocolat, et bien je mange du chocolat même si ça doit être mon repas !
Répondre

Revenir à « Rééducation alimentaire (RA méthode gros.org) »