Je HAIS le ménage...
Mais ayant vécu toute mon enfance dans une "porcherie" .... Eh bien j'ai pris goût au propre, justement ! J'aime pas le faire mais j'aime énormément le résultat.
C'est bien, le ménage : on se sent bien chez soi, après. On peut inviter des gens sans avoir honte (rha les vieux souvenirs de honte enfouis bien profond dans mon esprit..). On peut marcher pieds nus sans les avoir noirs au bout de 2 minutes. On peut marcher partout sans risquer de croiser des substances non identifiées au sol, ou pire au plafond (coulures, gouttes qui filent, toiles d'araignées si vieilles qu'elles forment des filaments très visibles, très épais, gras et grisâtres..). On tombe malade moins souvent (quand on n'est pas dans l'excès, c'est à dire une chasse vaine au microbe partout n'importe quand tout le temps..). On n'a pas de risques de tomber sur des restes pourris, des patates moisies (qui peut oublier cette odeur parmis toutes la plus horrible, pour moi en tout cas ?). Notre copain asthmatique n'est pas accroché à sa bombe salvatrice médicamenteuse (mea culpa pour mon ancienne correspondante australienne, asthmatique à un grand degré, qui a dû s'accrocher à la sienne pendant les longs mois où elle a vécu chez mes parents..). Le pire, dans une maison sale, ce sont : les proliférations par vagues successives de mouches (ahhhh ma chère maman qui disait "c'est pasqu'on est à la campagneeeee voyonnnnnnns", mais bien sûr maman, à moins d'avoir la fosse à purin ou un champs plein de vaches tout près, ça n'amène pas tant de mouches que ça.. j'arrête là les détails, j'en vois qui bleuissent..), après les proliférations de mouches, les différentes odeurs, comme le linge sale qui pourrit gentiment en tas devant les chambres de mes frères, la vile odeur de... Comment définir.. rance, oui de rance, qui sort de tel endroit, la vieille odeur d'urine humaine mélée à l'urine de chat (un peu partout, vous savez, le gros mâle bien puant..)
Vous voulez arrêter le ménage ? Vous êtes sûrs ?
Moi non.
Plus jamais ça !
Alors je hais le ménage, mais je le fais. En maugréant, à reculons, mais je le fais. En râlant, des fois un peu plus tard qu'il ne faudrait... Mais très vite je me fais rappeler à l'ordre par un intime besoin de non reproduction de ce que j'ai vécu.
D'ailleurs, je vous laisse, j'ai du ménage à finir
Désolée pour les détails, mais des fois ça fait du bien de lacher tout ça quelque part.
No Comment.