Bonjour à tou(te)s,
J'ai découvert ce site depuis peu mais mon parcours à commencé de longue date.
La lecture des expériences et des conseils des unes aux autres m'a apporté beaucoup de lumières et de compréhension de ce que je vis. Je ne connais pas suffisamment vos noms pour le faire de façon nominative, mais un grand merci à chacune pour l'aide apportée par le biais de ce forum.
A ma petite mesure, je voulais vous faire partager mon parcours, qui s'oriente enfin vers du positif même si je suis bien consciente que la route risque d'être encore longue ... Peut-être cela parlera -t-il à certaines, pour les autres, pardonnez-moi d'avance l'intrusion qui pourrait être un peu longue.
Et puis, égoîstement, le fait de mettre en mots ce que je vis m'aidera sans doute aussi à clarifier tout cela.
Un bref retour sur mon histoire :
Enfance sans problème. J'aimais beaucoup bouger, j'étais vive et je crois enjouée. On m'affublait trop souvent à mon goût des qualificatifs de "garçon manqué" : terrible pour une fille (et j'étais fière d'être une fille) d'être traitée de "garçon" et encore plus terrible d'être "manquée" ... no comment !
Mes difficultés sont apparues à l'adolescence (puberté précoce ... pour un garçon manqué, c'était dur dur !) que je n'ai pas du tout assumée. Je me suis alors cachée et réfugiée devant la télévision avec toujours un tas de choses à manger ... J'ai arrêté le sport, je me suis emballée dans des vêtements informes pour cacher mes formes et voilà les kilos superflus qui sont arrivés au galop, avec un sentiment de grand vide, d'ennui sans fin et d'inconsistance de ma vie et de ma personne. Un vide que rien ne pouvait combler.
Depuis, cela fait plus de 20 ans, je me bats contre ces kilos, peine perdue, que de larmes et que de désillusions ... Je me suis longtemps battue seule, pensant que je ne devais rien à personne et que si je n'étais pas capable de ça, j'étais vraiment nulle. Lorsque j'ai rencontré mon futur mari, j'avais 20 ans, j'ai réussi à perdre quelques kilos et à me sentir bien, à me sentir belle mais cela n'a pas duré. Quatre enfants plus tard et surtout beaucoup de mauvaises habitudes revenues, tous mes kilos ont retrouvé leur place ...
Il y a deux ans, j'ai intégré un forum d'entraide pour les régimes. Je faisais yoyo ... comme d'hab !
J'ai réussi à sauter le pas, grâce à ce forum d'entraide, d'aller me faire aider par une nutritionniste en janvier dernier. Ses conseils diététiques avisés m'ont permis de perdre rapidement quelques kilos ... vite repris. Devant mon "cas", elle m'a proposé rapidement de prendre RV avec une autre nutritionniste spécialisée dans les TCA car je devais en être victime, même si c'était très "léger" ... La pilulle a été dure à avaler. J'ai pris encore quelques kilos suplémentaires avant d'accepter que j'avais un vrai problème et de prendre ce fameux RV l'été dernier. Pendant ce temps, j'ai pianoté sur internet et trouvé entre autre le site du GROS et acheté les livres des Drs Zermati et Apfeldorfer. C'était une révélation ... sur le papier, dans la réalité, je n'ai pas été capable de mettre en pratique.
Je vois ma nouvelle nutritionniste depuis l'été dernier. Les premières semaines ont été idylliques. Aucun conseil nutritionnel particulier. Juste établir le carnet alimentaire et une auto-régulation s'est opérée. Momentanément ! Au début de l'hiver, j'ai failli tout arrêter. J'avais encore repris du poids. Le carnet alimentaire ne me branchait plus car j'avais l'impression de ne plus penser qu'à ça et que l'obsession était encore plus grande. Je faisais des crises compulsives sans fin et sans faim ... Le seul côté positif, quoi que, que j'y voyais c'est que mon poids augmentait et que ce n'était plus aussi douloureux qu'avant. J'avais déjà fait un travail sur l'acceptation de mon corps. Notamment en prenant conscience que mon corps d'adolescente qui avait été si douloureux, n'était finalement qu'une chrysalide dont je ne m'étais pas encore libérée pour devenir le beau papillon que je méritais de devenir. Cela a été une révélation. Mon corps d'adolescente ne devait être que provisoire et je me le gardais collé à la peau comme une vieille "peau d'âne" trop lourde à porter. J'avais des valeurs intérieures qui étaient louables mais que je n'avais jamais regardées en face trop obnubilée que j'étais par la carapace que je m'étais construite. Ce pas, je l'ai fait grâce à mon carnet alimentaire que j'ai transformé en carnet intime. Cela a été lumineux. Mais non suffisant pour perdre du poids. Mon problème n'était pas résolu.
J'ai continué à errer tout l'automne, puis l'hiver est arrivé, je commençais à en prendre mon parti en continuant à m'empifrer de bonbons (ceux des anniversaires des enfants, puis ceux de la Saint Nicolas, puis les chocolats de Noël, et encore les anniversaires ...) de gâteaux apéritifs, de triple dîners (goûter avec les enfants qui dure de 16h45 à 18h30 par des grignotages, puis le dîner des enfants où je picorais, puis le dîner avec mon mari à son retour du travail ...) ...
Puis en décembre, j'ai revu la nutritionniste. J'étais prête à lui dire que je ne reviendrais plus la voir car j'étais définitivement indécrottable, je pleurais à chaque RV et cela m'était insupportable (tout de même, quelle faiblesse, c'était lamentable de se laisser aller ainsi en public ...) Elle m'a dit de réflechir à mon rapport au plaisir et à la culpabilité ... Je savais bien que j'avais un problème avec ça. Depuis toujours, je me suis sentie coupable de tout. Depuis toujours, le plaisir, le bonheur m'ont laissé un arrière-goût de culpabilité (pourquoi suis-je heureuse alors que tant de monde souffre. Pourquoi ne puis-je pas aider le monde entier? Il faut que je sois parfaite pour mes proches ...). Au début, je ne savais pas par quel bout prendre la question mais cela m'intéressait de réflechir à tout ça. Je savais qu'il y avait des réponses intéressantes à y trouver. J'ai repris mon carnet intime. J'ai repris la lecture d'un livre qui m'avait déjà énormément apporté de Christophe André "Imparfait libre et heureux", j'ai trouvé sur internet des sites qui m'ont aidée à réflechir à des sujets très divers "le rapport au corps" "contre qui suis-je en guerre ?" "rapport entre plaisir et culpabilité" "quelle perfectionniste suis-je ?" "le lâcher-prise" ... et plein d'autres choses encore. A force de donner je me perds. Il faut que j'accepte aussi de recevoir, ou mieux de prendre ! et d'être ainsi activement concernée par mon bien être et pas seulement attendre qu'il me tombe tout cuit d'on ne sait où, sinon je peux attendre toute ma vie et passer à côté.
Un ami m'avait fait réflechir l'an dernier. Il n'a aucun complexe et prends son bien-être personnel et familial comme objectif premier, ce qui m'a longtemps choquée, car je trouvais cela particulièrement égoîste. Il m'avait donc dit que supporter quelques kilos en trop et s'aimer telle ou se torturer toute sa vie pour les perdre,le choix pour lui était évident.
Je me suis rendu compte que je me mettais (et qu'on me mettait) beaucoup trop de pression. Je suis boulimique d'activité, de travail, de dévouement aux autres, d'achats aussi ... Tout ce que je faisais pour moi devait avoir une justification objective ... J'ai donc pris conscience que je devais, d'une façon générale, être beaucoup plus à l'écoute de mes envies, de mes besoins ... sans culpabilité. Et de façon naturelle, en relisant les conseils du GROS et de ce forum , je me suis mise à écouter mes sensations alimentaires, comme mes autres sensations et envies.
Cela ne va pas sans mal car cela remet une certaine organisation familiale en cause. Chacun étant habitué à ce que je supplée les carrences de tous, à ce que tout soit anticipé, organisé, assumé ... Il y a un temps d'acceptation et d'adaptation de toute part. Mais accepter aussi de faire pour moi et pas seulement toujours pour les autres ... et sans culpabilité ... Grande nouveauté pour moi. Mais au combien salvatrice ! Le cheminement ne fait que commencer ...
Je réussis assez bien à différencier mes sensations de faim, d'envie ou de nécessité de "remplissage" d'une frustration quelconque. Parfois, je retombe mais je n'en suis plus malade au point de lâcher tout. Je reprends rapidement le contact avec mes sensations. Je me permets des petits plaisirs que je me serais interdits avant mais en m'astreignant (pour le moment car ce n'est pas encore naturel) à le savourer vraiment. Et de fait, l'envie d'en reprendre plus n'est pas obnubilante. Je peux me contenter d'un ou deux chocolats sans prendre toute la boîte. Et si cela arrive tout de même, et bien tant pis !
Je suis bien consciente, me connaissant, que je suis dans une phase positive de ma progression et qu'il pourrait bien y avoir des "rechutes" dans mes compulsions. Mais je suis confiante. J'aborde les vacances scolaires sereinement bien qu'il y ait des tentations (beignets de carnaval par exemple : mais j'ai bien l'intention d'en manger ... et de les savourer !!!)
Je ne suis pas ultra motivée par l'activité sportive et je suis encore accro à ma balance (la pile est HS, alors je vais tâcher de ne pas la changer, mais la tentation est grande !). Mais je crois que je suis sur le bon chemin. En tout cas, je suis plus sereine.
Voilà , ce message est très (trop) long et pourtant c'est bien peu pour raconter un parcours.
Pardon pour ceux que cela aura dérangé. Merci à ceux qui auront eu le courage de lire jusqu'au bout. C'est un post carrément égocentrique mais les modérateurs pourront l'enlever si nécessaire ! Il n'a aucune autre ambition que celle de partager une expérience, ni meilleure ni moins bonne qu'une autre. Je sais combien la route est ardue pour toutes et loin de moi l'idée de m'ériger en moralisatrice ou en exemple. Je suis bien humble face à tout cela.
Pour terminer, je voudrais juste dire à chacun(e) que le parcours et souvent semé d'embuches mais il ne faut pas baisser les bras. Si vous êtes sur ce forum, c'est que déjà du chemin a été parcouru. Revenons à l'essentiel : mettons le cap sur nos désirs profonds plutôt que sur nos kilos en trop. Que voulons-nous faire de notre vie ?
Bon courage à tous(tes). Nous avons tous(tes) un magnifique papillon à découvrir et à faire décourir au-delà de notre chrysalide.
J'ai découvert ce site depuis peu mais mon parcours à commencé de longue date.
La lecture des expériences et des conseils des unes aux autres m'a apporté beaucoup de lumières et de compréhension de ce que je vis. Je ne connais pas suffisamment vos noms pour le faire de façon nominative, mais un grand merci à chacune pour l'aide apportée par le biais de ce forum.
A ma petite mesure, je voulais vous faire partager mon parcours, qui s'oriente enfin vers du positif même si je suis bien consciente que la route risque d'être encore longue ... Peut-être cela parlera -t-il à certaines, pour les autres, pardonnez-moi d'avance l'intrusion qui pourrait être un peu longue.
Et puis, égoîstement, le fait de mettre en mots ce que je vis m'aidera sans doute aussi à clarifier tout cela.
Un bref retour sur mon histoire :
Enfance sans problème. J'aimais beaucoup bouger, j'étais vive et je crois enjouée. On m'affublait trop souvent à mon goût des qualificatifs de "garçon manqué" : terrible pour une fille (et j'étais fière d'être une fille) d'être traitée de "garçon" et encore plus terrible d'être "manquée" ... no comment !
Mes difficultés sont apparues à l'adolescence (puberté précoce ... pour un garçon manqué, c'était dur dur !) que je n'ai pas du tout assumée. Je me suis alors cachée et réfugiée devant la télévision avec toujours un tas de choses à manger ... J'ai arrêté le sport, je me suis emballée dans des vêtements informes pour cacher mes formes et voilà les kilos superflus qui sont arrivés au galop, avec un sentiment de grand vide, d'ennui sans fin et d'inconsistance de ma vie et de ma personne. Un vide que rien ne pouvait combler.
Depuis, cela fait plus de 20 ans, je me bats contre ces kilos, peine perdue, que de larmes et que de désillusions ... Je me suis longtemps battue seule, pensant que je ne devais rien à personne et que si je n'étais pas capable de ça, j'étais vraiment nulle. Lorsque j'ai rencontré mon futur mari, j'avais 20 ans, j'ai réussi à perdre quelques kilos et à me sentir bien, à me sentir belle mais cela n'a pas duré. Quatre enfants plus tard et surtout beaucoup de mauvaises habitudes revenues, tous mes kilos ont retrouvé leur place ...
Il y a deux ans, j'ai intégré un forum d'entraide pour les régimes. Je faisais yoyo ... comme d'hab !
J'ai réussi à sauter le pas, grâce à ce forum d'entraide, d'aller me faire aider par une nutritionniste en janvier dernier. Ses conseils diététiques avisés m'ont permis de perdre rapidement quelques kilos ... vite repris. Devant mon "cas", elle m'a proposé rapidement de prendre RV avec une autre nutritionniste spécialisée dans les TCA car je devais en être victime, même si c'était très "léger" ... La pilulle a été dure à avaler. J'ai pris encore quelques kilos suplémentaires avant d'accepter que j'avais un vrai problème et de prendre ce fameux RV l'été dernier. Pendant ce temps, j'ai pianoté sur internet et trouvé entre autre le site du GROS et acheté les livres des Drs Zermati et Apfeldorfer. C'était une révélation ... sur le papier, dans la réalité, je n'ai pas été capable de mettre en pratique.
Je vois ma nouvelle nutritionniste depuis l'été dernier. Les premières semaines ont été idylliques. Aucun conseil nutritionnel particulier. Juste établir le carnet alimentaire et une auto-régulation s'est opérée. Momentanément ! Au début de l'hiver, j'ai failli tout arrêter. J'avais encore repris du poids. Le carnet alimentaire ne me branchait plus car j'avais l'impression de ne plus penser qu'à ça et que l'obsession était encore plus grande. Je faisais des crises compulsives sans fin et sans faim ... Le seul côté positif, quoi que, que j'y voyais c'est que mon poids augmentait et que ce n'était plus aussi douloureux qu'avant. J'avais déjà fait un travail sur l'acceptation de mon corps. Notamment en prenant conscience que mon corps d'adolescente qui avait été si douloureux, n'était finalement qu'une chrysalide dont je ne m'étais pas encore libérée pour devenir le beau papillon que je méritais de devenir. Cela a été une révélation. Mon corps d'adolescente ne devait être que provisoire et je me le gardais collé à la peau comme une vieille "peau d'âne" trop lourde à porter. J'avais des valeurs intérieures qui étaient louables mais que je n'avais jamais regardées en face trop obnubilée que j'étais par la carapace que je m'étais construite. Ce pas, je l'ai fait grâce à mon carnet alimentaire que j'ai transformé en carnet intime. Cela a été lumineux. Mais non suffisant pour perdre du poids. Mon problème n'était pas résolu.
J'ai continué à errer tout l'automne, puis l'hiver est arrivé, je commençais à en prendre mon parti en continuant à m'empifrer de bonbons (ceux des anniversaires des enfants, puis ceux de la Saint Nicolas, puis les chocolats de Noël, et encore les anniversaires ...) de gâteaux apéritifs, de triple dîners (goûter avec les enfants qui dure de 16h45 à 18h30 par des grignotages, puis le dîner des enfants où je picorais, puis le dîner avec mon mari à son retour du travail ...) ...
Puis en décembre, j'ai revu la nutritionniste. J'étais prête à lui dire que je ne reviendrais plus la voir car j'étais définitivement indécrottable, je pleurais à chaque RV et cela m'était insupportable (tout de même, quelle faiblesse, c'était lamentable de se laisser aller ainsi en public ...) Elle m'a dit de réflechir à mon rapport au plaisir et à la culpabilité ... Je savais bien que j'avais un problème avec ça. Depuis toujours, je me suis sentie coupable de tout. Depuis toujours, le plaisir, le bonheur m'ont laissé un arrière-goût de culpabilité (pourquoi suis-je heureuse alors que tant de monde souffre. Pourquoi ne puis-je pas aider le monde entier? Il faut que je sois parfaite pour mes proches ...). Au début, je ne savais pas par quel bout prendre la question mais cela m'intéressait de réflechir à tout ça. Je savais qu'il y avait des réponses intéressantes à y trouver. J'ai repris mon carnet intime. J'ai repris la lecture d'un livre qui m'avait déjà énormément apporté de Christophe André "Imparfait libre et heureux", j'ai trouvé sur internet des sites qui m'ont aidée à réflechir à des sujets très divers "le rapport au corps" "contre qui suis-je en guerre ?" "rapport entre plaisir et culpabilité" "quelle perfectionniste suis-je ?" "le lâcher-prise" ... et plein d'autres choses encore. A force de donner je me perds. Il faut que j'accepte aussi de recevoir, ou mieux de prendre ! et d'être ainsi activement concernée par mon bien être et pas seulement attendre qu'il me tombe tout cuit d'on ne sait où, sinon je peux attendre toute ma vie et passer à côté.
Un ami m'avait fait réflechir l'an dernier. Il n'a aucun complexe et prends son bien-être personnel et familial comme objectif premier, ce qui m'a longtemps choquée, car je trouvais cela particulièrement égoîste. Il m'avait donc dit que supporter quelques kilos en trop et s'aimer telle ou se torturer toute sa vie pour les perdre,le choix pour lui était évident.
Je me suis rendu compte que je me mettais (et qu'on me mettait) beaucoup trop de pression. Je suis boulimique d'activité, de travail, de dévouement aux autres, d'achats aussi ... Tout ce que je faisais pour moi devait avoir une justification objective ... J'ai donc pris conscience que je devais, d'une façon générale, être beaucoup plus à l'écoute de mes envies, de mes besoins ... sans culpabilité. Et de façon naturelle, en relisant les conseils du GROS et de ce forum , je me suis mise à écouter mes sensations alimentaires, comme mes autres sensations et envies.
Cela ne va pas sans mal car cela remet une certaine organisation familiale en cause. Chacun étant habitué à ce que je supplée les carrences de tous, à ce que tout soit anticipé, organisé, assumé ... Il y a un temps d'acceptation et d'adaptation de toute part. Mais accepter aussi de faire pour moi et pas seulement toujours pour les autres ... et sans culpabilité ... Grande nouveauté pour moi. Mais au combien salvatrice ! Le cheminement ne fait que commencer ...
Je réussis assez bien à différencier mes sensations de faim, d'envie ou de nécessité de "remplissage" d'une frustration quelconque. Parfois, je retombe mais je n'en suis plus malade au point de lâcher tout. Je reprends rapidement le contact avec mes sensations. Je me permets des petits plaisirs que je me serais interdits avant mais en m'astreignant (pour le moment car ce n'est pas encore naturel) à le savourer vraiment. Et de fait, l'envie d'en reprendre plus n'est pas obnubilante. Je peux me contenter d'un ou deux chocolats sans prendre toute la boîte. Et si cela arrive tout de même, et bien tant pis !
Je suis bien consciente, me connaissant, que je suis dans une phase positive de ma progression et qu'il pourrait bien y avoir des "rechutes" dans mes compulsions. Mais je suis confiante. J'aborde les vacances scolaires sereinement bien qu'il y ait des tentations (beignets de carnaval par exemple : mais j'ai bien l'intention d'en manger ... et de les savourer !!!)
Je ne suis pas ultra motivée par l'activité sportive et je suis encore accro à ma balance (la pile est HS, alors je vais tâcher de ne pas la changer, mais la tentation est grande !). Mais je crois que je suis sur le bon chemin. En tout cas, je suis plus sereine.
Voilà , ce message est très (trop) long et pourtant c'est bien peu pour raconter un parcours.
Pardon pour ceux que cela aura dérangé. Merci à ceux qui auront eu le courage de lire jusqu'au bout. C'est un post carrément égocentrique mais les modérateurs pourront l'enlever si nécessaire ! Il n'a aucune autre ambition que celle de partager une expérience, ni meilleure ni moins bonne qu'une autre. Je sais combien la route est ardue pour toutes et loin de moi l'idée de m'ériger en moralisatrice ou en exemple. Je suis bien humble face à tout cela.
Pour terminer, je voudrais juste dire à chacun(e) que le parcours et souvent semé d'embuches mais il ne faut pas baisser les bras. Si vous êtes sur ce forum, c'est que déjà du chemin a été parcouru. Revenons à l'essentiel : mettons le cap sur nos désirs profonds plutôt que sur nos kilos en trop. Que voulons-nous faire de notre vie ?
Bon courage à tous(tes). Nous avons tous(tes) un magnifique papillon à découvrir et à faire décourir au-delà de notre chrysalide.
