PREMIER CRI
Paresseux,
Je suis né un matin vers dix heures,
Sans le vouloir vraiment,
Un lundi de surcroît,
Et mon cri
Qu' un con prit pour celui de la joie de vivre
Avait pourtant l'aigu de la terreur ;
Il ne m'a plus quitté,
Maudit carillonneur,
Contrapuntiste de mon âme en son beffroi
Et je l'entends toujours comme une bête en moi ;
Oui je l'entends toujours,
Gueulante introvertie
Qui ne franchit l'orée de ma bouche bée molle
Que face à mon miroir pour se payer ma fiole.
On est ce que l'on dit et je suis un non-dit
Mais quand viendra mon temps de mourir,
Ma parole,
Je le rendrai aux quatre vents,
Mon premier cri.
Paresseux,
Je suis né un matin vers dix heures,
Sans le vouloir vraiment,
Un lundi de surcroît,
Et mon cri
Qu' un con prit pour celui de la joie de vivre
Avait pourtant l'aigu de la terreur ;
Il ne m'a plus quitté,
Maudit carillonneur,
Contrapuntiste de mon âme en son beffroi
Et je l'entends toujours comme une bête en moi ;
Oui je l'entends toujours,
Gueulante introvertie
Qui ne franchit l'orée de ma bouche bée molle
Que face à mon miroir pour se payer ma fiole.
On est ce que l'on dit et je suis un non-dit
Mais quand viendra mon temps de mourir,
Ma parole,
Je le rendrai aux quatre vents,
Mon premier cri.
